Le parc des cultures, de 15 mètres sur 20 mètres (50 sur 70 pieds), sera aménagé en plein centre-ville, à l’angle de la 9e rue et de la rue George, où se trouvait autrefois l’hôtel Queen’s.
Le parc des cultures, de 15 mètres sur 20 mètres (50 sur 70 pieds), sera aménagé en plein centre-ville, à l’angle de la 9e rue et de la rue George, où se trouvait autrefois l’hôtel Queen’s.

Le parc des cultures se matérialise

Andréanne Joly
Andréanne Joly
Le parc des cultures de Hearst est en voie de réalisation. Les travaux d’aménagement du parc, imaginé d’abord pour 2015, ont été lancés dans les dernières semaines.

Au départ, le comité instigateur souhaitait accueillir un Monument de la Francophonie, soit un drapeau franco-ontarien d’environ 5 m sur 10 m, à Hearst. Il devait être prêt pour le 400e anniversaire de présence française en Ontario, célébré en 2015. 

Finalement, le parc soulignera plutôt le 100e anniversaire de l’incorporation de la Ville de Hearst, en 2022, et misera plus sur la diversité culturelle que sur la prédominance française. 

Le parc des cultures doit couter 125 000 $. Patrimoine Canada pourrait financer une partie du projet, la zone d’amélioration commerciale du centre-ville (le BIA) a engagé 10 000 $. Un fonds pour la revitalisation des centres-villes a déjà financé l’arbre.

Reconnaissance territoriale

Mettre en valeur le multiculturalisme de Hearst était prévu en 2015. «À Hearst, il y a eu des Slovaques, des Finlandais, les Autochtones qui ont contribué au développement de notre communauté», disait le président des Amis de la Francophonie de Hearst, Fabien Hébert, au Voyageur, à l’époque. Trois plaques d’interprétation seront installées. 

«Dans le concept du parc, en 2015, la présence autochtone était surtout soulignée par différentes végétations, rappelle le directeur municipal Yves Morissette. Il y avait du cèdre, de la sauge… On trouvait que ce n’était pas assez évident. La fleur de lys [structure centrale du parc] a été remplacée par la tortue», symbolisant le continent nord-américain dans plusieurs cultures autochtones. 

Entre le plan original et la construction, il faut dire qu’il y a eu le rapport de la Commission sur la vérité et la réconciliation, qui porte sur la réalité des pensionnats autochtones. Il a résolument eu une incidence sur l’évolution du parc. 

Hommage à la courtepointe hearstéenne

Au centre de la tortue, un arbre conçu par l’artiste Laurent Vaillancourt montrera les nationalités d’origine des Hearstéens et Hearstéennes des 100 dernières années. Une soixantaine de pays seront représentés et leur nom sera «écrit dans leur langue d’origine», précise Yves Morissette. «Par exemple, pour Finlande, il y aura Suomi.» 

Un concepteur de Hearst

Le parc est l’œuvre de l’artiste Laurent Vaillancourt, formé en aménagement. Il est particulièrement fier de l’arbre des nations et qu’il repose sur le dos de la tortue si importante dans les cultures autochtones. «À Hearst on n’a pas besoin d’un gros drapeau pour s’affirmer», dit-il. L’artiste, très engagé dans la préservation du patrimoine de sa ville natale, ajoute que si certaines nationalités ne sont plus présentes à Hearst, leur fibre fait toujours partie de la courtepointe locale.

L’aménagement du parc devrait être complété en aout et la Ville de Hearst célèbrera le centenaire de son incorporation en 2022.  

Le parc des cultures, de 15 mètres sur 20 mètres (50 sur 70 pieds), sera aménagé en plein centre-ville, à l’angle de la 9e rue et de la rue George, où se trouvait autrefois l’hôtel Queen’s.