Centre Victoria pour femmes : Célébration du travail accomplie et de celui qui reste à accomplir

Remise de la deuxième bourse #JeMérite et annonce de la programmation du 25e anniversaire ont fait partie de l’assemblée générale annuelle du Centre Victoria pour femmes (CVF) le 2 octobre.

Vickie Glazer-Martin était présente avec ses enfants pour recevoir son prix. Elle a entre autres eu à traverser une séparation pendant ses études en Technique de travail social au Collège Boréal. La bourse lui a surtout enlevé un stress financier. «Ça m’a fait que je n’ai plus de factures d’avocat, yé!, lance-t-elle en riant. C’est un gros poids en moins, de ne pas avoir à m’inquiéter pour trouver de l’argent supplémentaire ou une job de plus pour payer mes factures d’avocat.» Il lui reste environ une année pour compléter son diplôme.

Rosalie Thibeault, responsable du comité de sélection de la bourse #JeMérite, et la récipiendaire Vickie Glazer-Martin

Relever les défis

Le travail accompli par les intervenantes du CVF n’est pas de tout repos et une intervention en 2018 en est un bon exemple. L’intervenante basée à Sault-Ste-Marie a coordonné les efforts de plusieurs agences afin de permettre à une femme francophone de sortir d’une situation de trafic humain. Ce cas a demandé l’intervention de la police, des services d’aide aux victimes, d’une maison d’hébergement et du système juridique.

L’un des prochains grands défis est l’adaptation des services du CVF pour les femmes francophones issues des communautés culturelles de plus en plus présentent dans la région. L’activité traditionnelle tenue dans le cadre de la Journée internationale de la femme a démontré ce changement, alors que la moitié des 177 personnes présentent était des immigrantes et des nouvelles arrivantes.

La directrice du CVF, Gaëtanne Pharand, souligne que le centre suit de près l’évaluation des besoins des nouveaux arrivants qui a lieu en ce moment à Sudbury, menée par divers acteurs en accueil et en immigration.

Le centre continue de recevoir des commentaires très positifs au sujet de ses groupes Filles fantastiques, qui ont lieu dans cinq écoles et dont le nombre est en croissance par rapport à l’année précédente. La directrice aimerait toujours offrir quelque chose de semblable pour les garçons, mais cherche toujours financement et partenaires.

Finalement, rien à craindre côté financier pour le moment, qui a dégagé un léger surplus en 2018-2019 sur son budget de plus de 1 100 000 $. Chiffre d’autant plus impressionnant que, il y a 25 ans, le gouvernement de l’Ontario avait accordé seulement 42 000 $ pour le développement du centre.

Fêter en art

Le Centre Victoria pour femmes souhaite profiter de son 25e anniversaire pour sensibiliser encore davantage la population au sujet de sa présence et de ses services.

Les activités se dérouleront principalement en 2020, mais la vente d’une œuvre numérotée et à tirage limité est déjà lancée. Mme Pharand qualifie cette vente de véritable première campagne de collecte de fonds officielle pour le Centre. Leur intention est de constituer un fonds d’aide pour des clientes qui auraient des besoins spéciaux non couverts par le gouvernement.

La première activité sera la présentation d’une version de la pièce de théâtre Les monologues du vagin en mars et mise en scène par Miriam Cusson. Celle-ci aimerait avoir une centaine de femmes sur scène. «Après 23 ans, le message de la pièce est toujours pertinent», croit Mme Pharand.

La chanteuse Nathalie Simard sera de passage dans le Nord de l’Ontario en mai 2020. Le CVF l’a invité à venir présenter sa conférence sur son expérience d’agression sexuelle et de violence, entre autres par la chanson.

Finalement, une série de murales sera créée en collaboration avec l’artiste métis Mique Michelle à Wawa, Sault-Ste-Marie, Elliot Lake et Sudbury entre mars et aout. L’intention du CVF est d’avoir des œuvres extérieures visibles par tous.

L’œuvre créée par Monique Legault et mise en vente par le Centre Victoria pour femmes comme premier prélèvement de fonds. Seulement 400 exemplaires ont été produits et ils seront distribués entre les régions desservies par le CVF : Sudbury, Elliot Lake, Sault-Ste-Marie et Wawa. Elles sont en vente au cout de 60 $ (reçu d’impôts pour 40 $). On peut les acheter au centrevictoria.ca/prelevement, info@centrevictoria.ca ou 705-670-2517, poste 2226.
River Valley

Claire Ménard-Roussy, une nouvelle autrice franco-ontarienne, était de passage dans sa ville adoptive de Nipissing Ouest pour faire le lancement officiel de son premier roman intitulé Raoul, tu me caches quelque chose. La romancière a dévoilé un petit extrait de son livre aux intéressés qui s’étaient présentés en grands nombres au Club d’âge d’or de Sturgeon Falls le 2 octobre.

Native de Lancaster dans l’Est de l’Ontario, Mme Ménard-Roussy a œuvré dans le domaine de l’enseignement pendant plus d’une vingtaine d’années à l’École secondaire catholique Franco-Cité et aussi à l’ancienne école Sturgeon Falls Secondary. Passionnée de littérature, l’enseignante retraitée a décidé d’écrire son premier livre en racontant l’histoire de Raoul Denonville, arrivé à River Valley au milieu de la Première Guerre mondiale.

Mattice Val-Côté

De retour avec un baccalauréat en travail social en main dans la communauté où elle a grandi, Andréane Blais veut offrir aux jeunes filles ce qu’elle n’a pas eu dans sa jeunesse : des activités artistiques et des occasions de discussions positives entre filles. Elle offrira une première série d’ateliers d’épanouissement personnel à Mattice Val-Côté à la fin octobre.

«Le but de mon programme, c’est de promouvoir la beauté naturelle et respecter les différences. Je touche à beaucoup de choses, mais c’est mon but primordial», explique la diplômée de l’Université Laurentienne. Ses sujets de prédilection sont l’estime et l’acceptation de soi, l’image corporelle, la gestion des émotions et le leadeurship. 



Grand Sudbury

Les Ivoiriens constituent la plus grande communauté d’immigrants francophones du Grand Sudbury avec plus de 300 individus. Environ 200 d’entre eux se sont rassemblés au YMCA le 5 octobre pour accueillir les plus récemment arrivés et leur prodiguer quelques conseils.

Le président de l’Association des Ivoiriens et des Ivoiriennes du Grand Sudbury, Moustapha Soumahoro, souligne que cet évènement a lieu depuis environ 5 ans et qu’il est important afin de faciliter l’inclusion des nouveaux arrivants à la fois dans la grande famille ivoirienne de même que dans la communauté franco-ontarienne.

Éditorial

«Juste vote vot’e vote»

Un monde sans avarice

Une réponse de Stef Paquette lors d’un débat sur l’environnement : «Nous ne trouverons jamais la solution aux changements climatiques si nous ne trouvons pas le remède contre l’avarice.»

On est un peu fâché… On avait la même phrase en tête depuis longtemps, simplement pas eu la chance d’écrire sur le sujet. On y reviendra… un jour.

«Juste vote vot’e vote»*

Le jour du scrutin approche. Toutes les petites cartes d’électeurs sont envoyées. Le vote par anticipation se déroulera du 11 au 14 octobre… Quelle excuse vous reste-t-il pour ne pas aller voter?

Il y a plein de données excitantes qui donnent envie d’aller voter. Par exemple, le poids démographique des 18 à 30 ans. S’ils veulent changer les choses, ils en ont le pouvoir… en allant voter.

Il ne faut pas avoir peur de voter selon ses croyances, ne pas sombrer dans la morosité du vote stratégique.

Il ne faut pas avoir peur d’un gouvernement minoritaire, qui est, selon nous, la meilleure façon de modérer un parti au pouvoir — imaginez si Doug Ford avait été minoritaire…

Exprimez votre division, que les grands partis comprennent qu’ils ne peuvent plus faire de la politique comme avant. Que la partie se joue maintenant à quatre, et non à deux.

* Une autre citation de Paul Etychen

Val Rita-Harty

Le nouveau service de navette FLEX est entrée en fonction dans quatre communautés de l’autoroute 11 cette semaine. Ce nouveau moyen de transport a été rendu possible grâce à la municipalité de Val Rita-Harty, qui a trouvé des partenaires en Kapuskasing, Moonbeam et Opasatika pour offrir un meilleur moyen de transport en commun aux résidents de la région afin se rendre en ville.

Un projet né d’un dur labeur

L’initiative a vu le jour en 2018 alors que les élus municipaux de Val Rita-Harty cherchaient à répondre aux besoins des personnes âgées. Le ministère des Transports de l’Ontario a contribué 500 000 $ au projet en janvier 2019 afin de bonifier les fonds disponibles pour établir le service dans le Corridor du Nord. Le projet pilote de transport en milieu rural aura une durée de vie minimale de 4 ans.

Grand Sudbury

Les finales de baseball de l'Association du sport scolaire du District de Sudbury (SDSSAA) auront lieu cette semaine. À quoi s'attendait l'une des deux équipes francophones cette année?

Les Aigles de l’École secondaire catholique l’Horizon et les Alouettes du Collège Notre-Dame seront encore une fois les deux seuls représentants francophones du circuit masculin de baseball de l’Association du sport scolaire du District de Sudbury (SDSSAA). Contrairement au circuit du Nipissing (NDA) qui présente ses matchs au printemps, les équipes sudburoises disputent leur saison à l’automne.

Grand Sudbury

Le candidat du Parti populaire du Canada de Sudbury, Sean Paterson, a été la seule voix partiellement discordante parmi les candidats des circonscriptions de Sudbury et Nickel Belt participants à un débat uniquement sur l’environnement le 3 octobre à l’approche de l’élection fédérale. Le ton est demeuré convivial tout au long des échanges.

Le candidat du Parti populaire du Canada de Sudbury, Sean Paterson, a été la seule voix partiellement discordante parmi les candidats des circonscriptions de Sudbury et Nickel Belt participants à un débat uniquement sur l’environnement le 3 octobre à l’approche de l’élection fédérale. Le ton est demeuré convivial tout au long des échanges.

Tandis que Bill Crumplin du Parti vert, Beth Mairs du Nouveau Parti démocratique et Paul Lefebvre du Parti libéral avaient un discours relativement similaire sur l’urgence et les moyens de combattre les changements climatiques, M. Paterson n’a pas concédé qu’il y avait urgence climatique et s’oppose à la taxe sur le carbone.

Tous les candidats croient par contre que Sudbury a la possibilité de devenir un leadeur mondial en innovations technologiques pour combattre les changements climatiques, en partie en raison des mines.

M. Crumplin a rappelé que le Parti vert a, dans son programme, un plan d’investissement de 40 millions $ seulement pour Sudbury afin d’y créer un centre d’innovation en fournitures minières.

Le candidat du Parti conservateur, Pierre St-Amant, était absent, peut-être en raison de la présence de Doug Ford à Sudbury pour un souper-bénéfice.

Timmins

Le Centre de santé communautaire de Timmins a officiellement présenté son logo le 24 septembre. L’artiste lauréate du concours de logo a également été dévoilée.

«On avait demandé aux gens de la communauté, des artistes, des graphistes, toute personne qui voulait soumettre un croquis qui représente le bienêtre et la santé des membres de notre communauté ainsi que la francophonie. On avait donné environ trois semaines pour les soumissions», explique la coordinatrice du développement communautaire du Centre de santé communautaire de Timmins, Lisa Prévost. «Que ce soit un dessin fait à la main, fait à l’ordinateur ou peint, on a reçu plusieurs différentes sortes de croquis. C’est superbe de voir tout le talent qu’il y a à Timmins.»

C’est l’équipe de gestion qui a sélectionné le logo gagnant en se basant sur des critères préétablis. Selon Mme Prévost, une dizaine d’artistes d’âges variés, de l’école élémentaire à la retraite, ont participé au concours qui avait été lancé en aout.

Lors du dévoilement du logo, dans les locaux du Centre de santé au centre commercial Timmins Square, la grande gagnante, Chantal Rheault, graphiste de formation, a reçu un petit arbre orné de 300 $ en chèques-cadeaux échangeables chez des entreprises locales.

«Félicitations! Ton travail a été exceptionnel. On a tellement apprécié tout ce que tu as fait pour nous et travailler en collaboration avec toi», a déclaré Lisa Prévost en remettant le prix à la gagnante.

«Ça a été l’fun de travailler avec vous, répond la graphiste. Tu commences à le créer et quand tout le monde dit “Oh, wow, j’aime ça”, mon travail est fait. C’est ce que j’aime faire et c’est ce que j’aime entendre.»

Passionnée par le graphisme depuis l’âge de 8 ans, Mme Rheault, propriétaire de Rheault Printing Service et de Rheault Design, affirme avoir «sauté sur l’occasion tout de suite» lorsqu’elle a su que le concours avait été lancé.

Grand Sudbury

Le drapeau franco-ontarien a été hissé pour la toute première fois devant le palais de justice de Sudbury le 25 septembre. Ce geste a été instauré par l’équipe qui travail au projet pilote de l’amélioration de l’accès à la justice en français dans le Grand Sudbury.

L’engagement du gouvernement provincial pour la justice en français à Sudbury a été annoncé au mois de mars par Caroline Mulroney, qui était alors Procureure générale de l’Ontario. Le travail avance depuis sous la direction de Marc Boissonneault, chef de projet pour l’accès à la justice en français à Sudbury, mais aussi chef d’administration des tribunaux à Sault-Ste-Marie, où il a d’ailleurs amélioré l’offre de service en français.

Grand Sudbury

Avec trois spectacles à guichet fermé, il serait juste de qualifier le French Fest 2019 de succès.

Louis Josée Houde mardi, Plein la gueule! au Théâtre du Nouvel-Ontario et Oscar Trio au Club 50 de Chelmsford jeudi étaient presque tous complet. De plus, en assistant à plus d’un évènement du French Fest de La Slague du Carrefour Francophone cette année, on pouvait constater que l’organisme Sudburois est parvenu à remplir sa vision d’accueil et d’inclusion pour les nouveaux arrivants à travers cette fête. La journée familiale en était le parfait exemple, entre autres, avec un atelier de danses carrées traditionnellement canadiennes-françaises suivi d’un spectacle de l’artiste d’origine haïtienne Welsi.

1er octobre 2019

French Fest 2019

Grand Sudbury

Jean-Marc Aubin a remporté le Prix de la francophonie 2019 remis chaque année par l’ACFO du grand Sudbury lors du Banquet des Franco-Ontariens le 25 septembre. À presque 80 ans, l’homme originaire de Mattawa a passé de nombreuses années à défendre l’éducation de langue française dans la région de Sudbury.

Pendant son discours de remerciement, M. Aubin a rappelé que les droits des francophones sont fragiles et qu’il faut rester vigilant pour les conserver. C’est d’ailleurs l’une des raisons pourquoi il s’y consacre depuis si longtemps. «Ce que je souhaite dire aux gens aujourd’hui, c’est d’avoir autant de courage que nos parents ont eu contre des difficultés hors de l’ordinaire.»

Grand Sudbury

Avec le double objectif de ramasser des fonds et d’augmenter sa notoriété, l’organisme à but non lucratif Maison Inner-City Home de Sudbury lance une nouvelle campagne de financement : Fast to Feed, ou Jeuner pour nourrir. Ce centre, qui ne reçoit pas de financement public, a tout de même pu accomplir sa mission pendant 33 ans seulement avec des dons, mais ils ne suffisent plus.

Jeuner pour nourrir est à la fois un effort de financement et de sensibilisation. On demande d’abord aux participants de se trouver des commanditaires puis de ne rien manger pendant 24 heures — de 11 h le 18 octobre à 11 h le 19 octobre — et de se rassembler au Steelworkers Hall pour un déjeuner de crêpes.

Val Rita-Harty

Plusieurs dizaines de résidents de Val Rita-Harty se sont rassemblés le 21 septembre devant le Centre communautaire, anciennement l’École catholique St-Rita, afin de célébrer la fin des rénovations rendues possibles grâce à une subvention provinciale.

Plusieurs idées avaient été proposées afin de donner une nouvelle vie à l’édifice. La création de logements abordables et l’aménagement d’une épicerie coopérative ont tous été évalués par le conseil municipal, mais ils ont d’abord choisi de répondre aux besoins du milieu avec un centre communautaire.

Nord de l’Ontario

Elle a l’habitude d’organiser la promotion de nouveaux ouvrages et de coordonner les entrevues avec les auteurs, mais cette fois-ci, c’est à son tour. Au quotidien, Véronique Sylvain est responsable des communications aux Éditions David, mais aussi autrice. Elle lance un tout premier recueil de poèmes, Premier quart, le 24 septembre chez Prise de parole.

«Quand j’ai vu la version numérique, dit-elle, j’ai eu une chaleur. C’est un feeling que je n’avais jamais eu. C’est un peu comme tomber amoureux, je pense. Ça faisait presque 10 ans que je travaillais là-dessus.»

Canada

Au cours d’une entrevue accordée à l’émission 24/60 le 4 septembre, le chef du Parti populaire canadien a répété à plusieurs reprises son refus de parler d’une « urgence climatique », et a souligné qu’il fallait s’appuyer sur « les faits ». Le Détecteur de rumeurs l’a pris au mot.

Maxime Bernier : Il y a 10 ans, c’était Al Gore qui nous disait, si on ne fait rien, le niveau des océans va monter et ça va être la fin pour certaines villes... À chaque 10 ans, on nous parle d’urgence climatique.

Fait : en citant Al Gore, Maxime Bernier faisait peut-être référence au militantisme environnemental. Mais il n’existe pas de tels cycles dans la recherche scientifique sur le climat ou sur les océans. La tendance lourde, depuis les années 1960, est plutôt constante : une accumulation de données allant de plus en plus dans la direction d’un réchauffement climatique anormalement rapide, causé en bonne partie par l’activité humaine.

North Bay / Île Manitoulin

Gaston Bégin et son épouse Louise ont dans leur collection d’antiquités une calèche et un traineau qui auraient été utilisés par les quintuplées Dionne. Ayant décidé que le moment était venu de se départir de quelques objets, ils espèrent que le Musée des jumelles Dionne voudra en faire l’acquisition.

Pendant plus d’une trentaine d’années, M. Bégin et son épouse ont entreposé soigneusement la calèche et le traineau d’enfance des Dionne en les gardant à l’abri des intempéries. Récemment, le couple a décidé de se départir de leurs trésors et de communiquer avec de possibles acheteurs, dont le Conseil du patrimoine des jumelles Dionne de North Bay.

Sudbury

Éric Dumais, un athlète-étudiant francophone de l’Université Laurentienne, dispute sa deuxième saison avec l’équipe de crosse des Voyageurs. Le joueur de milieu de terrain fait partie d’une équipe qui espère bâtir à long terme un programme compétitif au sein de l’Association de crosse des universités canadiennes (CUFLA) tout en favorisant le développement de ce sport dans sa ville

Éric est un ancien élève du Collège Notre-Dame qui en est à sa troisième année d’études dans le programme de kinésiologie à la Laurentienne. Il est le seul joueur franco-ontarien qui a retrouvé sa place dans l’alignement des Voyageurs cette saison. Il est devenu le spécialiste en défense.

«Nous avons une équipe assez jeune [cette saison]. La ligue est très compétitive, donc on a encore du développement à faire. Par contre, on aimerait vraiment gagner quelques matchs contre des écoles comme Wilfrid Laurier, McMaster ou d’autres écoles avec des programmes jeunes comme le nôtre. [Le but, c]’est vraiment d’agrandir le programme de crosse et les équipes fortes comme Brock ou Western, qui sont assez cimentées dans la ligue, nous aident à le développer», reconnait M. Dumais.

Malgré quelques récentes défaites contre des formations un peu plus chevronnées, Éric et ses coéquipiers réussissent néanmoins à gagner de l’expérience précieuse sur le terrain.


Verner

Le 102e Concours international de labour et exposition rurale (CIL) a été inauguré de façon officielle mardi.

Les résidents et les bénévoles de Nipissing Ouest ont accueilli chaleureusement les participants, les marchands et les dignitaires venant des quatre coins de la province et d’ailleurs au pays. Diverses activités seront offertes au public d’ici samedi prochain. Ce n’est que la deuxième fois dans l’histoire de l’évènement que le CIL est tenu dans une collectivité nord-ontarienne. 

Plusieurs politiciens provinciaux et fédéraux étaient de passage à Verner pour l’occasion, dont le chef du NPD, Jagmeet Singh, qui est ensuite arrêté à Sudbury en soirée pour une assemblée citoyenne. Plus de détails sur celle-ci dans Le Voyageur du 25 septembre.

17 septembre 2019

Ouverture du CIL 2019 - Verner

17 septembre 2019

50e de l’ÉMSC : Amis pour la vie

Grand Sudbury

L’Université de Sudbury a choisi le père John Meehan, S.J., Ph. D, comme nouveau recteur. Le père jésuite approche ce retour aux sources — l’université a été fondée par cet ordre, mais n’a pas eu de jésuites à sa tête depuis 20 ans — avec une vision de réconciliation propre au XXIe siècle. Il entrera en poste le 12 septembre.

Il perçoit déjà l’Université de Sudbury comme un microcosme représentatif de la réalité canadienne en raison de la cohabitation entre les anglophones, les francophones, les Premières Nations et les immigrants. «La chance de promouvoir la réconciliation et bâtir des ponts entre ces communautés-là, ça m’intéresse beaucoup.»

«Je sais que l’Université de Sudbury a eu un des premiers programmes en études autochtones au Canada, poursuit-il, et il y a beaucoup d’étudiants autochtones aussi, alors je crois que l’université est bien positionnée pour promouvoir cette réconciliation.»

Son contrat comprend le besoin d’apprendre une langue autochtone et il a très hâte de commencer à apprendre l’ojibwé — il avait commencé à apprendre le cri lorsqu’il était en Saskatchewan.

Grand Sudbury

L’École secondaire Macdonald-Cartier a officiellement ouvert ses portes en septembre 1969, quoiqu’elle ait emménagé dans son édifice actuel quelques mois plus tard — le premier édifice secondaire construit uniquement pour des francophones en Ontario. L’année scolaire qui s’en vient en sera une de célébration pour les élèves du passé et du présent, avec un grand rassemblement au mois de mai.

L’équipe derrière les célébrations du 50e a profité de la rentrée le mercredi 4 septembre pour présenter aux élèves du présent quelques bribes de l’histoire de leur école. Ressemblez dans le gymnase, ils ont entre autres fait la connaissance d’un enseignant qui a participé à l’ouverture, Aurèle Tellier, et d’Hélène Dallaire, responsable de la troupe de théâtre des Draveurs pendants plusieurs années.


North Bay

L’École secondaire catholique Algonquin a été une véritable plaque tournante la fin de semaine dernière pour des activités des Retrouvailles du 50e anniversaire de la toute première école secondaire de langue française de North Bay. Plus de 500 membres de la famille des anciennes Baronnes et des anciens Barons ont participé à la cérémonie d’ouverture, au vins et fromages, aux activités sportives, au spectacle des Anciens du Café Chantant et à la soirée sociale et dansante de l’école.

Le Voyageur a profité de ce rassemblement pour obtenir quelques témoignages d’anciens élèves et professeurs.

Iroquois Falls

Le regroupement Boost Our Igloo d’Iroquois Falls tente de mobiliser les amateurs de sports afin d’appuyer ses démarches pour regagner une équipe de hockey junior A.

L’organisme sans but lucratif, qui travaille depuis un peu plus d’une année à semer le terrain pour le retour éventuel d’un club, a franchi plusieurs étapes importantes afin de démontrer à des investisseurs le potentiel de cette ville nord-ontarienne.

En un peu moins de six mois, les bénévoles de Boost Our Igloo ont vendu 200 abonnements, une composante essentielle pour faire valoir l’intérêt et la capacité d’Iroquois Falls à accueillir de nouveau une formation de ce niveau. De plus, le conseil municipal a récemment appuyé l’initiative avec une résolution.

Toutefois, pour éviter les erreurs du passé — dont le déménagement des Eskis d’Iroquois Falls vers Hearst en 2017 —, le groupe Boost Our Igloo prévoit prendre tout le temps nécessaire pour assurer que l’intérêt de la communauté et des amateurs soit respecté dans le processus.

«Les membres du club Boost Our Igloo ne voilent pas leur préférence pour une équipe junior de la Ligue de hockey junior A du Nord de l’Ontario (NOJHL). Nous reconnaissons le calibre de hockey de cette ligue, le leadeurship exceptionnel, la résilience des équipes membres, de leurs propriétaires et des gestionnaires. Pour nous, c’est le circuit de hockey d’excellence de notre région. Le fait qu’il y a aussi trois équipes dans un rayon de 30 à 90 minutes garantit une rivalité tout en réduisant les couts de transport pour tous impliqués», précise le porte-parole du regroupement Boost Our Igloo, Richard Charlebois.

«Par contre, notre objectif principal est de trouver un locataire qui prendrait une résidence à l’aréna Jus Jordan. Même si nous préférons une équipe de la NOJHL, ce n’est pas un requis exclusif, car l’organisme se présente comme facilitateur et non comme propriétaire d’un club. Nous avons été en communication directe et indirecte avec trois différents représentants ayant démontré un intérêt à prendre résidence à Iroquois Falls. Par contre, nous ne voulons pas accueillir une équipe à tout prix. Nous sommes déjà passés par là et nous allons faire preuve de patience cette fois-ci.»

Pour assurer la pérennité d’une équipe de hockey junior, le groupe estime qu’il faudra un minimum de 200 à 300 abonnements et un chiffre d’affaires de 70 000 $ à 90 000 $ de la communauté d’affaires. Pourtant, pendant près de deux décennies, les amateurs de cette ville ont démontré leur soutien envers les équipes qui ont déjà séjourné à l’aréna Jus Jordan. Entre 1999 et 2011, les Eskimos de l’Abitibi étaient la seule formation de la NOJHL située au nord du corridor de la route 17. Le club a aussi été un meneur en nombre de spectateurs et a remporté son seul titre en 2009-2010.

Sturgeon Falls

Quelques étudiants adultes du cours de français langue seconde du Conseil scolaire catholique Franco-Nord se sont présentés récemment au magasin Aliments en vrac Nipissing pour vivre une expérience plus rare en Ontario : faire son épicerie et ses achats dans la langue de Molière. Pendant un peu plus d’une heure mercredi soir, les participants ont profité de l’opportunité de se faire servir en français par le personnel de ce commerce situé au centre-ville de Sturgeon Falls.

L’initiative parrainée par Don Wright, un francophile de la région et le fondateur du groupe Facebook Café Français West Nipissing Ouest, avait pour objectif de promouvoir l’usage du français comme langue de commerce auprès des apprenants et de gens qui se sentent gênés de s’exprimer en français en public. M. Wright, un anglophone qui s’est installé à Nipissing Ouest en 2010, voulait maitriser l’autre langue officielle de sa communauté adoptive afin de pouvoir mieux s’intégrer dans cette municipalité majoritairement francophone.

«Il n’y avait pas de raison de ne pas apprendre la langue. J’ai vu la communauté comme elle l’était. Beaucoup de gens de la communauté sont des francophones. Mes voisins et mes amis sont francophones et 60 % des gens parlent français ici. Beaucoup de magasins sont français et c’est une occasion pour moi d’apprendre la langue», soutient M. Wright.

«J’apprends le français depuis seulement cinq mois et toute la communauté est très encourageante et m’aide. Lorsque je vais à un magasin, pour un apprenant, tous les magasins sont français et c’est une bonne façon pour apprendre. C’est amusant et c’est une joie de vivre pour moi.»

North Bay

Le conseil d’administration du Centre culturel Les Compagnons de North Bay a pris la décision de vendre son édifice lors d’une rencontre spéciale mardi soir. La direction des Compagnons a confirmé à ses membres que le bâtiment sera mis en vente et que, dans un avenir rapproché, l’organisme sans but lucratif sera déménagé dans de nouveaux locaux.

Depuis déjà quelques années, les dirigeants des Compagnons des francs loisirs ont consulté leurs partenaires et la communauté franco-ontarienne du Nipissing pour déterminer si l’entité pourrait et devrait continuer de demeurer au 327, rue Dudley. Malgré une présence qui remonte à plus d’une cinquantaine d’années dans ce secteur de la ville, le conseil d’administration a déterminé que, dans l’intérêt de la survie de l’organisme, qu’il serait préférable de relocaliser le Centre culturel Les Compagnons dans un édifice qui répond mieux à ses besoins.

«Ce qu’on a vu c’est que le scénario était peut-être encore plus sérieux que l’on imaginait l’an dernier. Lorsqu’on a fait faire une analyse des besoins de réparations et de réfections, les chiffres représentaient plus de 80 % de la valeur même de l’édifice. On s’est questionné si on devait aller chercher une dette pour répondre à ces besoins-là et la réponse est que de prendre ce pas-là, d’investir ces argents dans l’édifice, ferait en sorte que l’organisme serait en péril», affirme le président du Centre culturel Les Compagnons, Michel Pagé.

«Nous avons une responsabilité de la pérennité de l’organisme des Compagnons et, avec tout ça, la décision est devenue assez claire. C’était une décision difficile et émotive parce que les gens sont attachés à l’édifice. Ça fait 56 ans qu’on est là, mais, un moment donné, on s’est dit qu’il est temps de passer à autre chose. Il est temps de se concentrer davantage sur notre programmation et de vraiment bien remplir notre mission envers la communauté.»

Au cours de la prochaine année, le conseil d’administration va entre autres solliciter des offres d’acheteurs de son édifice et de ses terrains, tout en effectuant des recherches de possibles espaces qui pourraient être loués ou achetés par les Compagnons.

Sudbury et Timmins

Valérie Demers de Timmins, Miss South Porcupine, sort grande gagnante du concours Miss North Ontario Regional Canada Pageant 2019 qui a été présenté à Sudbury du 9 au 11 mai. Mme Demers n’est pas la seule Franco-Ontarienne qui a reçu des distinctions. Miss Mattice, Andréane Blais, a terminé 4e; Jany Scherer, qui représentait la région de Kapuskasing, a remporté le titre Miss Friendship et s’est qualifiée pour le concours Miss World Canada au mois de juillet. Un total de 42 filles ont participé à cette édition du concours, représentant différentes régions du Nord de l’Ontario. (R.B.) Voici une entrevue avec Mme Demers qui a été publié dans Le Voyageur du 24 avril, avant la compétition.

Miss South Porcupine au Miss Northern Ontario Regional Pageant

par Claire Pilon

Valérie Demers de Timmins tentera sa chance au concours Miss Northern Ontario Regional Canada Pageant 2019 qui aura lieu du 9 au 11 mai à Sudbury.

«Ce concours n’est pas un concours de beauté, mais un programme d’épanouissement personnel qui encourage le bénévolat et permet de saisir la beauté de ce qui m’éblouit dans le Nord de l’Ontario», précise l’élève de 12e année à l’École secondaire catholique Thériault.

Mme Demers a décidé de participer au concours après avoir vu l’annonce sur Facebook. «J’ai pensé que ce serait un défi amusant qui me permettrait de rencontrer de nouvelles amies qui m’aideraient à augmenter ma confiance en moi comme jeune adulte au secondaire. Après avoir passé les entrevues, je suis officiellement devenu Miss South Porcupine et je représente donc cette région lors du concours», souligne-t-elle. Il s’agit en effet sa première expérience.

Les jeunes participantes suivent une série d’ateliers. «Il y aura des présentations portant sur la confiance en soi et les candidates recevront des conseils sur comment bien parler en public, sur la présence sur scène, entre autres.»

Les compétitrices devront aussi préparer un portfolio pour remettre aux juges afin d’expliquer leur rôle dans leur communauté, leur succès à l’école ou dans d’autres activités qui mérite d’être reconnues. «Nous devons aussi préparer un discours d’une minute sur un sujet que nous aimons et que nous voulons partager», souligne-t-elle.

Le concours Miss Northern Ontario Regional Pageant contribue à l’organisation Northern Ontario Families of Children with Cancer chaque année. Ce concours a une activité de prélèvement de fonds organisée par chaque déléguée qui contribue à faire de la sensibilisation au sujet du cancer. «Les fonds sont utilisés afin que les communautés puissent continuer à offrir des programmes essentiels à toutes les familles du Nord de l’Ontario qui ont des enfants atteints du cancer. La déléguée qui prélève le montant le plus élevé pour l’organisation méritera une place parmi les 15 demi-finalistes», explique la jeune femme. Le concours a versé plus de 262 000 $ depuis 2006. 


Le médecin est loin d’être le seul professionnel de la santé qui peut vous soigner. En raison d’une pénurie de médecins il y a quelques années, le système de santé de l’Ontario a fait une plus grande place aux divers types d’infirmiers et d’infirmières, dégageant les médecins de certaines tâches et responsabilités.

Si vous demandez un rendez-vous au Centre de santé communautaire de Sudbury (CSCGGS), par exemple, vous ne rencontrerez pas nécessairement le médecin. Selon les soins requis, vous pourriez rencontrer un infirmier autorisé (IA) ou une infirmière praticienne (IP). Les deux jouent un rôle bien précis pour garder les patients en santé.

Un peu comme un corps policier a différents grades, le système de santé a ses niveaux de professionnels qui ont des responsabilités et un champ d’intervention bien précis.

À la base, il y a l’infirmière auxiliaire que l’on rencontre le plus souvent dans les hôpitaux ou les établissements de soins de longue durée. Juste après, il y les infirmiers autorisés, comme Mathieu Chartrand du CSCGS.

Les tâches de M. Chartrand sont nombreuses et touchent aussi bien la prévention que la guérison. Il peut être la personne que vous voyez avant le médecin, celui qui vient prendre les signes vitaux, qui prend de vos nouvelles et qui peut faire une première évaluation pour guider le médecin dans ses questions. Il fait aussi les suivis pour les soins de maladies chroniques — diabète et hypertension, par exemple. Il a aussi le droit de faire des injections et d’enlever des points de suture, entre autres.

Sa responsabilité s’arrête avant le diagnostic et le choix des traitements. Il ne peut pas déterminer de quel mal le patient souffre, prescrire des médicaments ou demander des tests. Il pourra par contre faire certains suivis après le début du traitement prescrit par le médecin, en personne ou au téléphone.

Si un problème sort de son champ de compétence, il peut transférer le cas à l’infirmière praticienne. Les journées d’Anne Despatie, infirmière praticienne au CSCSGS, se rapprochent un peu plus à ce que l’on imagine de la journée d’une médecin : rendez-vous à la file et beaucoup de paperasse. «On a le droit de poser des diagnostics [, comme un médecin], de demander des tests, prescrire des traitements et des médicaments», précise-t-elle. Tout ça de façon autonome, sans qu’un médecin n’ait besoin de tout confirmer. Après tout, elle a été formée pour cela.

Il y a tout de même quelques diagnostics qu’elle ne peut pas poser ainsi que quelques tests et médicaments qu’elle ne peut pas demander. Comme pour les IA, si un cas sort de son champ de compétences, elle le transfèrera au médecin, un spécialiste ou un autre professionnel, mais pourra faire des suivis par la suite. Mme Despatie donne un exemple d’interaction entre les IA et IP : «Si quelqu’un a besoin de vaccins parce qu’il s’en va au Mexique, les IP prescrivent le vaccin, le client va à la pharmacie le chercher, revient voir l’IA qui va lui injecter le vaccin.»

Rencontrer un IP ou une IA ne réduit en rien la qualité des services reçus. En fait, ils permettent à plus de personnes de recevoir les bons soins plus rapidement. «Le plus de différents professionnels qu’on a, les meilleurs soins qu’on peut donner», explique M. Chartrand.