L’inspiration vient «naturellement» pour Norman Barney

Philippe Mathieu
Philippe Mathieu
Le Voyageur

L’artiste Norman Barney est en résidence à domicile pour la Galerie du Nouvel-Ontario (GNO) jusqu’au mois d’octobre. L’artiste multimédia aime parler de politique, de tourisme, des stéréotypes culturels et de la nostalgie.

M. Barney n’a pas beaucoup de difficulté à trouver de l’inspiration ces jours-ci. «J’ai quelques centaines d’acres autour de deux lacs ici sur l’ile Manitoulin. C’est vraiment inspirant d’être ici, dit-il. Il y a des chênes qui poussent directement dans les rochers, certains arbres et rochers ont une forme étrange et des choses comme ça.»

Souvent, il ne sait pas ce qu’il est en train de créer jusqu’à ce qu’y voit le produit final. «Je laisse mes sens me guider. C’est vraiment le plaisir de développer mes créations quand je n’ai aucun produit final en tête à tout temps — c’est vraiment basé sur mes sens», explique-t-il. L’artiste ne se limite pas à une seule forme. Il crée des peintures des sculptures ainsi que des projets d’artisanat à grande échelle. 

«Ce n’est pas comme l’art que n’importe qui ferait, c’est certain. J’ai toujours eu de la misère à expliquer mon style aux autres, tout est bien différent. Mais si tu rentres dans une chambre avec toutes mes créations, tu sauras que ça vient de moi!», exclame-t-il en riant. 

Non conventionnel à sa manière, son style est unique. «Je ne suis pas allé à l’université pour apprendre l’art, j’ai appris ça tout seul. Tous mes amis sont des artistes qui l’ont fait, par contre. Je suis totalement un artiste et je suis totalement dans cette culture, et j’adore ça.»

Il avait tendance à penser aux affaires politiques dès son plus jeune âge. «Moi, je viens des États-Unis et on a déménagé ici au Canada pour des raisons politiques, alors on peut dire que ça fait partie de ma vie depuis longtemps», dit-il. 

On peut visiter gratuitement l’exposition de Norman Barney du mardi au samedi de 12 h à 18 h à la GNO.