Les nôtres et Wander

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Cinéfest : Critiques minute

Les meilleurs films sont ceux qui créent de véritables émotions chez le spectateur — joie, rage, optimisme, dégout… — et qui vous permet de remettre en question ce que vous tenez pour acquis. Les nôtres est ce genre de film.

Ste-Adeline est une petite municipalité ou tout le monde se connait. Une fille de 13 ans cache un lourd secret qui risque de briser bien des vies.

Je n’ose pas vous en dire plus. L’impact du film vient en partie de ce que l’on apprend, petit à petit. Chaque détail est minutieusement dévoilé. Lentement. On y découvre un tabou qui est malheureusement trop vraisemblable.

Il n’y a pas grand chose de raté dans le film. La réalisation est touchante et à point, l’histoire est plus que vraisemblables — touchant aussi au racisme — les acteurs et actrices sont en contrôle de leur jeu et bien dirigé. La jeune Émilie Bierre dans le rôle principal est particulièrement juste.

Fortement recommandé.

Les nôtres est disponibles jusqu’au 27 septembre à 19 h.

Croire en des complots contre soi ou contre l’humanité est une chose. Découvrir qu’on a peut-être raison en est une autre.

Wander nous garde dans le mystère jusqu’à la fin. Jamais absolument certain de l’état d’esprit du personnage principal. Que ce qu’il pense, voit et découvre est vrai ou non. C’est aussi difficile de le prendre au sérieux au début, tellement il est paranoïaque et convaincu de l’existence de certains complots.

Arthur Bretnik (Aaron Eckhart) vit isolé. Convaincu que sa fille a été tuée parce qu’il avait découvert un complot. Un jour, une femme vient le chercher pour enquêter sur le décès de sa fille dans la petite ville de Wander. Bretnik découvre que ce décès ressemble beaucoup à celui qui a tout fait basculer sa vie.

Il faut vraiment rester jusqu’à la fin pour tout bien comprendre Wander. Au moins, pas mal tout est expliqué. On ne sort pas du visionnement en se posant des questions sur ce qui s’est réellement passé.

La distribution est impressionnante pour un film canadien. Filmé aux États-Unis, ils ont pu recruter des noms aussi connus que Tommy Lee-Jones, Aaron Eckhart, Heather Graham et Katherine Winnik. Je ne dirais pas que d’avoir des acteurs connus améliore un film, mais on est plus assuré de la qualité de leur jeu. Et c’est le cas ici.

Je suis encore en train d’essayer de totalement décoder le film. C’est sans contredit divertissant et l’intrigue peut nous garder intéressés. Mais je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un grand film.

Découvrez le mystère vous-mêmes.

Wander est disponible jusqu’au 27 septembre à midi.