Une partie de la bibliothèque du CFOF qui sera transféré à la Place des Arts. Au fond, le portrait du fondateur, le père Germain Lemieux.
Une partie de la bibliothèque du CFOF qui sera transféré à la Place des Arts. Au fond, le portrait du fondateur, le père Germain Lemieux.

Le CFOF en double transition

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur

La pandémie n’a pas empêché le Centre franco-ontarien de folklore (CFOF) de poursuivre plusieurs de ses activités. Cependant, les membres avaient aussi des questions sur le déménagement à venir à la Place des Arts lors de l’assemblée générale annuelle du 16 septembre.

Le directeur, Patrick Breton, a commencé son rapport en disant : «Malgré la pandémie, on a offert une programmation assez complète». 

Les activités incluent le festival de contes de 2020, la formation en Langue des signes du Québec pour douze conteurs, le projet d’histoire de mascottes avec 31 écoles et le projet de numérisation avec l’aide de DigiHub, entre autres. 

De plus, 460 personnes ont vu la vidéo pour la fête des Rois, 549 celle pour les chansons à répondre lors de la St-Jean et 60 personnes ont écouté Boucar Diouf lors de Franco-Parole III, une présentation conjointe avec le Carrefour Francophone et l’Université libre du Nouvel-Ontario.

Patrick Breton se dit heureux de pouvoir inviter de plus en plus de conteurs franco-ontariens pendant le festival Les vieux m’ont conté. Pendant les premières années, il avait invité davantage de conteurs du Québec et des vieux continents. 

L’année à venir risque d’être tout aussi occupée. Le CFOF fêtera ses 50 ans le 14 février 2022. Une collaboration autour de l’œuvre de la Bolduc est en préparation et le déménagement à la Place des Arts (PdA) est imminent.

On ne peut pas tout emporter

Aucune date précise n’a encore été arrêtée pour le déménagement des organismes membres dans la Place des Arts. Le CFOF travaille en ce moment avec la date du 1er décembre, mais elle n’est pas fixe.

En réponse à une question sur la différence de cout entre la location de locaux à l’Université de Sudbury et la Place des Arts, le trésorier du conseil d’administration, Alain Richard, dit estimer qu’il leur en coutera environ 5000 $ de plus par année. Le loyer sera plus élevé, mais il y aura sans doute des économies sur d’autres services, comme l’internet et le téléphone. 

Il ajoute que le Centre est parvenu à faire des économies depuis 2015 pour atténuer les effets de cette augmentation et surtout pour payer le déménagement.

Patrick Breton précise que la bibliothèque et les archives seront transférées à la PdA, mais qu’il n’y a pas assez de place pour tous les objets qui ont été donnés au CFOF au cours des années. Il explique que le Centre n’est pas reconnu comme un musée, alors il ne reçoit pas les fonds qui lui permettrait d’entreposer adéquatement les barattes à beurre, les gramophones et autres antiquités. Elles devront rester dans leur local à l’Université de Sudbury pour l’instant. Ils sont par contre en train de faire la numérisation en trois dimensions de certaines de celles-ci.

Un ancien membre du conseil d’administration a expliqué son désaccord avec le déménagement à la PdA. Paul Laverdure aurait préféré que le CFOF reste dans l’établissement où il a été fondé par le père Germain Lemieux. Il espère que la collaboration entre les deux institutions se poursuivra sans embuches.