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mercredi, 22 août 2018 14:54

Ce qui manquait à Sudbury : une fromagerie

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Nicole Paquin devant le logo de sa fromagerie, dessiné par son fils Robin. «Je voulais avoir un logo qui représentait la ville du Grand Sudbury. C’était important pour moi d’avoir le pic des mineurs, la cheminée et le cinq sous.» Nicole Paquin devant le logo de sa fromagerie, dessiné par son fils Robin. «Je voulais avoir un logo qui représentait la ville du Grand Sudbury. C’était important pour moi d’avoir le pic des mineurs, la cheminée et le cinq sous.»
Chelmsford — Sur internet, on avait indiqué que la boutique ouvrirait à 14 h vendredi. Pourtant, à 13 h 25, les voitures commençaient à arriver. Le succès a été instantané pour Nickel City Cheese, une nouvelle fromagerie lancée par Nicole Paquin et son fils, Robin, à Chelmsford.

En fait, Nickel City Cheese a commencé à produire quotidiennement du fromage cette semaine seulement. Les quelques fois où le magasin a été ouvert au cours des deux dernières semaines, la marchandise a été écoulée en quelques heures.

Mme Paquin avait bien contacté «quatre grosses épiceries de la région» pour vendre une partie de sa production, mais jusqu’à vendredi dernier, elle n’avait rien à leur fournir. La Fromagerie, sur la rue Elgin, les a également contactés.

Employée du ministère du Procureur général depuis plus de 14 ans — où elle travaille encore à temps partiel —, Nicole Paquin avait le gout de passer à autre chose et d’avoir sa propre entreprise. En réfléchissant avec son fils Robin, qui a étudié en commerce au Collège Boréal, sur ce qui manquait à Sudbury. Ils ont rapidement pensé au fromage. «Quatre ans plus tard, on a réalisé notre projet».

Mme Paquin et son équipe sont surpris, mais heureux de la tournure des évènements. «On ne s’attendait pas [que le succès] arrive aussi vite.»


Le nouvel or blanc de Sudbury? — Photos : Julien Cayouette

Production

Mme Paquin est fière de dire que le lait provient de 14 fermes de Verner. «Beaucoup de clients nous demandent d’où le lait vient.» Elle a l’intention d’afficher les photos et les noms des producteurs dans son magasin.

Ils ont présentement une seule cuve pour produire du fromage. Mme Paquin rapporte qu’ils peuvent produire 166 kilos de fromage à la fois. «Pour l’instant, ça prend du temps parce que notre système n’est pas le plus efficace. On est ici un bon 12 heures pour faire une batch de fromage, [du début] jusqu’à ce que ce soit sur les tablettes.». Elle ajoute que le procédé sera plus rapide lorsqu’ils auront les moyens de se procurer un pasteurisateur séparé, puisque cette étape passera d’environ 3 heures à 45 minutes.

Le départ fulgurant de la fromagerie est donc limité par les moyens de production et d’investissement. Une seule cuve de production, fabriquée en Hollande, coute 38 000 $. La fromagère a des plans pour en acquérir au moins une autre d’ici 6 mois et le local qu’ils ont construit peut en accueillir trois.


Une cuve de production de ce genre coute 38 000 $. La fromagère a des plans pour en acquérir au moins une autre d’ici 6 mois.

Formations et conception

Mme Paquin a d’abord appris par elle-même à faire du fromage avant de suivre des cours et de se perfectionner à l’Université de Guelph. Elle a également visité la fromagerie de son village natal; St-Bruno-de-Guigues, dans le Témiscamingue québécois.

Elle continue à travailler sur sa recette. Il y a deux semaines, Margaret Peters de Glengarry — dont le fromage de type gouda, le Lankaaster, a remporté le prix du meilleur fromage au monde ce printemps — a passé deux jours avec eux pour les aider à parfaire la recette. «Elle était très contente de voir que la qualité était à son gout», rapporte Mme Paquin.



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Lu 6819 fois Dernière modification le mercredi, 22 août 2018 15:05
Julien Cayouette

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