Mots-Saïques, le deuxième livre de Mme Serré.
Mots-Saïques, le deuxième livre de Mme Serré.

Réflexions poétiques d’une franco-ontarienne

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur
Florence Serré lance Mots-Saïques

L’auteure Florence Serré a publié un deuxième ouvrage à l’ère de la pandémie. Après son livre sur le patrimoine, il s’agit cette fois d’un recueil de poésie intitulé Mots-Saïques. Elle propose à ses lecteurs une série de poèmes portant sur ce qui la fait «vibrer et craquer», la beauté, la spiritualité, le dégout et même le désespoir.

Mme Serré revient souvent sur les thèmes de l’innocence, de la spiritualité et de la nature dans sa nouvelle œuvre littéraire. On retrouve entre autres des références aux saisons qu’elle a vécu dans sa ville d’enfance de Desaulniers et ailleurs dans l’Ontario français. 

«Il y a quelque chose de la vérité de l’enfant, la franchise et l’enfant qui attend tout de nous, mais qui, en retour, nous donne de la joie. J’ai le thème la nature et les saisons — dont la neige, le printemps, l’automne et la rivière», raconte Mme Serré.

«J’ai une partie très méditative en moi qui fait que je vais toujours au-delà des choses. Dans une fleur, je vois la fleur qui se donne pour notre plaisir. Je vois beaucoup dans le chêne, je vois la force et l’inusité du blanc qui renferme cette force-là», poursuit-elle.

«Il y a le thème de la lumière que j’aime beaucoup. Même dans la maison, il faut que je voie dehors et que la lumière perce la fenêtre le matin.»

Depuis quelques années, l’autrice a écrit ses idées dans un journal personnel avec l’intention d’éventuellement publier un livre. Avec l’aide de certains membres de sa famille, elle croit avoir accumulé tout ce qu’elle aurait besoin pour un deuxième récit.

«La poésie, ça fait des années que j’ai du matériel et que je gardais ça. J’étais vraiment contente de ce que j’avais accompli [après avoir fait mon premier livre – Mon terroir à nous] et je me suis dite : “bon ben la poésie, c’est prêt ça aussi”», dit Mme Serré.

«Je suis tombé sur une citation qui disait que la poésie est une peinture parlée et que la peinture est une poésie muette. Je voyais ma nièce, Renée-Claude – qui fait des toiles extraordinaires avec une touche autochtone — et je lui ai demandé si je pouvais publier ses peintures», se souvient la nouvelle poète franco-ontarienne.

«J’ai jumelé les deux et je suis très contente d’avoir fait ça. On peut se laisser bercer par la poésie et avoir le plaisir de voir ces belles toiles en même temps.»

Les renseignements de ses deux livres se retrouvent sur son site web au : https://www.florenceserreauteure.ca

Florence Serré