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jeudi, 06 septembre 2018 15:19

Créer son emploi d’été

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Le 31 aout, Katiya Gareau-Jones a occupé un kiosque lors de l’un des marchés des fermiers à Nipissing Ouest, devant le restaurant Twiggs. Le matin, elle a reçu quelques conseils de dernière minute de la part de l’agent d’expansion commerciale – Entrepreneuriat du CRA, Imran Bagha. Le 31 aout, Katiya Gareau-Jones a occupé un kiosque lors de l’un des marchés des fermiers à Nipissing Ouest, devant le restaurant Twiggs. Le matin, elle a reçu quelques conseils de dernière minute de la part de l’agent d’expansion commerciale – Entrepreneuriat du CRA, Imran Bagha. Photo : Julien Cayouette
Sudbury — Quatre jeunes francophones ont reçu l’aide du Centre régional des affaires (CRA) de Sudbury afin de démarrer et exploiter une petite entreprise au cours de l’été par l’entremise du programme Entreprise d’été de l’Ontario. Chacun a reçu une bourse pouvant aller jusqu’à 3000 $ pour démarrer son entreprise. L’une des participantes, Katiya Gareau-Jones, assure qu’elle n’aurait pas pu le faire sans la bourse remise par le CRA. «C’était beaucoup d’argent.»

Les jeunes entrepreneurs reçoivent également de la formation. Ils ont entre autres appris à gérer leur temps, comment faire la promotion de leur entreprise sur Facebook et en personne et créer un plan d’affaires. La promotion du programme se fait par de la publicité et en personne dans les institutions secondaires et postsecondaires, mais l’agent d’expansion commerciale – Entrepreneuriat du CRA, Imran Bagha, indique qu’il reste de l’argent chaque année. «Il y avait sept élèves cette année. L’année dernière, c’était huit ou neuf. Mais, pour la ville de Sudbury, nous avons douze places.»

Le Voyageur a pu parler à deux des quatre jeunes entrepreneurs francophones (ci-dessous). Parmi ceux que nous n’avons pas pu rejoindre, il y a Charles de la Riva, élève du Collège Notre-Dame, qui a une entreprise de vente de matériel de sports de raquettes : That’s my Racquet. Il est le seul distributeur de produits Harrow à Sudbury.

L’autre est Calin Ranger, finissant de l’École secondaire Macdonald-Cartier et qui était en route pour étudier à Kingston. Avec son entreprise CCC Store, Calin était fournisseur de sucre pour barbe à papa lors de diverses activités et festivals cet été, dont le Poutine Fest. Il vendait aussi de cette friandise à Science Nord et pour des activités privés ou communautaires.


Philippe de la Riva
Collège Notre-Dame
Première année d’exploitation de Pre-loved Golf Balls


Son entreprise
Je vends de balles de golf usagées que je plonge pour aller chercher. [J’ai accès au] lac qui est combiné au terrain de golf Idylwylde et Chelmsford Golf Course m’a donné la permission, j’ai un contrat là pour plonger. Je mets un wetsuit des souliers d’eau et des lunettes de natation pour ramasser les balles. J’ai aussi un [outil] pour les ramasser si je ne veux pas entrer dans l’eau.
Le terrain de golf garde 30 % des balles [pour les revendre eux-mêmes]. Home Hardware vend mes balles 1 $ chacune et me donne 50 ¢ la balle. Le magasin Klazine vend mes balles et aussi le restaurant Eddy’s. J’ai aussi distribué beaucoup de carte d’affaires.

D’où vient l’idée
J’ai regardé des vidéos de personnes qui le faisaient aux États-Unis. Parce que je suis un nageur compétitif, c’était quelque chose qui m’intéressait beaucoup. J’ai aimé ça beaucoup le faire seul.

La suite
Mon assurance est pour un an, donc je serais quand même capable de le faire le premier mois de l’été prochain et après prendre la décision si je veux renouveler mon assurance ou non.

Ce qu’il a appris de plus important
De toujours demander et tenter sa chance. Parce que si tu ne demandes pas, la réponse, c’est non. Si tu demandes, il y a une chance que la réponse soit oui.

Contact www.facebook.com/prelovedgolf/


Philippe de la Riva récupère les balles de golf envoyées dans les points d’eaux de deux terrains de golf de la région. — Photos : Courtoisie


Katiya Greau-Jones
École secondaire du Sacré-Cœur
Première année d’exploitation de KK’s Healthy Paws


Son entreprise
C’était de faire des traites pour les chiens et les chats. C’est tout naturel et fait par moi. J’ai trouvé la recette sur internet. [Je vendais] au Farmer’s market de la rue York chaque jeudi. Je pensais en vendre en ligne, mais c’était trop compliqué. La plus grande difficulté était de trouver comment garder les traites fraiches et que ça ne pourrisse pas. J’ai vendu beaucoup en juillet, près de 600 $ et des personnes venaient constamment en chercher.

D’où vient l’idée
J’avais cette idée parce que j’ai deux chiens et quand j’ai entendu parler du programme d’entreprise pour l’été, j’ai décidé d’en faire.

La suite
J’ai l’intention de continuer à en vendre cet hiver, mais pas beaucoup comme cet été en raison de l’école.

Ce qu’elle a appris de plus important
J’ai appris comment faire une business et comment ça marche, faire de nouvelle connexion et parler plus.


Un des produits de KK’s Healthy Paws — Photos : Courtoisie

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Lu 1626 fois Dernière modification le jeudi, 06 septembre 2018 15:32
Julien Cayouette

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