COVID-19 : Mise à jour du 21 aout

La voix du Nord
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Le Voyageur
Introduction de nouvelles mesures de soutien au revenu

À la mise à jour matinale du 21 aout, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests était à 41 179 (+131). Le total incluait 37 397 (+106) guérisons et 2796 décès (+3). L’Ontario a effectué 28 073 tests hier.

Aucun nouveau cas aujourd’hui.

  • Santé publique Sudbury et districts : 93 cas (92 résolus, 2 décès). Dernier cas : 19 aout.
  • Bureau de santé Porcupine : 72 cas (64 guérisons, 8 décès). Dernier cas : 3 aout.
  • Bureau de santé du district de North Bay-Parry Sound : 37 cas (36 résolus, 1 décès). Dernier cas : 9 juillet.
  • Service de santé du Timiskaming : 19 cas (19 résolus, 0 décès). Dernier cas : 29 juillet.
  • Santé publique Algoma : 27 (27 résolus, 0 décès). Dernier cas : 21 juillet.

-1 Sac

À partir du 14 septembre, la Ville du Grand Sudbury recommencera à permettre seulement un sac de déchets résidentiels par résidence. Elle continuera d’accepter une quantité illimitée de recyclage et de compostage.

Introduction de nouvelles mesures de soutien au revenu

Bruno Cournoyer Paquin – Francopresse 
Mise à jour du texte Fin imminente de la PCU : l’Assurance-emploi et d’autres mesures prendront le relais, publié dans notre mise à jour du 20 aout.

La PCU se verra remplacée par la Prestation canadienne de relance économique (PCRÉ) pour les travailleurs qui ne sont pas admissibles à l’assurance-emploi, et ne peuvent retourner au travail à cause de la COVID. La PCRÉ offre à ces travailleurs 400 $ par semaine pour un maximum de 26 semaines.

Selon la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et de l’Inclusion des personnes handicapées, Carla Qualtrough, l’assurance-emploi ne couvre pas les travailleurs autonomes et les pigistes, ce qui aurait laissé des millions de personnes sans mesures de soutien.

L’économiste à la Banque Royale du Canada, Colin Guldimann observe que cette période de 26 semaines est inspirée du programme d’assurance-emploi. Le gouvernement croit sans doute qu’il y aura eu une relance économique et une reprise de l’emploi d’ici là, mais cela dépend vraiment de la situation de la pandémie, ajoute-t-il.

Tout comme dans le cas des nouvelles mesures d’assurance-emploi, les demandeurs de la PCRÉ devront être à la recherche d’emploi. Ils pourront aussi cumuler la prestation avec des revenus de travail. Ils devront toutefois rembourser 50 cents pour chaque dollar gagné au-delà de 38 000 $ de revenus annuels nets au moment de produire leur déclaration de revenus.

Ce taux de récupération des prestations constitue un meilleur incitatif au travail que celui de la PCU, qui récupérait tous les revenus de travail au-delà de 1000 $ par mois, souligne Colin Guldimann. «Si quelqu’un ne peut travailler qu’à temps partiel, on ne veut pas récupérer toutes ses prestations, parce qu’alors, ils ne voudront peut-être pas retourner au travail», dit-il. Et maintenir le lien entre employeurs et employés est un atout critique pour la relance économique.

L’économiste et professeur titulaire au département de relations industrielles de l’Université de Montréal, Jean-Michel Cousineau, rappelle que la reprise sera asymétrique. «Il y a certains secteurs qui ne reviendront pas : hébergement, restauration, certains secteurs du commerce, aéronautique, transport en commun», dit-il.

Pour le professeur Cousineau, les mesures de soutien doivent maintenir un équilibre : «Il faut protéger les gens qui sont en détresse, mais en même temps il ne faut pas les figer dans un secteur où il n’y a rien à faire.» La reprise aura lieu plus rapidement dans certains secteurs que d’autres, aussi faudrait-il faciliter la «flexibilité entre les secteurs et les professions».

Il note d’ailleurs que la ministre Qualtrough a brièvement mentionné l’importance de la formation en conférence de presse. Cependant, ajoute-t-il, il y a un problème de juridiction, puisque la formation relève de la compétence des provinces.

Deux autres types de prestations de relance économique s’ajoutent à la PCRÉ : la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique (PCRÉ de maladie) et la prestation canadienne de relance économique pour les proches aidants (PCRÉ proches aidants).

La PCRÉ de maladie offre 500 $ par semaine pendant deux semaines aux travailleurs qui sont touchés par la COVID-19 et doivent s’isoler. Une personne ne pourra la réclamer qu’une fois, et les critères d’admissibilité seront les mêmes que pour la PCU.

La PCRÉ proches aidants vise à appuyer les personnes qui doivent s’absenter du travail pour prendre soin d’un enfant de moins de douze ans ou d’une personne à charge parce que les garderies ou les écoles sont fermées à cause de la COVID-19. La prestation offre 500 dollars par semaine à ces travailleurs, pour une période maximale de 26 semaines. Les personnes qui désirent garder leurs enfants à la maison si les écoles sont ouvertes ne sont pas admissibles.