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jeudi, 30 août 2018 15:19

Deux visions opposées pour l’avenir de Temiskaming Shores

Écrit par 
Carman Kidd et Mike Woods Carman Kidd et Mike Woods Photo : Ville de Temiskaming Shores et Éric Boutilier
Temiskaming Shores — Le bulletin de vote pour déterminer le prochain maire de Temiskaming Shores aura seulement deux candidats. Les électeurs devront choisir entre Carman Kidd, le maire sortant, et Mike Woods,un résident de longue date, pour diriger cette ville nord-ontarienne au cours des quatre prochaines années.

Les deux candidats à la mairie ont différentes priorités pour améliorer le sort de la ville et la qualité de vie des résidents. M. Kidd mise sur la transformation de la municipalité en tant que noyau de services dans le district de Timiskaming, alors que M. Woods veut, pour sa part, réduire les dépenses municipales et diminuer la dette de cette ville de près de 10 000 résidents. Le Voyageur leur a posé la même série de questions.

Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter à la mairie?

C. Kidd : Je me présente à nouveau pour le poste de maire de la Ville de Temiskaming Shores, car j’aimerais assurer l’aboutissement de plusieurs projets. La Ville est un partenaire majeur avec l’aéroport régional d’Earlton et du district de Timiskaming. J’ai consacré beaucoup de temps et d’énergie pour l’obtention de subventions pour divers projets d’immobilisation, [dont des améliorations à la piste d’atterrissage et l’augmentation de nos capacités de ravitaillement,] ce qui va générer plus de recettes, plus d’activités et attirer une nouvelle clientèle dans notre région. De plus, je suis membre du groupe qui travaille sur le dossier de construction et de financement de logements pour les ainés.

M. Woods : J’aimerais me faire élire au poste de maire de Temiskaming Shores, car je crois qu’il y a beaucoup de gaspillage de l’argent des contribuables. Nous devons emprunter de l’argent pour des projets d’immobilisation et nous avons une dette de 9 millions $. De plus, les directeurs font au-dessus de 100 000 $ chacun et c’est trop pour un emploi de neuf à cinq. Ils ne sont pas des directeurs généraux d’une compagnie qui gagne des millions de dollars, mais ils profitent de nos impôts.

Que comptez-vous réaliser en tant que maire?

C. Kidd : Nous avons plusieurs développements majeurs prévus dans notre parc industriel Dymond et aussi dans le secteur commercial sur la promenade Grant d’ici les prochaines années. Nous avons consacré beaucoup de ressources pour l’infrastructure dans ces secteurs de la ville et je veux voir de nouvelles entreprises démarrer et créer des emplois dont nous avons besoin. J’aimerais aussi développer de nouvelles activités culturelles afin d’attirer des touristes. Nous avons une belle ville que trop peu de gens ont visitée.

M. Woods : Il faut se débarrasser des fonctionnaires du fameux Sunshine Club afin de pouvoir réduire nos impôts d’au moins 5 % au cours de trois prochaines années. La section des travaux publics continue de faire l’achat de nouveaux camions [en fait 12 l’année dernière] et ils sont en train d’éliminer des emplois dans notre communauté. Ce sont des tâches qui nous coutent plus que lorsqu’on avait des sous-traitants [environs 200 $ par heure plus leurs dépenses] et il faut arrêter ça. De plus, nous avons la plus grande épidémie de drogues et de criminalité par habitant à l’échelle du pays. Le conseil municipal a décidé de fermer les logements abordables de Saint-Joseph malgré le taux de chômage élevé et le nombre de personnes sur l’aide sociale. Le Conseil d’administration des services sociaux du district de Timiskaming a entre 4 et 5 millions $ qu’il peut dépenser sur des projets de logements, mais il y a une réticence auprès du conseil municipal actuel de faire avancer le dossier.

Quels sont les dossiers importants de la Ville?

C. Kidd : Il faut améliorer la condition de nos chemins et de nos infrastructures. Pendant plusieurs années, les anciens gouvernements aux niveaux fédéral, provincial et municipal ont reporté des travaux d’amélioration nécessaires pour ces infrastructures. De plus, il faut miser sur la création d’emplois et le développement de logements pour les ainés.

M. Woods : Il faut réduire nos dépenses. Nous venons de dépenser 5 millions $ envers un poste de pompage que nous ne pouvons pas utiliser la moitié du temps [en raison des capacités restreintes de notre source d’eau]. Ce dont la Ville a besoin est une usine de traitement des eaux d’égout, car on dépasse déjà notre limite de 5 200 mètres3 par jour.

Quels sont les enjeux de la communauté francophone?

C. Kidd : Nous avons consulté nos résidents francophones dans le développement de notre plan culturel et nous avons aussi augmenté notre participation auprès de diverses initiatives avec nos voisins de l’autre côté de la frontière [au Québec], dont la Foire gourmande de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est de l’Ontario et le Tour du lac Témiscamingue. Nous venons aussi d’embaucher un agent de développement économique bilingue qui travaillera sur des projets sur les deux côtés de la frontière.

M. Woods : Je ne crois pas qu’il y a des inquiétudes au niveau des francophones. Ils représentent plus de la moitié de la population et ils sont représentés dans la communauté. Je n’ai jamais croisé une situation où il y avait une barrière de la langue. Le gouvernement municipal doit fournir des services dans les deux langues officielles. De plus, le drapeau franco-ontarien a été hissé en permanence à l’hôtel de ville.

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Lu 1441 fois Dernière modification le jeudi, 30 août 2018 15:47
Éric Boutilier

Correspondant

North Bay et Nipissing

Sports

eric.boutilier@levoyageur.ca