Une nouvelle technique pour raconter des histoires

Philippe Mathieu
Philippe Mathieu
Le Voyageur
L’art du conte… en LSQ!

Les équipes du Centre franco-ontarien de folklore (CFOF) et du Regroupement des parents et amis des enfants sourds et malentendants franco-ontariens (RESO) ont commencé un projet pour permettre la rencontre entre des conteurs franco-ontariens et des formateurs en Langue des signes québécoise (LSQ).

Le nouveau programme L’art du conte… en LSQ! va permettre aux parents d’enfants sourds de raconter une histoire, un conte, en LSQ à leur enfant.  

«Lorsqu’on raconte une histoire à notre enfant, on transmet nos valeurs», explique le directeur général de la CFOF, Patrick Breton. «Souvent, les parents des enfants sourds n’auront pas le réflexe de raconter ces histoires […] et, souvent, ils utilisent les signes de base comme “as-tu faim? As-tu soif?”. Tout le monde peut conter des histoires. Il faut juste qu’on apprenne des petits trucs.» 

Cependant, conter une histoire en LSQ peut être plus difficile que prévu. «Comment transmet-on une expression? En LSQ, le visage et les expressions faciales sont très importants», précise Patrick Breton. 

Des conteurs participent à une formation pour apprendre les bases de la LSQ depuis janvier. Au cours des prochains mois, Joël Lauzon de Hearst et Djennie Laguerre de Toronto développeront des ateliers pour les parents en collaboration avec des formateurs en LSQ. Toute personne intéressée à participer aux formations peut contacter le Regroupement des parents et amis des enfants sourds et malentendants franco-ontariens (https://www.resosurdite.com/). 

La date du début et le format des formations pour les parents ne sont pas encore déterminés, puisque les formateurs en LSQ et les conteurs sont actuellement en train de préparer les ateliers. «On regarde en mai-juin», annonce M. Breton.