Le traineau et la calèche qui auraient appartenu à la famille Dionne.
Le traineau et la calèche qui auraient appartenu à la famille Dionne.

D’autres artéfacts des jumelles Dionne refont surface

Gaston Bégin et son épouse Louise ont dans leur collection d’antiquités une calèche et un traineau qui auraient été utilisés par les quintuplées Dionne. Ayant décidé que le moment était venu de se départir de quelques objets, ils espèrent que le Musée des jumelles Dionne voudra en faire l’acquisition.

Pendant plus d’une trentaine d’années, M. Bégin et son épouse ont entreposé soigneusement la calèche et le traineau d’enfance des Dionne en les gardant à l’abri des intempéries. Récemment, le couple a décidé de se départir de leurs trésors et de communiquer avec de possibles acheteurs, dont le Conseil du patrimoine des jumelles Dionne de North Bay.

«C’est le temps de se défaire de ces objets-là, mais on ne voudrait pas qu’ils s’en aillent en dehors du pays. Je pensais [donc] que si l’on ne réussit pas à vendre sur le marché libre, que peut-être les dirigeants du musée seraient intéressés à les acheter. On pourrait peut-être faire une espèce d’achat ou de vente, ou je ne sais pas trop comment, mais je crois que le musée des jumelles Dionne serait l’endroit idéal pour disposer de ces deux objets», suggère Mme Levasseur-Bégin.

Le couple ainé souhaite que les deux voitures demeurent au Canada afin de maintenir et préserver l’histoire de ces fameuses filles franco-ontariennes. Le couple est d’ailleurs en discussion avec les dirigeants du musée.

Préserver l’histoire canadienne

M. Bégin, un Abitibien d’origine qui réside maintenant sur l’ile Manitoulin, a lui-même acheté la calèche et le traineau dans les années 1980, lorsqu’il était de passage à un poste de traite à Sundridge, au sud de North Bay. À l’époque, il avait payé de sa poche une somme de 3 000 $ pour assurer que les articles ne se retrouvent pas dans les mains de collectionneurs venant de l’étranger.

«C’est de l’histoire canadienne. Je suis un collectionneur d’antiquités, de machines oratoires d’autrefois. [À l’époque] je descendais de l’Abitibi et je suis arrêté au Trading Post où j’ai trouvé la calèche et le traineau, raconte M. Bégin. J’ai demandé si le vendeur pouvait négocier le prix. Il m’a dit non, que le prix était fixe et qu’il avait un client qui lui a fait une offre. Je lui ai demandé si c’était un citoyen canadien et il m’a dit non, que c’était quelqu’un des États-Unis. Je me suis donc dit que ça ne pouvait pas aller aux États-Unis et qu’il fallait les garder au Canada.»

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