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mercredi, 17 janvier 2018 06:00

Collaboration scolaire

Les deux conseils scolaires francophones basés à Sudbury, le Conseil scolaire catholique du Nouvel-Ontario (CSCNO) et le Conseil public du Grand-Nord de l’Ontario (CSPGNO), étudient présentement la possibilité de partager une école à Elliot Lake. Les deux conseils rencontreront leurs parents jeudi de cette semaine afin de sonder leurs opinions quant à ce projet. Quel que soit le résultat de ces premiers pas, Le Voyageur le salue et suivra avec intérêt cette initiative de collaboration.

Nos deux conseils locaux ne sont d’ailleurs pas les seuls à envisager une plus grande coopération. En octobre dernier, les quatre conseils scolaires francophones et anglophones qui desservent la région de Hearst à North Bay (Grandes-Rivières, Nord-Est, North-East et Northeastern) ont tenu des rencontres pour discuter d’une plus grande collaboration. En juin dernier, une directive du ministère de l’Éducation enjoignait d’ailleurs tous les conseils scolaires de la province à entreprendre de telles discussions.

Le Voyageur est particulièrement intéressé à ces développements, puisque les conseils francophones du Nord-Est sont nos plus grands partenaires dans la diffusion d’informations en français dans notre région. Nous appuierons toute initiative qui réduira les couts et renforcera la capacité de nos conseils à offrir une meilleure éducation aux jeunes francophones du Nord.

À Elliot Lake, le CSCNO gère déjà l’École élémentaire catholique Georges-Vanier, qui compte actuellement quelque 85 élèves de la maternelle à la 8e année. Pour sa part, le CSPGNO compte une cinquantaine d’élèves dans son École secondaire Villa Française des Jeunes. Les deux écoles ne sont plus très jeunes et sont présentement sous-utilisées. Exemple : Villa Française des jeunes pourrait accommoder jusqu’à 400 élèves. De là l’idée du jumelage.

Les rencontres de cette semaine auprès de la population d’Elliot Lake ne sont cependant qu’une étape dans un processus déjà entamé qui, s’il doit se poursuivre, prendra encore plusieurs années. Les deux conseils ont déjà consulté des architectes afin d’imaginer les rénovations qui seraient nécessaires pour accommoder les deux groupes et afin de cerner les couts d’un tel projet. Mais rien n’est garanti. Lors de sa rencontre avec les parents catholiques, le CSCNO présentera aussi un projet de collaboration qu’il avait entrepris avec le Huron-Superior Catholic School Board en 2013-2014 et qui avait été rejeté par le ministère de l’Éducation. Les parents devront choisir.

Les parents et ultimement les deux conseils devront peser plusieurs facteurs afin de prendre la meilleure décision. Ils devront, entres autres, calculer les couts des rénovations, l’aménagement de l’espace, le transport scolaire; ils auront à imaginer les moyens de maintenir leurs valeurs catholiques, publiques et francophones et mesurer l’impact que ce réaménagement pourrait avoir sur l’attraction et la rétention des élèves francophones dans le système de langue française. Ce n’est déjà pas une mince affaire, mais, après, ils devront élaborer un projet qui convaincra le ministère, dont la priorité est de réduire les couts. Quant à la date d’ouverture d’un tel centre éducatif conjoint, un administrateur scolaire disait à la blague, «nous serons probablement à la retraite».

La collaboration n’est jamais facile au début, mais, à la longue, elle peut décupler les résultats. Nous souhaitons bonne chance à toutes les parties qui relèvent ce défi.

Lu 1416 fois Dernière modification le mercredi, 17 janvier 2018 12:33
Réjean Grenier

Éditorialiste

Sudbury

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