Niko Hébert vend des légumes moins connus, comme de la laitue feuilles de chêne rouge.
Niko Hébert vend des légumes moins connus, comme de la laitue feuilles de chêne rouge.

Faire pousser ses ambitions

Lise Dugas
Lise Dugas
Le Voyageur
Allons au marché

Niko Hébert aspire devenir agriculteur depuis plusieurs années et son rêve est devenu réalité comme propriétaire et opérateur de Black Juniper Farms à Chelmsford. Il fait pousser des légumes peu connus des consommateurs de la région qu’il vend durant la période estivale au Marché des fermiers de Sudbury de la rue York.

Toutes ses expériences antécédentes ont contribué au succès de cet entrepreneur. «Depuis mes toutes premières semaines au Collège Boréal en Art culinaire, je savais déjà que j’avais une forte passion pour la nourriture. J’ai rêvé avoir une connexion plus intime avec les aliments que je servais. J’ai joué avec l’idée d’un service de traiteur pour lequel je cultiverais mes propres ingrédients, mais la logistique aurait été pas mal compliquée. J’ai donc décidé qu’il valait mieux commencer avec le côté agricole et retrouver le côté cuisson quand l’occasion se présentera dans le futur.»

Niko Hébert a acquis de l’expérience comme sous-chef junior dans un hôtel de Sudbury. Avant la fermeture du programme d’Art culinaire, il en était un des techniciens. L’agriculteur a lancé sa propre entreprise en 2017 avec l’intention de vendre des légumes spécialisés, de cultiver avec des moyens durables en mettant l’accent sur les techniques biologiques — même si sa ferme n’a pas de certification biologique pour l’instant.

En 2018, il a commencé à vendre des légumes asiatiques au Marché des fermiers de Sudbury, tels que les radis daikon, le chou bok choi et le tasoi ainsi qu’une variété d’autres légumes comme des tomates héritage, plusieurs sortes de laitues (feuilles de chêne, Boston, mini romaines), les carottes miniatures et le chou frisé.

Pour aller chercher encore plus de connaissances, Niko Hébert s’est inscrit au printemps 2019 à quelques cours de gestion agricole et de production maraichère sous abris, offerts au Collège boréal. 

En 2020, au beau milieu de la pandémie, il a décidé de tenter sa chance en diversifiant les produits de la ferme et il s’est lancé dans la récolte de fleurs coupées et de fleurs comestibles. Un an plus tard, après le grand succès connu avec la vente de ses fleurs, Niko a transformé la moitié de sa ferme en production végétale et l’autre moitié en production de fleurs.

Il n’est toujours pas à court d’idées. Niko Hébert anticipe déjà élargir ses horizons avec quelques nouveaux projets qu’il mijote depuis un bon moment. «J’aimerais avoir l’occasion d’utiliser mes connaissances en cuisine pour faire la transformation de nos produits, soit des sauces, des cornichons ou même des pâtisseries. J’aimerais augmenter la production pour être en mesure d’ouvrir une boutique en ligne ainsi que d’établir un programme d’abonnement de paniers. J’aimerais aussi établir une série de vidéos, style “émission culinaire”, en partenariat avec des chefs locaux pour démontrer aux gens de la communauté divers styles de cuisson avec des produits moins connus», dit-il. 

Niko Hébert dans sa serre

«Du côté floriculture, j’espère augmenter la production et, comme but ultime, approcher des boutiques et des fleuristes de la région avec la vente de mes fleurs. Il y a aussi la possibilité d’offrir des cours de fleuristerie en partenariat avec des boutiques locales, ainsi que la possibilité de fournir des services de fleuriste pour des noces ou des occasions spéciales.»