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lundi, 06 mai 2019 15:37

Longue tradition en éducation

Écrit par  Camille Contré


L’Université de Sudbury et l’Université Laurentienne font partie du décor de la ville de Sudbury depuis si longtemps qu’on en oublie parfois que le parcours, de leur création à aujourd’hui, n’a pas toujours été facile.

Le Collège Sacré-Cœur a été créé en 1913 et deviendra l’Université de Sudbury en 1957.

En 1960, l’Université Laurentienne a été fondée grâce à l’amalgame de plusieurs petits collèges, dont le Collège Sacré-Cœur. La fondation de l’Université de Sudbury a été un point majeur dans la création de la Laurentienne. Bien que l’Université de Sudbury était ouverte aux étudiants de toute religion, elle demeurait confessionnelle, ce qui signifiait qu’elle ne pouvait recevoir de subvention du gouvernement.

Lors de son 25e anniversaire, une grande rencontre — appelée «Le Rendez-vous ‘85» — a été organisée et les 17 000 diplômés avaient la chance d’y participer. La rencontre était constituée d’une soirée de variété, au pub, et d’un banquet gala. Jean Marc Dalpé était l’un des intervenants pendant l’évènement.

L’École des sciences de l’éducation est née parce que l’École normale d’Ottawa ne pouvait répondre à la demande des candidat.e.s qui voulaient suivre la formation à l’enseignement et qu’il y avait une pénurie d’enseignants francophones dans les régions éloignées et rurales de l’Ontario. Elle ouvrira ses portes en septembre 1963.

Dans l’article reproduit ci-dessous, réalisé pour le 40e de l’Université Laurentienne, on aborde l’innovation que l’université avait connue au cours des dernières années, son désir d’être connue comme une université de plus grande réputation ainsi que le souhait de créer une faculté de médecine à Sudbury.

Nous avons également repris deux extraits de textes sur l’histoire du Collège Sacré-Cœur et sa transformation vers l’Université de Sudbury, publiés dans un numéro spécial en 2013, pour le 100e anniversaire de fondation du Collège Sacré-Cœur.

par Camille Contré



25 octobre 2000

Développement de l’Université Laurentienne : Jean Watters parle des accomplissements



par Philippe St-Pierre

«Nous nous sommes donnés comme mandat d’être l’université la plus innovatrice en Ontario et nous prenons les mesures nécessaires pour réaliser notre objectif.» C’est en ces mots que le recteur de l’Université Laurentienne, Jean Watters, explique le défi de taille qu’il s’est donné lors de son entrée en fonction en 1998.

M. Watters explique que trois objectifs étaient particulièrement visés lors de son embauche. «Le recrutement des étudiants était au cœur de mes préoccupations et je crois que nous avons fait un bon bout de chemin en ce sens. En deuxième lieu, nous devions augmenter la qualité des étudiants que nous recrutons et c’est ce que nous avons fait en augmentant la moyenne générale nécessaire pour être admis à la Laurentienne. De plus, j’ai toujours cru que l’épanouissement de notre institution post-secondaire passait par l’innovation et les développements des nouvelles technologies. Le projet d’ordinateurs portables sans fil que nous développons présentement est la preuve que nous avons des attentes d’envergure face à cette technologie», pense M. Watters.

Visibilité accrue

Selon celui-ci, les changements dans les critères d’admissions auront comme conséquences de donner une plus grande notoriété à l’établissement. «J’ai comme principe que si un étudiant n’est pas accepté à l’Université de Toronto, il ne peut être admissible ici non plus. C’est de cette façon que l’on se construit une réputation. Même si nous avons dû refuser plusieurs étudiants cette année et devrons probablement le faire l’an prochain, le jeu en vaut la chandelle», selon M. Watters.

Bien que plusieurs réalisations avaient vu le jour à la Laurentienne, M. Watters souligne que d’autres projets pourraient peut-être aller de l’avant, mais que les rouages de l’administration sont tels qu’il est parfois difficile de faire bouger les choses rapidement. «Les choses bougent lentement et parfois trop à mon goût. Je me dis cependant que la situation des autres universités est semblable à la nôtre et qu’il faut suivre les procédures. Cependant, depuis la création d’un poste de vice-recteur aux Affaires francophones, plusieurs dossiers avancent rapidement», informe M. Watters.

Un souhait : une école de médecine

Côté innovation, le recteur francophone a un souhait en tête : la création d’une école de médecine virtuelle. Ce dernier croit que l’impact d’une telle école à la Laurentienne aurait des conséquences plus que positives sur la visibilité de l’institution. «Nous savons tous qu’une école de médecine branchée serait un atout de taille. Bien sûr, des dizaines de nouveaux étudiants s’ajouteraient, mais il y a aussi tout l’aspect logistique de réaliser des avancées technologiques majeures dans ce domaine», pense M. Watters.

Celui-ci souligne cependant que le dossier est fortement politisé et que la décision repose en grande partie sur les élus. Il estime d’ailleurs qu’il en coûterait entre 12 et 20 millions $ pour établir une école de médecine à Sudbury en collaboration avec l’Université Lakehead.



25 septembre 2013

Naissance du Collège du Sacré-Cœur




Le Collège Sacré-Cœur — Photo : Archives

Le rêve d’établir un collège à Sudbury circule dans la région depuis plusieurs années. En 1886, le père Hormidas Caron s.j., curé de la paroisse Sainte-Anne, achète 300 acres de terrain du Canadien Pacifique en vue d’établir un collège. Des achats de terrain se poursuivent pendant une quinzaine d’années.

En 1888, 112 acres sont achetées par le père Louis Côté et en 1902, 20 lots adjacents au lac Ramsey sont achetés par le père Toussaint Lussier.

En 1905, Mgr David Joseph Scollard, l’évêque titulaire du diocèse de Sault-Ste-Marie, donne l’approbation au père Édouard Lecompte s.j., supérieur de la mission canadienne des Jésuites, d’établir une telle institution.

En 1909, l’avocat Caron fait circuler une pétition auprès de diverses autorités gouvernementales et ecclésiastiques en faveur d’un collège classique dirigé par les pères jésuites.

Le 25 mars 1912, la construction du nouveau collège à Sudbury, sur le site réservé à cette fin par les pères jésuites à l’angle de l’avenue Notre-Dame et de la rue Kathleen, est autorisée par le général des Jésuites à Rome. Le 25 août, Mgr Scollard bénit la première pierre.

En 1913, le Collège du Sacré-Cœur est fondé en tant que collège classique francophone pour garçons et offre des programmes de niveau secondaire ainsi que de premier cycle universitaire.

L’intention était d’assurer aux Canadiens français de l’Ontario-Nord la survivance et l’épanouissement de leur langue, de leur culture et de leur religion.

Adoptée par l’Assemblée législative de l’Ontario le 20 avril 1914, la Charte du Collège du Sacré-Cœur accorde le droit de fonder, entre autres, une université à Sudbury et ailleurs en province.

L’Université de Sudbury à l’époque

Au cours des années 1940, les autorités du Collège du Sacré-Cœur commencent leurs démarches pour établir une université catholique à Sudbury. En 1941, le supérieur provincial des Jésuites du Canada français donne l’approbation au père Guy Courteau, recteur du Collège, de poursuivre le projet.

Cependant, en 1944, le maire de Sudbury Bill Beaton annonce ses plans de créer «the University of Northern Ontario». Le père Courteau décide d’attendre plus tard pour faire avancer son projet, de peur que celui-ci s’associe au projet du maire et qu’on fonde une université unilingue anglophone.

En 1953, le recteur P. Alphonse Raymond apprend de son prédécesseur, le père Philippe Leduc, que la charte d’incorporation du Collège, datant du 20 avril 1914, accordait au Collège le droit de fonder une université.

En octobre 1955, l’idée de fonder une université est relancée par le père Raymond et le conseil d’administration du Collège décide d’appliquer les droits de la charte de 1914.

Le 3 avril 1957 voit l’approbation du bill 35 par l’Assemblée législative. Cet acte permet le changement de nom à «Université de Sudbury». La province de l’Ontario accorde l’incorporation de l’Université de Sudbury et cette année marque le début de deux programmes qui s’offrent encore à l’Université de Sudbury aujourd’hui : philosophie et sciences religieuses.


L'Université de Sudbury lors de sa contruction — Photo : Archives


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