Gabrielle Larocque, alias Mikoh
Gabrielle Larocque, alias Mikoh

Une artiste émergente de Sudbury se lance en musique dans la Ville Reine

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur
Mikoh tente de faire sa place

Gabrielle Larocque, une autrice-compositrice-interprète émergente, a récemment publié une chanson en anglais intitulé La La Land. Elle la qualifie de commentaire social sur les effets des réseaux sociaux. Ancienne élève du Collège Notre-Dame, l’artiste Mikoh poursuit une carrière en musique afin d’exprimer ses émotions et de faire un constat de la réalité de la vie au XXIe siècle.

Native du Grand Sudbury, Mikoh est déménagée à Toronto afin de continuer son cheminement dans l’industrie de la musique. Musicienne passionnée, elle a reçu une formation classique et a déjà lancé trois autres chansons un peu plus tôt cette année.

«J’étais intéressée dans le monde de musique depuis que j’étais jeune. J’ai toujours écouté de la musique, mais, dernièrement, j’ai trouvé beaucoup de confort en exprimant mes émotions à travers la production et en écrivant les paroles de mes chansons. J’ai continué à écrire et à améliorer au cours du temps», raconte-t-elle.

«L’industrie de musique à Toronto est la meilleure au Canada. On a une surabondance de talent qui vient et qui aboutit dans cette grande ville pour créer un réseau de personnes qui ont le même but. Je ne pense pas qu’il y a un meilleur environnement où se retrouver, c’est une place vraiment spéciale», révèle Mikoh.

«Malheureusement, je n’aurais pas été capable d’évoluer autant et j’aurais des lacunes de supports communautaires dans d’autres régions. Je me sens très chanceuse d’avoir un environnement qui est déterminé à faire sa marque dans l’industrie de musique».

La plupart des compositions de Mikoh sont dans la langue de Shakespeare, mais elle est tout de même intéressée à développer un jour son répertoire pour une clientèle francophone.

«Tout simplement, j’écris en anglais parce que la majorité de la musique que j’ai écoutée au courant de ma vie est anglaise. C’est beaucoup plus facile de penser à un flux venant de mots qui te résonne émotionnellement que les mots utilisés dans des conversations quotidiennes», souligne-t-elle.

«J’ai écrit certaines chansons en français et j’aimerais explorer la possibilité d’ajouter des détails français dans mes chansons quand je progresse dans le processus d’écriture».

Extrait de la chanson.