Ça tourne à St-Pierre et Miquelon + Le Club Vinland

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur

Ça tourne à St-Pierre et Miquelon

Charmante comédie pas si drôle que ça, ce sont surtout les paysages qui nous restent en mémoire après avoir écouté Ça tourne à St-Pierre et Miquelon

La comédienne Céline Mauge est tout excitée de pouvoir faire un film avec le légendaire réalisateur Milan Zodowski. Rapidement, elle se rend compte que le réalisateur n’a pas de plan. Il reste enfermé dans un cabanon, attendant on ne sait quoi. La vérité sortira éventuellement et elle changera la vie de Céline.

Il ne faut pas s’attendre à rire à gorge déployée, mais les personnages et les situations sont comiques. Les comédiens vendent leur salade à merveille. L’histoire est relativement simple, mais efficace.

Le film a deux liens avec Sudbury. La comédienne Caroline Raynaud y tient un petit rôle et le directeur de la photographie est nul autre que Mathieu Séguin, de Field.

Si vous êtes à court de films en français, Ça tourne à St-Pierre et Miquelon vaut le détour.


Le Club Vinland

Le Club Vinland est un hommage réussi aux enseignants qui changent des vies malgré l’adversité.

Émile arrive dans un pensionnat dans Charlevoix. Il se retrouve dans la classe du frère Jean, un mordu d’histoire qui a étudié avec un archéologue américain. Le frère Jean est convaincu que le récit du Vinland, laissé par les Vikings, décrit le fleuve Saint-Laurent. Il se sert de cette passion pour enseigner plus que la religion et l'obéissance aux jeunes hommes, au grand dam de ses supérieurs.

Le récit commence lentement. On a l’impression au début qu’il s’agit d’un film historique sans grandes ambitions. On y retrouve les règles strictes de la religion catholique, un pensionnat pour garçon, des préadolescents difficiles, un professeur brillant et ambitieux, un directeur adjoint intransigeant. 

Avant la fin, le scénario part dans une nouvelle direction — plus ou moins prévisible — qui change totalement notre perception de ce que l’on veut nous raconter.

Ça reste un film historique, mais il sort des drames romantiques qui sont habituellement populaires au Québec. On a surtout affaire à un film qui s’inscrit dans l’esprit de révolution qui naissait au Québec dans l’après-guerre et qui fait les louanges de ces adultes qui savent que les enfants aiment apprendre et découvrir.

Je vous le recommande, si c’est votre type de film.