The Middle man + Maria Chapdelaine

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Critiques minutes Cinéfest

The Middle man

Il y a plusieurs métiers difficiles dans le monde, mais celui de messager de mauvaises nouvelles doit être particulièrement difficile pour la santé mentale.

Frank est engagé comme «middle man» dans la ville ouvrière et pauvre de Karmack. Lorsque les autorités doivent annoncer une mauvaise nouvelle à une famille, c’est lui qu’on envoie. Rapidement, c’est sa propre vie qui est touchée par une mauvaise nouvelle. Celle-ci et le poids de son emploi affectent négativement sa vie.

Le guide de Cinéfest qualifie le film de «satire sociale hilarante». La satire est là, mais il n’y a aucune hilarité. Le film est sombre, les gens sont tous tristes — soit à cause des mauvaises nouvelles ou juste de leur vie. 

Si vous connaissez bien Sault-Ste-Marie, vous reconnaitrez peut-être certains paysages puisque le film y a été tourné. Je ne lui ai malheureusement pas trouvé beaucoup de qualité salvatrice. Vous pouvez passer à côté, vous ne manquerez pas grand-chose.


Maria Chapdelaine

Maria Chapdelaine reprend le classique de la littérature québécoise. On y suit la vie d’une famille qui défriche un coin de forêt du Lac St-Jean pour établir sa ferme. Au cours des saisons, leur fille la plus âgée, Maria, est courtisée par trois hommes.

À près de 2 heures et 35 minutes, le film est beaucoup trop long pour rien. Les premières 40 minutes sont presque entièrement remplies de séquences où la famille travaille à défricher la terre, souvent en silence. Dix minutes auraient été suffisantes pour nous faire comprendre que c’était une vie difficile.

Un peu plus tard, on perd deux minutes à regarder en gros plan chacun des membres de la famille et les voisins qui marchent dans la forêt pour cueillir des bleuets. C’est inutilement laborieux. 

Bien franchement, c’est un film d’une autre époque. Lent, plus occupé à nous montrer la vie qu’à raconter une histoire, un jeu timide des comédiens. Il a le mérite de nous enseigner les us et coutumes des défricheurs. De ceux qui partaient de rien pour assurer la subsistance de leur famille et à qui on doit beaucoup ici dans le Nord de l’Ontario.

Ce n’est pas un mauvais film. Il est juste ennuyant. Il faut attendre 1 h 20 m — la moitié du film — avant qu’il se passe vraiment quelque chose, et encore... Si vous êtes patients et nostalgique, lancez-vous.