À la recherche de solutions pour un meilleur accès à internet dans Algoma

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur
«De nombreux résidents saisonniers ne restent pas aussi longtemps, car ils ne peuvent pas accéder au réseau.»

L’Alliance de développement économique de la rive nord du lac Huron (HNCEA) a créé un comité consultatif pour examiner comment elle pourrait aider à améliorer la qualité des services internet dans le corridor de la route 17. Cette société à but non lucratif espère bonifier l’offre des services entre Spanish et Sault-Ste-Marie, incluant Blind River, en augmentant et en optimisant la bande passante.

Comme dans plusieurs autres régions rurales et éloignées au pays, les collectivités du district d’Algoma ont des défis particuliers sur le plan de la fiabilité de l’accès à la toile. Les infrastructures sont souvent inadéquates pour répondre aux besoins des usagers et les compagnies ont de la difficulté à rentabiliser leurs opérations dans des marchés à faible densité.

«Les résidents connaissent actuellement des limitations à leurs services dans divers domaines, notamment la vitesse, la fiabilité et les limites d’utilisation. Certaines personnes ne peuvent pas accéder à internet à leur domicile en raison de la faible couverture cellulaire. De nombreux résidents saisonniers ne restent pas aussi longtemps, car ils ne peuvent pas accéder au réseau», remarque l’agente de développement économique de la HNCEA, Emilie Currie.

«Une mauvaise connexion internet affecte la croissance économique de notre région. Un accès internet fiable est une nécessité dans le monde des affaires d’aujourd’hui et, pourtant, de nombreuses entreprises locales connaissent des vitesses lentes, d’autant plus que de plus en plus de personnes travaillent à domicile et accèdent au réseau. Un service d’incendie volontaire local dépend d’internet pour les appels d’incendie et d’autres tâches, mais doit souvent accepter un service lent et peu fiable», poursuit-elle.

«Il est difficile pour les prestataires de services de justifier les couts de prestation de leurs services réguliers dans un domaine comme le nôtre. Actuellement, de nombreux résidents ruraux utilisent un réseau LTE qui fonctionne comme des données cellulaires. Ils obtiennent entre 50 et 100 Go d’accès haut débit, mais une fois qu’ils ont atteint leur limite supérieure, le fournisseur ralentit le réseau au point où il est pratiquement inutilisable. Cela s’avère plus difficile maintenant que tout le monde est à la maison tout au long de la journée pour travailler, diffuser et accéder aux médias sociaux».

Deux sources d’aide

Le HNCEA est à la recherche de personnes qui ont des compétences et des connaissances dans les domaines des technologies de l’information, des télécommunications, de la finance, de la politique, du développement économique ou de la gestion de projets de cette envergure pour les recruter sur ce comité (huronnorthcea@gmail.com).

Au cours des prochains mois, le comité sera chargé de fournir des commentaires au conseil d’administration de la HNCEA en identifiant les initiatives de financement qui pourraient être consacrées au développement de ces infrastructures et d’établir des relations avec des fournisseurs de large bande.

Dimanche, les ministres de l’Éducation et de l’Infrastructure de l’Ontario, Stephen Lecce et Laurie Scott, ont envoyé une lettre conjointe aux ministres fédéraux de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, de l’Infrastructure et des Collectivités ainsi que des Femmes, de l’Égalité des genres et du Développement économique rural pour solliciter une contribution financière afin de développer les infrastructures pour internet à large bande et le réseau cellulaire dans les régions mal desservies.