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mercredi, 09 mai 2018 09:00

Une première belle promesse brisée

Chapeau au Collège Boréal qui, malgré un coup bas de la mal nommée Université de l’Ontario français (UOf), aura un nouveau campus à Toronto dès 2020. Le président du collège, Daniel Giroux, nous a confirmé qu’il a obtenu l’approbation du gouvernement pour un emplacement au centre-ville de la ville reine.

Rappelons que le bail actuel du collège à Toronto se termine en 2020. Le plan original était que le Collège Boréal cohabiterait avec l’UOf, qui devait justement ouvrir ses portes en 2020. C’est en tout cas ce qui était dans le plan de la tsarine de l’UOf, Dyane Adam. Dans la section «emplacement» de son rapport de planification, cette dernière recommandait d’ailleurs au gouvernement de tenir compte de «la nécessité de privilégier les possibilités de partager des installations avec le Collège Boréal», histoire de créer, toujours selon le rapport Adam, un «Carrefour francophone du savoir et de l’innovation» (sic).

Mais ces belles idées, pourtant acceptées par le gouvernement, ont pris le bord lors de création du Conseil des gouverneurs de l’UOf. En annonçant la composition du conseil, Mme Adam indiquait que l’UOf n’aurait pas de campus permanent avant 2023. On ne sait d’ailleurs toujours pas où sera l’UOf lors de son ouverture. La rumeur veut que Mme Adam penche vers les universités York ou Ryerson. Nous verrons.

Entretemps, la décision de reporter le campus permanent de l’UOf plaçait Boréal au pied du mur. Le collège doit impérativement ouvrir son nouveau campus en 2020 et ce n’est pas un déménagement ordinaire quand on doit aménager non seulement des bureaux, mais aussi des salles de classe, des laboratoires, des systèmes informatiques, des ateliers de métiers, etc. Ça prend au moins deux ans. Et le collège a relevé le défi.

Le grand problème dans cette situation, c’est le clou dans le cercueil de la cohabitation possible entre l’UOf et Boréal. Vous comprendrez qu’il est impossible de dépenser les sommes que nécessite un tel aménagement pour une location de 3 ans. Sans compter qu’il est impossible de signer des baux commerciaux de 3 ans au centre-ville de Toronto. C’est plutôt des baux de 10-20 ans. Voilà donc une des premières belles promesses de l’UOf qui prend le bord. Quel gâchis.

À son crédit, le président Giroux ne se laisse pas démonter. Il affirme que Boréal veut toujours collaborer avec l’UOf. Comme il le dit, «Ce n’est pas parce qu’on ne vivra pas ensemble qu’on ne va pas travailler ensemble». Il croit qu’une telle collaboration sera un grand avantage pour les 1 400 étudiants du collège et pour les nouveaux étudiants de l’UOf.

Encore une fois, Boréal pense d’abord à ses étudiants, contrairement à d’autres institutions postsecondaires... Bravo, Boréal!
Lu 2121 fois Dernière modification le mardi, 08 mai 2018 14:06
Réjean Grenier

Éditorialiste

Sudbury

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