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jeudi, 21 mars 2019 15:22

Les ouaouarons de La Nuit sur l’étang

Écrit par  Camille Contré


La 46e Nuit sur l’étang aura lieu cette fin de semaine. On rendra hommage à celui que l’on pourrait nommer le premier auteur-compositeur-interprète professionnel de l’Ontario français et qui a plus d’une fois participé à la «folie collective d’un peuple en party»; Robert Paquette.

Créée en 1973, la Nuit sur l’étang présente depuis les débuts des artistes qui expriment leur fierté d’être franco-ontarien. Le premier spectacle couronnait le Congrès franco-parole par un mélange de théâtre, de musique, de poésie et de peinture. Les pères de cet évènement sont, entre autres, Gaston Tremblay, Réjean Grenier et Fernand Dorais. C’est d’ailleurs ce dernier qui a lancé l’idée d’en faire un party.

Fait intéressant, à partir de la troisième édition de la Nuit sur l’étang, une particularité sonore s’est ajoutée au spectacle : le chant des ouaouarons.

Au fil des ans, de nombreux artistes ont été invités à participer à ce spectacle, dont CANO, Michel Paiement, Swing, Stef Paquette...

En 1998, la Nuit sur l’étang a célébré son 25e anniversaire, en 2013, son 40e. Vous pouvez revoir à travers les articles reproduits ci-dessous l’évolution de cet évènement annuel franco-ontarien.

par Camille Contré



11 mars 1998

Un Gala à la saveur des premières Nuits



par Patrick Breton

Le Gala de La Nuit sur l’étang, qui avait lieu vendredi soir dernier, avait des allures d’antan. Les artistes n’étaient pas déguisés à la mode des années 1980 et les décors étaient tout ce qu’il y a de plus normal pour l’occasion. Toutefois, l’ambiance et le déroulement du spectacle ont rappelé de vieux souvenirs à plusieurs.

En effet, les spectacles musicaux ont succédé à des pièces de théâtre et des extraits de poésie, comme lors des premières Nuits. En plus, on pouvait y entendre régulièrement les chants de ouaouarons, particularité sonore de la Nuit (qui sont apparus lors de la troisième édition de l’événement, nous a informé Réjean Grenier, lors du Gala). Melanie Sinclair (Melanie de la Nuit), présidente de l’exécutif étudiant de la Nuit, estime que la soirée s’est très bien déroulée : «Quelqu’un m’a dit qu’on avait réussi à reproduire l’ambiance de la première Nuit. Quant à moi, c’est un retour aux sources réussi, car c’est ce qu’on voulait faire».

Jacqueline Gauthier, directrice générale de la Nuit, abonde dans le même sens : «Pendant les 25 ans de la Nuit, on a toujours eu un bon spectacle, mais l’âme de la Nuit manquait quelquefois. Cette année, avec le Gala, je pense qu’on l’a retrouvée. Aussi, le spectacle de la Nuit est notre spectacle, car il est composé d’artistes franco-ontariens. C’est ça, la Nuit».

Mme Gauthier est également satisfaite des choix du jury pour les différents prix remis traditionnellement au Gala. «Tout le monde que j’ai rencontré a approuvé les choix des gagnants des différents concours». À ce sujet, Melanie de la Nuit précise que, de son côté, le comité de La Nuit a créé ses propres prix «L’étang de la Nuit», un Temple de la renommée : «Nous, on voulait remercier les techniciens, les organisateurs et toutes les personnes qui travaillent au spectacle. Ce sont des prix pour les membres de la famille de la Nuit, si on veut». Ainsi, ce Temple de la renommée de la Nuit compte parmi ses premiers membres le musicien Robert Paquette (dans la section artiste), Claude Faucon (au niveau de la technique), Gaston Tremblay au sein des organisateurs et l’Université Laurentienne dans la section «Ami de la Nuit».


Le Gala a reconnu les personnes qui ont organisé la Nuit au cours des années. À l’avant se trouvent André Beaudry (représentant l’Université Laurentienne), Marcel Vaillancourt et Michael Gallagher. À l’arrière : Carole Beaulieu, Richard Malette, Gaston Tremblay, Jacques (Coco) Lozier, Gino St-Jean, Marie-Elisabeth Brunet, Paul J. Deniers, Réjean Grenier, Marcellin Lefebvre, Jacqueline Gauthier et Luc Poulin. Cinq autres personnalités au même mérite étaient absentes : Nicole Boivin, Robert Houle, Fernand Lozier, Alain Michaud et Daniel Asselin. — Photo : Patrick Breton



27 mars 2013

Une Nuit de 40 ans



par Nicole Lortie

Pour les organisateurs de la Nuit sur l’étang, ce fut mission accomplie. En effet, dans le cadre des festivités du 40e anniversaire de la Nuit et de Prise de parole, qui fêtait également ses 40 ans, les jours… et les nuits étaient à la fête.

Nuit émergente

Le spectacle la Nuit émergente, qui présentait la relève artistique franco-ontarienne, était présenté à guichets fermés. «Le spectacle de la Nuit émergente nous a permis de constater l’énorme talent de notre relève artistique», de dire Joël Lauzon, directeur des Concerts La Nuit sur l’étang. «L’emphase sur les jeunes est importante afin de développer les capacités nécessaires pour continuer la poussée fulgurante de nos talents franco-ontariens.»

En effet, dans la foulée des prix Trille Or, alors que Stéphane Paquette et Tricia Foster, tous deux du Nord ontarien, ont remporté des prix prestigieux, l’importance des liens intergénérationnels à travers la communauté artistique est évidente, car ils se doivent d’être nourris et dorlotés grâce à des évènements rassembleurs tels la Nuit sur l’étang. Gala des retrouvailles

Lors de cette rencontre où les participants pouvaient voir une exposition photo et médiatique du cheminement de la Nuit sur l’étang à travers les décennies, le prix du Nouvel-Ontario, qui traditionnellement était remis à un artiste pour sa carrière et sa contribution à la culture nord-ontarienne, a été remis à deux artistes pour l’ensemble de leur œuvre, soit le sculpteur Laurent Vaillancourt et le romancier et poète Gaston Tremblay. «C’est grâce à une certaine ténacité et à la persévérance que j’ai réussi à rayonner dans mon milieu et à travers tout l’Ontario», de dire M. Vaillancourt.

Les Chantiers de la Nuit

Les organisateurs ont inclus une formule qui s’est avérée gagnante à la Nuit sur l’étang. «Afin de mettre l’accent sur nos jeunes, nous avons préparé des ateliers pour les jeunes qui, traditionnellement, aimaient passer la nuit blanche après le spectacle, dit M. Lauzon. Nous avons donc eu des ateliers sur le conte, la poésie, la performance, le slam et la photographie qui étaient offerts aux jeunes de Timmins qui sont venus vivre l’expérience de la Nuit. Tant qu’à avoir avec nous ces jeunes créateurs, on ne va pas les faire dormir, mais plutôt créer ensemble.»

À la suite de cette nuit de création, les jeunes ont eu l’occasion de présenter leurs œuvres, leurs démarches et leurs découvertes lors du brunch du dimanche. «C’est devenu un peu le syndrome de l’expression. Quand tu ouvres la porte, l’inspiration vient», de conclure celui-ci.

Prise de parole

Pour la directrice de la maison d’édition Prise de parole, denise truax, ces festivités étaient imbues de fierté. «Je ne peux pas être plus émue lorsque je constate toute l’énergie de la création en musique, parole et poésie que l’on a pu constater durant les trois derniers jours. Je me sens bien gâtée d’avoir été spectatrice et participante à cet évènement.»

Elle souligne d’ailleurs la qualité du spectacle présenté samedi soir. «Ce fut une belle brochette des 40 ans de musique franco-ontarienne. C’est à partir d’une création solide et durable de toutes les générations qui se retrouvaient sur scène. La relève se fait autant en parole qu’en musique.»


La grande finale de la fête du 40e avec de nombreux artistes qui ont interprété Moi j’viens du Nord. — Photo : Daniel Aubin


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