Fêter, créer une image, s’outiller : les défis de développement économique de Hearst

Andréanne Joly
Andréanne Joly
Depuis mars, Stéphane Lapointe veille au développement économique de Hearst.

Le Hearstéen d’origine a fait des études universitaires et a travaillé dans le secteur industriel à Hearst, mais a aussi passé quelques années à l’étranger. Le bagage accumulé ici et ailleurs lui est utile dans ses nouvelles fonctions de directeur du développement économique. 

«Il n’y a plus de situation qui me fait peur», dit-il, évoquant les conditions dans lesquelles il œuvrait en développement au Guatemala. Le Voyageur lui a demandé de parler des trois dossiers qui l’occupent le plus. 

Le Centenaire de Hearst

En 2022, Hearst célèbrera le centenaire de l’incorporation de la Ville. «On prévoit une activité par mois, possiblement une activité de lancement en janvier pendant une partie des Lumberjacks (l’équipe de hockey junior A de la ligue du Nord de l’Ontario)», fait savoir le directeur.

La programmation est presque complète. Le point culminant sera la semaine des retrouvailles, du 24 juin au 3 juillet, avec un banquet le 2 juillet. 

Dans les écoles, une série littéraire est prévue en mars pour «reconnaitre les auteurs et artistes francophones qui ont laissé un héritage», ajoute Stéphane Lapointe. Pour la postérité, trois murales doivent colorer les murs de bâtiments.

«Tout est prévu comme si c’était en personne, selon les restrictions actuelles, avec un plan B et un plan C», laisse savoir Stéphane Lapointe.

Stéphane Lapointe

Un plan à long terme

Parmi les autres dossiers, Stéphane Lapointe espère définir une image forte pour Hearst. «Si on ne se définit pas, qui va le faire pour nous», demande-t-il. Il rappelle le virage axé sur le développement durable, opéré il y a plus de 15 ans. «Il y avait une énergie, j’aimerais la retrouver. Ça avait fait connaitre Hearst», rappelle-t-il. 

Un groupe de travail est à l’œuvre pour cibler deux ou trois piliers de développement pour Hearst et attirer investisseurs et nouveaux résidents. «On ne veut pas seulement faire des activités de développement économique à gauche et à droite», dit-il.

Les piliers devront s’accompagner d’un ou deux projets concrets. «Il faut montrer aux contribuables où l’on va. Sinon, on est comme une bibitte à huit têtes qui est dure à définir.»

Un document doit être présenté fin d’automne, début d’hiver. 

Des outils pour le développement

Par ailleurs, le Développement économique de Hearst a choisi de laisser l’organisation d’activités ponctuelles (p. ex. : festivals et marchés) à des organisations communautaires ou commerciales. Stéphane Lapointe préfère se concentrer sur le développement industriel. «On est en train de définir les incitatifs et les endroits stratégiques où l’on peut encourager l’investissement, explique-t-il. Ça peut être externe, interne. Ce sera un levier pour l’investissement.» 

Le plan, qui se veut le plus inclusif et le plus adaptable possible, sera présenté en consultation publique à la mi-octobre.

La question de la disponibilité de la main-d’œuvre et du logement demeure des dossiers sous-jacents, partagés avec d’autres départements de la Ville.