École secondaire catholique Algonquin

50e de l’És.c Algonquin Une fin de semaine de retrouvailles

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur
L’École secondaire catholique Algonquin a été une véritable plaque tournante la fin de semaine dernière pour des activités des Retrouvailles du 50e anniversaire de la toute première école secondaire de langue française de North Bay. Plus de 500 membres de la famille des anciennes Baronnes et des anciens Barons ont participé à la cérémonie d’ouverture, au vins et fromages, aux activités sportives, au spectacle des Anciens du Café Chantant et à la soirée sociale et dansante de l’école.

Le Voyageur a profité de ce rassemblement pour obtenir quelques témoignages d’anciens élèves et professeurs.


« «Je trouve que les chanteurs du Café Chantant ont été formidables. C’est une grosse différence de 30 ans passés. Il y a eu beaucoup de talent ici. L’édifice parait très différent aujourd’hui et de voir la disparition de certaines sections de l’école. Je ne savais pas que la cafétéria avait été déménagée et rénovée. Je retiens de beaux souvenirs des amies que j’ai faites ici à l’Algonquin.» »
Nicole Gatien, diplômée 1983

« «C’est une grande transformation avec les élèves de la 7e et de la 8e année à l’Algonquin. Je crois que c’était une très bonne idée. Les rénovations de l’école et de la cafétéria sont très belles. Par contre, c’est différent de voir la cafétéria sur le premier étage et je manque aussi l’ancienne passerelle qui existait dans le temps que nous avons été à l’Algonquin. Mon plus beau souvenir, c’est les amies que j’ai faites. Je suis encore amie avec elles. On a fait beaucoup de sports ensemble.» »
Julie Hébert, diplômée 1984

« «Comme tout, ça change. L’école s’est réinventée physiquement, structurellement à maintes reprises. Même avant mon temps, il y a eu des additions. La direction a essayé de trouver des formules qui desservent mieux les élèves, les parents et la communauté. J’en ai découvert quelques nouveaux en coulisse. L’auditorium aussi, dans toute la transformation, a eu à évoluer avec le temps, avec les différents changements et avec les différentes demandes que les spectacles ont eues à travers les années.«Le monde ne sait pas c’est quoi monter trois niveaux d’escaliers tous les jours. J’espère que les élèves d’aujourd’hui apprécient leur cafétéria, parce que ça n’a pas de bon sens comment ils sont gâtés, comparé à avoir besoin de monter au 3e étage, mais pas par l’autre 3e étage. Si t’avais un cours au troisième, il fallait que tu descendes, que tu traverses et que tu remontes pour aller acheter ton diner. Mon plus beau souvenir ici, c’est l’estrade. Le montant de beaux souvenirs, de belles expériences, à me découvrir et juste à me lâcher loose sur cette estrade-là. À trouver un respect de mes collègues de classe, parce ce que je pouvais exprimer sur l’estrade.» »
Jules-Pierre Fournier, diplômé 1999

« «C’est un chemin touchant, une expérience humaine comme enseignant d’avoir connu les élèves avec tout le talent qu’on ne savait pas qui était entre nos mains. On les voit aujourd’hui, des années après, du talent qu’on voit muri, qu’on voit des adultes aujourd’hui, qui ont fait leur route et qu’on espère qu’on a contribués ou encouragés. Un peintre voit son travail se faire chaque jour. Il le voit devant lui à mesure que ça se réalise. Comme enseignant, tu lances et c’est des années après que tu en voies les fruits.«J’ai deux beaux souvenirs. Le premier est par rapport à de jeunes hommes qui voulaient se lancer dans une équipe de gymnastique. On commence à pratiquer et on se lance. Onze ans plus tard, les gymnastes ont gagné le trophée du championnat provincial à North Bay. Le deuxième serait les défis que les jeunes me lançaient. Ils me disaient souvent, “monsieur, on fait une cueillette de nourriture à North Bay et on fait du porte-à-porte, pourquoi que l’on n’irait pas dans un pays du tiers-monde”. C’est une élève de 15 ans qui me lance cette idée. Ma seule réponse était “Lune!”. Mais 13 voyage plus tard à Kingston en Jamaïque à bâtir des maisons et une école. Je les vois aujourd’hui, certains des pharmaciens ou autres, et on se retrouve aujourd’hui à parler de nos expériences en Jamaïque. Comment les jeunes font grandir leur prof avec leurs rêves et ça se réalise.» »
André Corbeil, professeur de 1970 à 2000