La famille Tremblay dans <em>Shack à patates</em>
La famille Tremblay dans <em>Shack à patates</em>

Le théâtre part à la rencontre des gens

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Shack à patates : un casse-croute ambulant pour l’âme

La production de la pièce Shack à patates : un casse-croute ambulant pour l’âme, a été un peu à l’image de la pandémie : s’adapter rapidement à un nouveau défi. Le public doit ici lui aussi s’adapter à une nouvelle façon de consommer l’art de scène. Finalement, c’est aussi un peu le cas de toute la prochaine saison du Théâtre du Nouvel-Ontario (TNO).

Alors qu’approchait l’automne, l’équipe du TNO a voulu profiter des dernières journées de beau temps pour présenter un spectacle extérieur «avant qu’on se réencabane pour l’hiver et que, possiblement, il y ait une deuxième vague», explique la directrice artistique du TNO, Marie-Pierre Proulx.

En discutant avec La Slague, qui avait des envies similaires, le concept est rapidement né. Le casse-croute est devenu le prétexte et le fil conducteur à un assemblage de numéros. Une collection saynètes avait aussi l’avantage d’éviter de rassembler tous les participants en même temps et de contrevenir à la distanciation lors des répétitions.

France Huot et Jenny Hazelton

Pour rester dans le thème et focaliser le processus de création, des contraintes précises ont été données à ceux qui ont été invités à y participer. «On a créé des valises, qu’on a appelées nos kits de création. Là-dedans il y avait une lettre qui expliquait les contraintes [de production en mode de distanciation physique] et on leur a imposé certains éléments d’accessoires. Tout le monde avait un tablier, un accessoire à intégrer», explique Mme Proulx.

Chaque groupe a ainsi eu 20 heures pour préparer son numéro. Marie-Pierre et Dillon Orr, deux des directeurs artistiques, ont visité chaque équipe une fois et une seule répétition générale a eu lieu la veille de la première. «Ça s’est fait de façon assez intensive, disons», affirme Mme Proulx. Environ deux semaines pour préparer un numéro.

L’idée était aussi d’aller à la rencontre des gens grâce à un décor simple et mobile. Le spectacle a d’ailleurs eu lieu à Alban le 11 septembre et sera à Azilda le 18 septembre. Cette volonté de sortir de la boite noire est quelque chose «qui revient régulièrement» dans les réflexions du TNO, mais l’occasion idéale ne s’était pas présentée avant ce projet.

Le restaurant Rudy’s sur le boulevard Lasalle et le Salute Coffee au sud de la ville sont deux des autres endroits qui l’ont accueilli. Les propriétaires de ces lieux inhabituels pour un spectacle ont été très heureux de les accueillir... après qu’ils aient compris le concept.

Shack à patates pourrait être qualifié de spectacle de variétés multiculturel. On y retrouve de la chanson, des contes et du clown. La production est en ligne d’autres productions locales plus déjantées produites récemment par le TNO. Vous rirez et vous découvrirez de nouveaux talents locaux. Le spectacle se termine vers 20 h 30 et la température peut tomber assez rapidement lorsque le soleil disparait. Alors apportez-vous une chaise pliante et une couverture pour être confortable.

Il reste quatre représentations de Shack à patates :

  • Samedi 12 septembre, 14 h : Sudbury Indie Cinema – 162, rue Mackenzie, Sudbury (Annulé en raison de la pluie)
  • Jeudi 17 septembre, 19 h : Salute Coffee – 2195 Armstrong, Sudbury
  • Vendredi 18 septembre, 19 h : Sudbury Indie Cinema – 162, rue Mackenzie, Sudbury
  • Samedi 19 septembre, 14 h : Don Poulin Potatoes – 830, montée Principale, Azilda

Consultez Le Voyageur du 16 septembre pour connaitre l'état de la saison à venir du TNO et ce qu'ils planifient pour le 50e anniversaire du théâtre.