Québexit et Spare Parts

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Critiques minute

Québexit est un mess, mais un bon mess. C’est un mélange cohérent d’incohérences. L’apothéose des situations ridiculement confuses où plus personne ne sait ce qu’il doit vraiment faire. Un commentaire cinglant des contradictions canadiennes et québécoises.

Le «oui» vient de remporter le troisième référendum du Québec. C’est leur façon d’empêcher le passage au Québec d’un oléoduc entre l’Alberta et le Nouveau-Brunswick. Trois soldats des Forces armées québécoises — ou le Royal 22e régiment qui a changé de camp — surveillent un bout de frontière. Une unité des Forces armées canadiennes arrive pour assurer la paix… disons. Les Canadiens érigent leur propre poste de surveillance et le ridicule s’en suit.

Toute l’action se déroule sur une route de terre — donc une route mineure vraiment pas importante — entre le Québec et le Nouveau-Brunswick. Très probablement entre Dégelis et Edmundston, mais comme le dit une des lectrices de nouvelles : «On n’arrive pas à le localiser sur la carte».

On rit quelques fois aux éclats, mais l’humour se trouve surtout dans le ridicule de la situation. Comme une soldate qui crie :«Canada is a peaceful f**king country» en frappant du manche de son fusil un autre soldat à terre. L’humour est dans les invraisemblances totalement crédibles quand on considère l’état actuel du pays et du monde.

Beaucoup de choses se font écorcher dans Québexit. L’armée, les Québécois, les Canadiens, les politiciens, les nouvelles, les réseaux sociaux, les influenceurs qui volent la production des autres, le patriotisme mal placé, les maudits Français...

Ça vaut le détour.

Québexit est disponible jusqu’au 28 septembre à midi.

Spare Parts est le genre de film qui aurait été à sa place dans les années 1980. Violent, sanglant, over the top, sombre et coloré en même temps… J’ai tout de suite pensé au film Running Man avec Arnold Schwarzenegger en 1987.

L’histoire est relativement simple. Quatre membres d’un groupe punk féminin se font enlever après un spectacle. Elles se réveillent pour constater que le culte qui les a capturés a remplacé leur main droite par une arme. Elles sont rapidement jetées dans une arène encerclée de voitures empilées et de ferrailles et où elles doivent se battre pour leur vie.

Le scénario n’est pas beaucoup plus complexe que ça. Il y a une rivalité alimentée par le culte qui vient compliquer les choses, mais il n’y a rien de très compliqué. J’aurais aimé en savoir plus sur le culte par contre, pourquoi ils sont là et pourquoi ils veulent donner tout ce sang à la terre.

Vous apprécierez l’effort derrière la production si vous aimez ce type de film d’action qui ne se prend pas trop au sérieux. Les actrices font du travail et c’est justement un changement intéressant de mettre des femmes dans des rôles traditionnellement réservés aux hommes.

Spare Parts a été filmé dans le Grand Sudbury, mais on ne voit pas vraiment de lieux que l’on peut reconnaitre, sauf à la fin si vous êtes attentif. En entrevue après le film, le réalisateur, Andrew Thomas Hunt, a souligné que le film a été tourné en seulement 18 jours.

À voir si ça tombe dans vos gouts.

Faites vite pour l’écouter, il est seulement disponible jusqu’au 25 septembre à midi.