Mitch Deschâtelets
Mitch Deschâtelets

La passion pour l’agriculture de Mitch Deschâtelets

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur

Mitch Deschâtelets est un agriculteur de Nipissing Ouest dévoué à son métier. Le directeur général de Leisure Farms a plus d’une trentaine d’années d’expérience en culture de fruits et de légumes. 

Le parcours de M. Deschâtelets a commencé lorsqu’il était tout jeune sur la ferme de ses parents. Il a entre autres appris à manipuler l’équipement agricole et à faire pousser des aliments de base de très haute qualité.

À l’âge adulte, Mitch Deschâtelets a décidé de poursuivre des études postsecondaires dans des domaines proches de l’agriculture — la foresterie et l’aménagement de la faune — à la Cité collégiale d’Ottawa. Mais en fin de compte, il est demeuré fidèle à ses racines et a obtenu son diplôme en agriculture à l’Université de Guelph.

Il semble surtout apprécier la variété des travaux qu’il fait tout au long de l’année en cultivant plus d’une vingtaine de semences.

«Je pense qu’en agriculture, on touche un peu à tout et que c’est un peu moins monotone que certains autres emplois. Avec les saisons qui changent, ce sont différents travaux avec les différentes récoltes», explique M. Deschâtelets.

«J’aime beaucoup travailler pour moi-même et la flexibilité. Même s’il y a beaucoup de choses que l’on ne peut pas contrôler, je me sens quand même mieux de cette façon», affirme-t-il.

«J’ai toujours hâte qu’après la fin de la saison des fraises, qu’on commence avec les framboises et des légumes. C’est quelque chose de nouveau, parce qu’on travaille tellement fort dans la saison des fraises. On travaille aussi fort avec les autres saisons, mais ça change le mal de place et j’apprécie beaucoup ça.»

Chaque année, ses 40 employés et lui récoltent de tout près d’un million de tonnes de fruits et légumes. Ce sont des aliments comme les fraises et le maïs sucré qui se vendent le plus rapidement sur la ferme et au marché agricole de North Bay.

La vie d’un agriculteur a toutefois sa part de défis et il faut se préparer en conséquence.

«La température… est quelque chose qu’on ne peut pas contrôler. Parfois il fait trop froid ou trop chaud. On a un bon système d’irrigation et lorsqu’on a besoin d’eau, on le fait. Mais d’un autre côté, s’il pleut trop, il n’y a pas grand-chose qu’on peut faire», reconnait le directeur général de Leisure Farms.

«Les dépenses sont quand même là dans une année qui n’est pas bonne. Il faut quand même les couvrir et entretenir [le terrain] pour l’année prochaine et espérer que ça va être meilleur.»

Pour une deuxième année consécutive, le populaire Festin de la ferme — un évènement de dégustation de mets et d’aliments du Nord de l’Ontario présenté à Leisure Farms — a été reporté en raison de la pandémie. M. Deschâtelets et son équipe veulent néanmoins reprendre cette activité populaire à l’été de 2022.