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jeudi, 20 juin 2019 09:57

Une délégation de la 22e Escadre aux cérémonies du jour J en Normandie

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La lieutenante Marie-Pierre Dion aux cérémonies de la bataille de Normandie. La lieutenante Marie-Pierre Dion aux cérémonies de la bataille de Normandie. Photos : MCpl PJ Letourneau, Galerie d’imagerie des Forces canadiennes
Hornell Heights et Normandie — Deux membres de la Base des Forces canadiennes de North Bay, Marie-Pierre Dion et Andy Carr, ont participé aux cérémonies de commémoration du 6 juin pour le 75e anniversaire de la bataille de Normandie en France, aussi connu sous le nom de jour J. La lieutenante et le sergent de la 22e Escadre ont fait partie d’un contingent de près de 150 militaires canadiens qui se sont présentés sur les lieux de l’une des plus importantes opérations alliées de la Deuxième Guerre mondiale.

Le 6 juin 1944, un peu plus de 350 000 soldats et membres du personnel naval de nombreux pays alliés, dont le Canada, ont fait partie de l’une des offensives les plus impressionnantes jamais entreprises. L’objectif était de reprendre des territoires français contrôlés par des forces allemandes. L’intervention a été une réussite et, après plus de sept décennies, les membres de plusieurs régiments, de diverses bases militaires et quelques anciens combattants canadiens toujours vivants se sont rassemblés sur la plage Juno pour rendre hommage à ceux et celles qui ont fait le sacrifice ultime.

Au retour d’Europe de la lieutenante Dion, Le Voyageur a recueilli son témoignage et ses impressions des cérémonies et des évènements auxquels elle a participé.

Que signifie pour vous de représenter la 22e Escadre à Normandie?

«Je suis très impressionnée et très heureuse d’avoir été choisie. Pour moi, c’était quelque chose de tout nouveau. J’essaie d’expliquer à certaines autres personnes, je suis québécoise et dans le fond, toujours vécue au Québec. Je trouve que dans l’éducation au Québec, on en parle très peu de ces évènements-là. On parle très peu des Canadiens qui sont morts lors de la Deuxième Guerre mondiale. Alors pour moi, je suis allée vraiment pour essayer d’avoir un meilleur sentiment de qu’est-ce que ça représentait à ce moment-là et de me sentir un peu plus canadienne dans tout ça. Je suis une jeune officière et je viens tout juste de rentrer [malgré que je ne suis pas jeune]. Pour moi, c’était encore plus impressionnant de voir des gens qui avaient été sélectionnés, même si c’était des gens que ça faisait dix ans qu’ils sont dans les forces.»

Comment avez-vous réagi lorsque vous avez vu les anciens combattants de retour sur le site de cette bataille?

«Il y a eu de très beaux moments, dont un dont je me souviens surtout. C’était lors de la première cérémonie, lorsqu’il y a eu un coup de canon. On pouvait voir des vétérans qui sursautaient toujours et qui sont devenus très émotifs par rapport à ça. On peut imaginer comment ç’a été dur pour eux lorsque, après 75 ans, ils ont réagi comme ça. Si on parle de Juno, ils sont tous devenus très émotifs aussi parce qu’ils ont eu la chance de descendre sur la plage, même s’ils sont en chaise roulante. On pouvait voir que pour eux, ce sont des souvenirs qui étaient très touchants de pouvoir revenir à un endroit comme ça. Je pense de voir tous les Canadiens être sur la plage à regarder et s’imaginer ce que ça pourrait être il y a 75 ans, c’est vraiment très impressionnant.»



Quelles sont les leçons à retenir de ces combats d’autrefois?

«Je crois à l’importance dans le fond de se rappeler. Il y a beaucoup de commémorations qui ont été faites. Ç’a été mentionné à plusieurs reprises comment on doit passer cette information aux générations futures. Un vétéran à qui j’ai parlé m’a dit : “Oui, nous on a passé à travers, mais maintenant, ce qu’on veut, c’est de s’assurer que toutes ces générations ensuite vont se rappeler par quoi on a dû passer pour vivre comme on vit présentement”. Je pense que c’est ça qui est le plus important, de se rendre compte comment, en tant que Canadiens, on est heureux ici. On a une belle vie finalement grâce à eux. Il faut s’en rappeler pour que le monde continue à penser qu’il faut continuer à faire des efforts pour que ça reste de cette façon-là.»

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Lu 1540 fois Dernière modification le jeudi, 20 juin 2019 10:05
Éric Boutilier

Correspondant

North Bay et Nipissing

Sports

eric.boutilier@levoyageur.ca

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