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mardi, 28 mai 2019 10:36

Le vieux rêve d’Émile Guy réalisé

Écrit par  Rachel Barber


Même si Paul Lefebvre est un avocat de formation, il s’intéressait beaucoup à la question de la visibilité des médias francophones dans le Nord de l’Ontario. Avant d’acheter le journal Le Voyageur, M. Lefebvre possédait déjà la station Le Loup FM et avait récemment fondé L’Express de Timmins. Ce n’est qu’après avoir approché à plusieurs reprises le propriétaire du journal sudburois, Réjean Grenier, que celui-ci a accepté de lui vendre le journal Le Voyageur, en 2011.

La voix du Nord

Au début, l’intérêt de M. Lefebvre pour les médias francophones pouvait être expliqué par l’importance qu’il associait à la communication dans les communautés de langue minoritaire.

«Pour moi, c’est plus qu’un média, c’est une ligne de communication à la communauté, qui est très importante. Quand j’ai acheté Le Loup, elle était détenue par un groupe de radios anglophones, puis elle n’avait pas l’importance et l’amour qu’elle méritait. À Timmins, il n’y avait pas de journal francophone. Pour moi, une communauté qui ne peut pas se voir ou s’entendre, elle est à risque. C’était plutôt un enjeu communautaire qui était d’importance et personne d’autre ne voulait le faire, donc je l’ai fait», explique-t-il.

Selon lui, Le Voyageur était en bon état quand il l’a acheté. Il était bien géré par une équipe locale qui réussissait à remplir son mandat. Cependant, M. Lefebvre s’était fixé un but : de mettre les bureaux de la radio et du journal francophone sous un même toit pour ensuite régionaliser ces médias à travers du Nord de l’Ontario.

«L’objectif, c’était de répandre et d’avoir un journal francophone dans tout le Nord de l’Ontario, que les francophones peuvent se voir dedans. On voulait faire en sorte qu’on crée un journal qui parle du local puis qu’on parle de l’Ontario en même temps, comme on a réussi à faire», souligne-t-il fièrement.

Ce même désir habitait le fondateur du journal, Émile Guy. Ce dernier a d’ailleurs félicité M. Lefebvre pour être parvenu à réaliser son vieux rêve.

Il partage également que c’est la régionalisation du journal qui est la réalisation dont il est le plus heureux. «La régionalisation a pris beaucoup d’énergie et un investissement pas mal important également. Donc, celle-ci a pris du temps, mais je suis très heureux qu’on peut faire en sorte que les francophones du Nord de l’Ontario peuvent se voir dans leur journal», indique M. Lefebvre.


Paul Lefebvre et Émile Guy — Photo : Archives


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Lu 2032 fois Dernière modification le mardi, 28 mai 2019 11:37

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