Début de recherche de solutions

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Livre blanc sur le vieillissement des francophones en Ontario

Afin que le Livre blanc sur le vieillissement des francophones en Ontario ne reste pas lettre morte, la Fédération des ainés et retraités francophones de l’Ontario (FARFO) a entrepris une série de consultations dans les régions de la province. Plus de 25 intervenants communautaires ont participé à celle de Sudbury le 11 mars.

L’objectif est de permettre au plus grand nombre d’intervenants auprès des ainés que possibles de participer à l’établissement de solutions qui répondront aux besoins identifiés dans le livre blanc. 

Si les problèmes peuvent être semblables entre les régions urbaines et rurales, les solutions ne sont pas les mêmes, en raison des ressources et de la distance, par exemple. Ces concertations locales, avec ceux qui sont sur place pour trouver des solutions spécifiques au milieu, deviennent importantes, souligne le directeur général de la FARFO, Gilles Fontaine.

Gilles Fontaine, directeur général de la FARFO

L’éventail d’intervenants communautaires présents allait de la santé à la justice en passant par les langues officielles et le folklore. 

Par exemple, l’agente de liaison communautaire du Service de police du Grand Sudbury, Lise Perreault, y était pour créer des liens et en apprendre davantage sur les services offerts par les autres organismes présents. Une partie de son travail est justement de rediriger certains appels de citoyens — de tous âges — vers les services communautaires appropriés.

Lise Perreault du Service de police du Grand Sudbury

Par contre, le président de la Région du Moyen-Nord pour la FARFO, Oliva Roy, était un peu déçu de l’absence de quelques intervenants importants, dont l’hôpital, les collèges et les universités.

Oliva Roy, président de la FARFO Moyen-Nord

Le directeur du Centre franco-ontarien de folklore, Patrick Breton, y était entre autres à la suite de sa collaboration avec la FARFO pour le concours Au cœur des artistes. «On a beaucoup de nos clients, lorsqu’on organise des évènements, qui sont des personnes âgées, comme nos bénévoles. Parce que le patrimoine, c’est important pour eux.» 

L’un des points sur lequel il peut apporter son appui, dit-il, c’est la réduction de l’isolement par le biais d’évènements et d’activités. 

Les grands constats du Livre blanc sur le vieillissement des francophones en Ontario concernent le manque de données et de recherche sur les ainés en milieu minoritaire, le manque des services en français pour les ainés, le manque de places dans les établissements de soins de longue durée et le besoin que la société cesse de considérer le vieillissement comme une pathologie.