Le virus qui a mis la société sur «pause»

En plus des écoles, la plupart des activités publiques sont annulées.

Les citoyens de l’Ontario se sont mobilisés rapidement la semaine dernière dès les premiers signes de multiplication du nombre de cas de la COVID-19, ce qui a coïncidé aussi avec l’arrivée de la maladie dans le Nord de l’Ontario. La province et plusieurs institutions ont mis des mesures de l’avant pour freiner la propagation. Ainsi, plusieurs établissements seront fermés et presque tous les évènements publics sont annulés ou reportés.

Sudbury a eu la confirmation de son premier cas de la COVID-19 le mardi 10 mars en fin de soirée, mais l’homme s’était présenté à l’urgence d’Horizon Santé Nord le 7 mars. La personne atteinte avait visité la conférence minière PDAC 2020 à Toronto la semaine précédente. Une série de réponses pour contrer la propagation du virus a rapidement suivi et se poursuit.

Le 15 mars, un deuxième cas a été confirmé à Sudbury. «La personne était en contact étroit avec le premier cas confirmé dans notre région», déclare la directrice de Santé publique Sudbury et District, Dre Penny Sutcliffe. Par contre, plusieurs personnes testées, même des politiciens qui sont passés par PDAC 2020, ne sont pas infectées. Pour l’instant, seul Sudbury semble être touché dans le Nord.

Santé

Le 13 mars, l’hôpital Horizon Santé-Nord ouvrait son Centre d’évaluation de la COVID-19 dans les bureaux de son institut de recherche (56, ch. Waldford), tout près de l’hôpital lui-même. Le centre fonctionne seulement sur rendez-vous; vous ne pouvez pas vous y présenter sans avoir contacté le Centre d’évaluation au 705-671-7373 et obtenu un rendez-vous. Si vous croyez être atteint de la COVID-19, il faut rester isolé en attendant la confirmation ou non que l’on est atteint.

Pour les questions d’ordre général sur la maladie, il faut plutôt téléphoner à Santé publique Sudbury et district au 705-522-9200 (1-866-522-9200).

Les principaux symptômes de la maladie sont une fièvre de plus de 38oC ou une toux nouvelle ou qui s’aggrave.

La province a aussi demandé aux hôpitaux de suspendre toutes les chirurgies non urgentes.

Les personnes âgées étant plus fragiles face à la maladie, tous les centres de soins de longue durée et résidences pour personnes âgées limitent au maximum les visites non essentielles. Veuillez les contacter directement pour plus de détails.

Fermeture des écoles

Le 12 mars, le gouvernement de l’Ontario a demandé à tous les conseils scolaires de la province de fermer les écoles du 15 mars au 4 avril, ce qui inclut la semaine de relâche. Les conseils scolaires ont rapidement obtempéré.

Par exemple, le Conseil scolaire public du Grand Nord de l’Ontario a pris la décision vendredi de verrouiller toutes ses écoles pendant la période indiquée par le gouvernement de l’Ontario. Ceci signifie que les élèves, les enseignants et le personnel devront rester à la maison, mais aussi que tout autre organisme et garderie qui utilise des locaux ou des espaces à l’intérieur des écoles du CSPGNO n’y auront pas accès. Même chose pour les employés du conseil scolaire qui devront aussi travailler de la maison.

La directrice des communications du CSPGNO, Carole Dubé, mentionne que les équipes de conciergerie des écoles procèderont à un nettoyage intensif des écoles pendant les premiers jours de la semaine de relâche, mais que, par le suite, les édifices devront rester fermés.

Le Conseil scolaire catholique Nouvelon, le Conseil scolaire catholique Franco-Nord, le Conseil scolaire catholique de district des Grandes-Rivières et le Conseil scolaire public du Nord-Est ont tous pris les mêmes mesures.

Ces fermetures affectent les programmes de gardes avant et après l’école, mais aussi les garderies qui occupent des locaux à l’intérieur des écoles, comme les garderies du Carrefour francophone de Sudbury et du Centre culturel La Ronde de Timmins. Le 12 mars, le Carrefour annonçait la fermeture de toutes ses garderies, incluant celle au Collège Boréal, jusqu’au 5 avril. Les parents ne seront pas facturés pour ces jours de fermetures.

L’Université Laurentienne a transféré ses cours sur le web jusqu’à avis contraire et le Collège Boréal a suspendu ses cours du 16 au 20 mars. Les deux établissements demeurent cependant ouverts. À noter que des employés et professeurs du collège étaient aussi à PDAC 2020, mais aucun cas n’avait été confirmé parmi eux lundi.

Arts, culture, communauté et spiritualité

Avant même que le gouvernement recommande l’annulation de tout rassemblement de plus de 250 personnes, et même de 50 personnes, les annonces d’annulation d’évènements se sont mises à débouler.

Spectacles, conférences, tables rondes, évènements sportifs et rassemblement de toute sorte ont été annulés dans le Nord de l’Ontario, incluant de nombreuses activités qui devaient avoir lieu la fin de semaine dernière. Voici une liste non exhaustive des évènements qui étaient à venir et qui ont été annulés ou reportés.

  •  5 à 7 de la francophonie par l’ACFO du grand Sudbury — annulé, mais le tirage de la toile aura tout de même lieu en direct sur Facebook le 19 mars à 18 h.
  • CAGE, La Nuit émergente, La Brunante et la Nuit sur l’étang (26-28 mars).
  • Les journées portes ouvertes et toutes les conférences prévues dans le cadre du mois de la francophonie de l’Université Laurentienne.
  • Annulation de la journée portes ouvertes de l’Université Laurentienne et le Collège Boréal était en réflexion lundi. Le collège Cambrian fera vraisemblablement un évènement virtuel.
  • Plusieurs clubs de l’âge d’or annulent leurs activités régulières.
  • Les activités de groupe des centre de santé communautaires sont annulées.
  • Le 50e anniversaire de l’École secondaire Macdonald-Cartier, aussi en raison de la grève du personnel scolaire (15-16 mai)
  • Les ligues de sports mineurs, juniors et semi-professionnels ont suspendu les matchs jusqu’à nouvel ordre. Ceci inclut la Ligue de hockey de l’Ontario (Wolves, Battalion, Greyhounds) et la Ligue nationale de basketball du Canada (Five).
  • Le diocèse de Sault-Ste-Marie a annulé toutes ses messes et ses célébrations jusqu’à nouvel ordre. Les églises seront tout de même ouvertes à l’heure habituelle des messes pour des rencontres individuelles.
  • Symposium de la francophonie jeunesse de Timmins (28 mars).
Earlton

«Je veux refaire mon petit village. Je l’aime!» — François Gauthier

Le 1er avril, la Fondation communautaire du Témiskaming, le Club Lions d’Earlton et le Club de l’âge d’or d’Earlton sont devenus propriétaires de l’édifice de l’épicerie Grocery King, fermée depuis 2 ans. Un membre du Club Lions et promoteur principal du projet, François Gauthier, compte en faire une salle pour les besoins de la communauté.

«Un jour, en me rendant à Timmins avec mon épouse, l’idée d’acheter l’épicerie m’a frappé en plein front», raconte François Gauthier. C’est qu’il cherchait à doter Earlton d’une salle pour les besoins du Club Lions, qu’il serait possible de louer pour des réunions ou tout autre évènement. Mais la difficulté de faire des levées de fonds et diverses hésitations avaient eu raison de ce rêve.

Nord de l’Ontario

Les coproduits servent à la production de plusieurs produits essentiels.

Les entreprises liées à l’industrie forestière ne sont pas toutes affectées de la même façon par la crise provoquée par la COVID-19. Pendant que quelques-unes doivent ralentir ou cesser leurs activités, d’autres manques d’employés.

C’est le cas des centres de production d’Eacom dans le Nord de l’Ontario, qui font face à une pénurie de main-d’œuvre pendant la pandémie. La plupart des entreprises de l’industrie forestière fait partie de la liste des entreprises de fabrication essentielles. Cependant, ce ne sont pas tous les employés qui ont pu rester en poste.

Lafontaine

Le L. A. Café de Lafontaine fait partie des entreprises qui n'ont pas accès aux mesures d'aide.

Le confinement et la fermeture des commerces non essentiels mettent en péril les entreprises familiales. Bien sûr, les gouvernements viennent en aide aux petites et moyennes entreprises (PME), mais en visitant le petit restaurant L. A. Café de Lafontaine, nous constatons que certains petits marchands tombent dans les craques.

Malgré la précarité de la situation financière de son entreprise, la propriétaire du petit restaurant situé au cœur du village de Lafontaine, Gloria Caverley, se soucie en premier lieu de la santé de la communauté. «Je suis contente de faire ma part. C’est la bonne chose à faire pour qu’on s’en sorte», indique-t-elle.

Timiskaming

Il reste un outil de développement économique.

Le petit aéroport ne recevant pas de passagers, la COVID-19 n’y est pas aussi dommageable qu’ailleurs. Le directeur, Harold Cameron, indique seulement qu’une équipe d’arpenteurs qui devait y venir ne s’est pas présentée. «Pas grand-chose de différent du quotidien» à Earlton-Timiskaming!

Sault-Ste-Marie

Une belle initiative ralentie par la COVID-19.

Fondée par la conseillère municipale Lisa Vézeau-Allen en 2019, l’épicerie Grocer 4 Good répond aux besoins d’une main-d’œuvre souvent oubliée : les personnes qui souffrent de troubles du spectre autistique, d’autres handicaps intellectuels ou qui ont été chroniquement sous-employées en raison d’obstacles. Rencontre avec Ryan Alexander, gérant et coordinateur de programme de l’épicerie Grocer 4 Good de Sault-Ste-Marie.

Nord ontarien

Comment former en éloignement social?

Le processus d’embauche de personnel et de nouveaux travailleurs pourrait devenir une tâche de plus en plus complexe pour certaines entreprises au pays en raison des mesures qui ont été prises pour tenter d’arrêter la propagation du coronavirus. Les procédures de quarantaine appliquées à grande échelle ont forcé plusieurs employeurs à trouver d’autres moyens pour combler leurs postes vacants ou tout simplement se débrouiller avec les ressources qu’ils ont en place.

Grand Sudbury

Plusieurs services fermés

La Ville du Grand Sudbury continue de mettre en place des mesures plus sévères pour réduire les changes de propagation de la COVID-19. Les autorités ont présenté une nouvelle séries de mesures en direct sur Facebook lundi après-midi. Les services municipaux suivants seront fermés au moins jusqu’au 5 avril :

  • Les bibliothèques municipales — l’accès en ligne aux livres continue
  • Les Centres de service aux citoyens, sauf le bureau principal au 2e étage de la place Tom Davies
  • Les camps de la semaine de relâche
  • Les musées
  • Les parcs
  • Les arénas — les évènements à l’aréna communautaire sont annulés
  • Les piscines
  • Les centres de ski
  • Les centres communautaires
  • Les centres d’entrainement
  • Les centres pour les jeunes
  • La Cour des infractions provinciales est suspendue
  • Le Manoir des pionniers est fermé aux visiteurs

Les cours et les locations de salle seront remboursés. Pour connaitre la procédure, il faut contacter la Ville au 311 ou 311@grandsudbury.ca.

Ce qui continue :

  • Le transport en commun GOVA roulera et des mesures de nettoyage supplémentaires ont été mises en place
  • La collecte des déchets et du recyclage se poursuit normalement
  • Les dépotoirs sont ouverts
  • Les centres d’urgence pour sans-abris
  • La plupart des services offerts à la place Tom Davies

Pour tous les détails (anglais seulement au moment de mettre en ligne) : https://www.greatersudbury.ca/city-hall/news-and-public-notices/2020/covid-19-update-from-the-city-of-greater-sudbury-monday-march-16-2020/

Ontario

Les grands moyens pour contrer le COVID-19.

Le gouvernement de l’Ontario vient tout juste de demander aux conseils scolaires de fermer toutes les écoles élémentaires et secondaires financées par le gouvernement de l’Ontario du 14 mars au 15 avril inclusivement dans l’objectif de réduire les risques de propagation de la COVID-19.

North Bay

L'édifice qui servait d'entrepôt devra être démoli.

La Société St-Vincent de Paul de North Bay est à la recherche d’un nouveau local. L’organisme de bienfaisance, qui était situé dans un édifice sur la 5e avenue pendant de nombreuses années, a dû fermer ses portes de façon temporaire au mois de novembre en raison de graves problèmes structurels du bâtiment qui lui était prêté sans frais par la Paroisse St-Vincent de Paul.

Ce regroupement bénévole qui, jusqu’à tout récemment, recueillait et distribuait de la nourriture fraiche et en conserve aux personnes moins fortunées, ne peut présentement pas accepter de dons.

Kapuskasing-Timmins

Des montants pour la Société d’aide au développement des collectivités de North Claybelt et DJB Mining Products & Services.

FedNor investit 3,6 millions $ de FedNor pour stimuler l’économie, la création d’emploi et l’entrepreneuriat chez les jeunes de la région par l’entremise de deux projets de la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) de North Claybelt. La ministre fédérale du Travail, Filomena Tassi, était de passage à Kapuskasing le mardi 3 mars pour en faire l’annonce au nom de sa collègue du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly.

Timmins

Avez-vous déjà vos billets pour cet évènement à Timmins ce weekend?

Juste à temps pour la Journée internationale des femmes, le Centre de développement de Timmins et le Club Richelieu Les Perles du Nord tiendront un évènement francophone, par et pour les femmes, le samedi 7 mars au Cedar Meadows Resort & Spa. Une journée chargée en activités, dont l’un des objectifs sera de souligner l’importance des femmes dans les postes de direction et en entrepreneuriat.  

Grand Sudbury

Présentation de la vidéo Au Canada, il y a de la place pour tout le monde

Manque d’information. S’il y a un seul message à retenir de la vidéo Au Canada, il y a de la place pour tout le monde, c’est celui-là. Cette vidéo, projetée en première au Centre de santé communautaire (CSCGS) le 22 février, présente le témoignage de quatre immigrants et d’une femme qui en a accueilli plusieurs dans la région.

Nord-Est Ontario

Plusieurs solutions ont été soulevées à la conférence Viens au Nord à Temiskaming Shores.

La pénurie de main-d’œuvre qui ne semble pas s’arranger et la hausse prévue des départs à la retraite dans les prochaines années font craindre le pire aux responsables d’entreprises du Nord-Est ontarien. Heureusement, plusieurs solutions ont été soulevées à la conférence Viens au Nord à Temiskaming Shores, dont l’idée d’accueillir 100 000 nouveaux arrivants dans les prochaines années.

D’ici 2036, c’est près de 48 % de la population active qui sera à la retraite d’après Julie Joncas, de la Commission de formation du Nord-Est (CFNE). L’urgence se fait sentir et plus de 150 personnes se sont rassemblées du 11 au 13 février pour discuter des actions à prendre afin de mieux accueillir et retenir les nouveaux arrivants qui choisissent de s’installer dans le Nord.

Témiskaming ontarien

Deux entrepreneurs francophones serviront de mentors.

Nicole Guertin et Jocelyn Blais ont trouvé une niche fort intéressante lorsqu’ils ont commencé à s’intéresser au tourisme expérientiel. Ils partageront désormais le savoir acquis avec des entrepreneurs francophones du Témiskaming ontarien via des formations et ateliers financés par le gouvernement provincial.

Grand Sudbury

De 40 à 50 heures en trois semaines pour s’inscrire, surveiller et contrer…

Christian Howald estime avoir passé de 40 à 50 heures en trois semaines pour contrer des fraudes faites avec son identité. Il y a eu pour le moment neuf tentatives et certaines ont réussi. Son expérience avec Equifax et TransUnion est loin d’être positive, le meilleur appui est plutôt venu de Desjardins.

Dubreuilville

Le nombre d’employés de la mine Alamos Gold près de Dubreuilville a doublé au cours des dix dernières années.

Cette vague de nouveaux arrivants s’avère problématique pour la petite municipalité et d’autres villages nord-ontariens, qui font face à une pénurie de logements accentuée par le nombre grandissant d’employés.  

Un recensement dévoile que 15 % des 312 maisons de Dubreuilville seraient inadéquates et auraient besoin de grandes rénovations pour être habitables. Le canton héberge une population d’environ 600 habitants, dont plus de 80 % ont le français comme langue maternelle.

Thunder Bay

Pour soutenir les travailleurs mis à pied par Bombardier à Thunder Bay, le gouvernement de l’Ontario a investi plus de 600 000 $ dans l’ouverture d’un «Centre dédié aux services de formation pour un réemploi rapide». Il est en service depuis le 29 novembre.

D’ici janvier 2020, plus de 450 travailleurs de Bombardier se retrouveront au chômage par manque de contrats à l’usine de Thunder Bay. Sans certitudes quant au moment où ils pourraient revenir au travail, plusieurs risquent de quitter la région.

«Des employeurs nous ont contactés, certains sont à la recherche de soudeurs ou de main d’œuvre en général. [Les travailleurs] ont donc l’option de rester ou de partir et c’est ce qu’on cherche à faire ici, à les aider à évaluer leurs options. Est-ce qu’ils sont ouverts à aller ailleurs au Canada, ailleurs en Ontario, où exactement ?» expose le chef de la section locale 1075 du syndicat Unifor, Dominic Pasqualino.