Claire Ménard-Roussy

Récit d’un vieux secret nord-ontarien

Claire Ménard-Roussy, une nouvelle autrice franco-ontarienne, était de passage dans sa ville adoptive de Nipissing Ouest pour faire le lancement officiel de son premier roman intitulé Raoul, tu me caches quelque chose. La romancière a dévoilé un petit extrait de son livre aux intéressés qui s’étaient présentés en grands nombres au Club d’âge d’or de Sturgeon Falls le 2 octobre.

Native de Lancaster dans l’Est de l’Ontario, Mme Ménard-Roussy a œuvré dans le domaine de l’enseignement pendant plus d’une vingtaine d’années à l’École secondaire catholique Franco-Cité et aussi à l’ancienne école Sturgeon Falls Secondary. Passionnée de littérature, l’enseignante retraitée a décidé d’écrire son premier livre en racontant l’histoire de Raoul Denonville, arrivé à River Valley au milieu de la Première Guerre mondiale.

Pendant un peu plus d’une année, Mme Ménard-Roussy a effectué plusieurs recherches sur l’histoire de M. Denonville en recueillant un peu plus d’une dizaine de témoignages de résidents qui l’auraient connu ou croisé au cours de leur vie. Le roman publié aux Éditions Prise de parole décrit la vie d’un homme discret, qui préfère vivre dans sa cabane au fond des bois, à l’écart du village.

«Raoul Denonville est arrivé en 1915 avec un compagnon (Wilfred). Ils ont passé pour des déserteurs de guerre, mais [les résidents] n’en parlent pas et on ne les questionne pas, car il y a beaucoup de déserteurs dans le coin. Ils se sont donc installés et ils ont fait une vie de trappage. Ils sont allés aussi travailler dans les camps de bucherons. Rendu à peu près en 1920, Wilfred est parti, mais Raoul est resté sur les lieux jusqu’à sa mort en 1970», raconte Mme Ménard-Roussy.

«Il y a quelque chose qui est resté inconnu [de M. Denonville]. D’abord on ne savait pas d’où il venait et personne ne le questionnait, parce qu’il n’en parlait pas. Il s’informait des autres, mais il se tenait pas mal par lui-même. La plus grande surprise est venue un an après sa mort.»

L’histoire de ce trappeur francophone a fait couler beaucoup d’encre à l’époque. Un reporteur du journal anglophone, le North Bay Nugget, a dû garder sa promesse de ne pas dévoiler le secret avant 1971.

Claire Ménard-Roussy a lu des extraits de son livre lors du lancement officiel à Sturgeon Falls.

Une ferveur pour l’écriture

Mme Ménard-Roussy s’intéresse à la littérature. Depuis déjà quelques années, elle a commencé à écrire de courts récits littéraires et un peu de poésie. Avec le soutien et l’encouragement de ses proches, elle a décidé de poursuivre un projet d’écriture un peu plus long et complexe en racontant l’histoire d’une personne méconnue venant de cette région nord-ontarienne.

«Je me suis souvenue que j’ai déjà eu des mois de temps où je cherchais un sujet valable. J’aime lire quelque chose qui est vrai, car ça m’intéresse plus que n’importe quoi d’autre. Je voulais quelque chose qui s’est passé ici, qui est de l’Ontario et que ce soit même de l’Ontario français. Il y a un petit tiroir qui s’est ouvert dans ma tête [parce que j’avais oublié ce petit article que j’avais lu en 1971] et je me suis dit qu’il y a peut-être des gens qui s’en souviennent encore», explique-t-elle.

«Ça fait 50 ans que Raoul est mort et on retourne loin en arrière. Mais j’ai appelé une amie avec qui j’ai enseigné, car je savais que sa sœur avait un magasin à River Valley déjà. Elle est très lucide et elle a même une meilleure mémoire que moi. Je suis allé en septembre l’an dernier avec une enregistreuse pour faire ma tournée.»

«J’ai rencontré dix personnes à ce moment-là et j’ai enregistré des fois une heure, une heure et demie, deux heures avec chaque personne. De retour à Ottawa, j’ai tout transcrit et je me suis fait des notes là où ce n’était pas assez clair. Je leur revenais ensuite par téléphone ou par courriel. En janvier, mon mari et moi sommes partis pour les iles de la Madeleine et j’ai commencé à rédiger. Deux mois après, je venais de l’envoyer pour publication à deux maisons d’édition.»

Grand Sudbury

Un classique utilisé pour parler de l’inévitabilité

On connait tous — plus ou moins en détail — l’histoire du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Il ne faut surtout pas oublier de présenter cette histoire aux plus jeunes et c’est un peu ce que la pièce de théâtre pour enfant Mon Petit Prince veut faire, tout en abordant un thème difficile : le deuil. L’équipe de cette pièce sera au Théâtre du Nouvel-Ontario le 23 novembre.

Claudelle est une enfant enjouée. Elle collectionne toutes sortes de choses, comme les sortes de vents, aime par-dessus tout l’amour que ses parents se vouent l’un pour l’autre et son livre préféré, Le Petit Prince. Cependant, il y a un an, sa mère «est partie rejoindre les étoiles» et son père, pilote de brousse, ne semble pas savoir comment sortir de son grand chagrin. Claudelle se donne la mission de le faire rire à nouveau en utilisant les leçons que son livre préféré lui a enseignées.

Blind River

L’auditorium de l’École secondaire catholique Jeunesse-Nord accueillera bientôt des films francophones.

Le Parlement des élèves de l’école francophone de Blind River, a récemment développé l’idée en étroite collaboration avec un cinéma local qui promet une expérience unique à la communauté franco-ontarienne de la rive nord du lac Huron.

L’initiative a été proposée afin d’augmenter l’offre d’activités rassembleuses faisant la promotion de la langue et de plusieurs cultures francophones auprès des élèves et des résidents de la région. La projection du film De père en flic, qui devait avoir lieu le 7 novembre mais qui a dû être reportée en raison de problèmes techniques, va aussi agir en tant que prélèvement de fonds pour financer certaines activités du Parlement des élèves de Jeunesse-Nord.

Grand Sudbury

L’intégration des nouvelles arrivantes par la voie de la découverte

Nécessité et découverte sont les deux fondements des séances de cuisine communautaire pour nouvelles arrivantes, offertes au Centre de santé communautaire du Grand Sudbury (CSCGS) depuis un peu plus d’un an. On y apprend effectivement à cuisiner, mais on y découvre aussi d’autres cultures, des services et des amies.

Nord de l’Ontario

Les diocèses canadiens accueillent de plus en plus de prêtres de l’étranger et, pour certains, l’obtention de la résidence permanente est un vrai casse-tête.

Parmi les emplois où il y a pénurie de main-d’œuvre francophone, il y en a un qui présente des défis particuliers pour les travailleurs étrangers : curé de paroisse. Les diocèses canadiens accueillent de plus en plus de prêtres de l’étranger et, pour certains, l’obtention de la résidence permanente est un vrai casse-tête.

Sudbury

La doctorante Lianne Pelletier a mis en lumière les raisons qui expliquent certains comportements envers les arts en milieu minoritaire.

En étudiant le comportement de consommateurs et de non-consommateurs atypiques d’art, la doctorante Lianne Pelletier est parvenue à dégager certaines caractéristiques de ces publics qui pourraient aider les organismes culturels en milieu minoritaire à mieux cibler leurs efforts de markéting.

Grand Sudbury

Avec des artistes qui vivent leurs émotions à fleur de peau.

La Slague a déjà présenté des spectacles plateaux doubles, surtout avec des artistes franco-ontariens. Ce qui est plus rare, c’est un plateau double avec une artiste aussi bien établie qu’Ingrid St-Pierre, qui partagera la scène avec le sous-estimé David Marin le 8 novembre au Collège Boréal.

Sudbury

Les familles qui ont fondé et fait prospéré Rayside-Balfour ont désormais un mur juste pour eux.

Café-Héritage (anciennement connu sous le nom Café-Musique) a dévoilé une nouvelle murale le 13 octobre. Situé à l’entrée du centre Lionel E. Lalonde à Azilda, elle a pour but de commémorer les familles fondatrices de Rayside-Balfour.

Sudbury

Une rencontre. Ou plutôt des rencontres. C’est la description très large que l’on pourrait donner au projet Aalaapi | ᐋᓛᐱ qui sera présenté au Théâtre du Nouvel-Ontario du 7 au 9 novembre.

Sans avoir été conçu pour être une contribution à la réconciliation des peuples du Canada, Aalaapi | ᐋᓛᐱ pourrait tout de même s’inscrire comme l’un de ses éléments. Il n’y aura pas de réconciliation sans compréhension et la pièce permet justement de découvrir une partie de la réalité des peuples inuits.

North Bay

La directrice de la galerie WKP Kennedy aimerait bientôt aller de l’avant avec la création d’une murale qu’elle propose pour un mur de brique extérieur du Centre Capitol.

Alix Voz a une vision qui pourrait améliorer l’esthétique de son coin du centre-ville de North Bay en faisant la promotion d’un message d’inclusion à travers son art.

Sudbury

Un univers de devinettes et de possibilités

Le concept de 26 lettres à danser offre tellement de possibilités que la metteuse en scène est convaincue qu’elle pourrait faire plusieurs autres versions de cet «abécédaire dansé». 

Ontario

Serge Monette prépare un 4e album plus inspiré par l’actualité.

L’auteur-compositeur-interprète originaire de la région de Sudbury, Serge Monette, a lancé une chanson intitulée Un peuple debout le 13 septembre. Cette chanson est le premier extrait de son nouvel album, Sonnez l’éveil, qui sera lancé en mars 2020. Il prévoit sortir un deuxième extrait de son nouvel album à la mi-octobre. 

Mattawa

Le Musée de Mattawa a dévoilé une nouvelle exposition sur la vie et les œuvres de Victor Groulx, un artisan francophone local passionné de musique.

Le 5 octobre, le musée a célébré la vie de ce créateur franco-ontarien en mettant en vitrine certains instruments qu’il a lui-même fabriqués.

Afin de lui rendre hommage et de respecter ses vœux, sa veuve Muriel a récemment donné au Musée de Mattawa quelques instruments de musique personnels de son époux, décédé en 2017.

Grand Sudbury

Les vieux m’ont conté… à table commence mercredi.

Le festival de contes du Centre franco-ontarien de folklore (CFOF) est de retour pour une troisième année, pour la première fois avec un thème. Les vieux m’ont conté… à table aurai lieu de 16 au 20 octobre et rassemblera une fois de plus des conteurs d’ici et d’ailleurs pour près de 10 spectacles.

L’Apéro-conté avec Jean-Marc Derouen, Contes et fromage avec le Père Garneau et sa conjointe ainsi que le déjeuner crêpes et contes sont les activités qui ont donné l’idée du thème au directeur du CFOF, Patrick Breton. «Je voulais faire quelque chose avec le titre de notre festival. On peut ajouter trois points et changer le thème chaque année.» Pour rester dans le thème, ils ont aussi ajouté une collation à la fin de la Randonnée contée du samedi.

Grand Sudbury

Avec trois spectacles à guichet fermé, il serait juste de qualifier le French Fest 2019 de succès.

Louis Josée Houde mardi, Plein la gueule! au Théâtre du Nouvel-Ontario et Oscar Trio au Club 50 de Chelmsford jeudi étaient presque tous complet. De plus, en assistant à plus d’un évènement du French Fest de La Slague du Carrefour Francophone cette année, on pouvait constater que l’organisme Sudburois est parvenu à remplir sa vision d’accueil et d’inclusion pour les nouveaux arrivants à travers cette fête. La journée familiale en était le parfait exemple, entre autres, avec un atelier de danses carrées traditionnellement canadiennes-françaises suivi d’un spectacle de l’artiste d’origine haïtienne Welsi.

1er octobre 2019

French Fest 2019

Nord de l’Ontario

Elle a l’habitude d’organiser la promotion de nouveaux ouvrages et de coordonner les entrevues avec les auteurs, mais cette fois-ci, c’est à son tour. Au quotidien, Véronique Sylvain est responsable des communications aux Éditions David, mais aussi autrice. Elle lance un tout premier recueil de poèmes, Premier quart, le 24 septembre chez Prise de parole.

«Quand j’ai vu la version numérique, dit-elle, j’ai eu une chaleur. C’est un feeling que je n’avais jamais eu. C’est un peu comme tomber amoureux, je pense. Ça faisait presque 10 ans que je travaillais là-dessus.»

Sudbury

Léo Therrien a été choisi comme directeur général fondateur de la Place des Arts du Grand Sudbury. M. Therrien quittera donc la direction de la Maison McCulloch, qu’il dirige depuis 20 ans, et prendra les rênes de l’organisme le 15 mai.

«J’ai toujours cru au projet. J’ai toujours supporté les sept organismes qui sont là et c’est un projet innovateur. Ça m’intéresse tellement que je veux m’embarquer plus profondément dans le projet», déclare-t-il au Voyageur.

«Léo est une force de la nature, un agent de changement inspirant qui arrive à un moment charnière dans l’histoire du projet. Il incarne parfaitement les valeurs de la Place des Arts et il ne recule devant rien», a exprimé le président du conseil d’administration de la PdA, Stéphane Gauthier, par voie de communiqué.

Le nouveau directeur devra d’abord s’assurer du bon déroulement de la construction, qui devrait commencer au cours des prochaines semaines, préparer l’emménagement des organismes et l’ouverture officielle. Ayant été à la tête de la maison de soins palliatifs pour la construction de l’emplacement actuel et de l’agrandissement en cours, M. Therrien se retrouvera en terrain connu.

«Dans mes 35 ans de travail avec des organismes sans but lucratif, j’ai toujours fait de la cueillette de fonds. C’est ce que je fais, ça a toujours été ma réalité de travailler avec des conseils d’administration», renchérit-il.

Ensuite, il devra veiller à ce que l’organisme ait les ressources nécessaires au bon fonctionnement des activités quotidiennes. Une fois installé, «on a huit organismes, 50 employés qui vont être ensemble; il y a donc des possibilités de faire des collaborations», croit-il.

M. Therrien ne s’attend pas à avoir beaucoup de difficulté à s’adapter à son nouvel emploi, puisqu’il connait déjà plusieurs des membres, leurs employés et leurs bénévoles.

Il quitte un organisme qu’il a fait évoluer d’un lieu qui s’occupait uniquement des gens atteints du VIH-Sida — la Maison La Paix — en maison de soins palliatifs complets, chef de file en son domaine et point de référence pour toutes les autres en l’Ontario. «Je vais certainement m’ennuyer du personnel et des bénévoles, les familles et les résidents. Les gens qui sont là le sont pour la bonne cause et ils vont continuer le projet... et je vais être à Sudbury, s’ils ont besoin d’aide, c’est sûr que je vais être autour pour répondre à des questions», rassure-t-il.

La PdA regroupera le Carrefour francophone de Sudbury, le Centre franco-ontarien de folklore, le Théâtre du Nouvel-Ontario, les Éditions Prise de parole, les Concerts La Nuit sur l’étang, la Galerie du Nouvel-Ontario et Salon du livre du Grand Sudbury à partir du 2020.