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mercredi, 29 novembre 2017 14:30

Earlton pourrait se retrouver sans épicerie

Écrit par 
Earlton pourrait se retrouver sans épicerie Photo : Courtoisie Michel Maurice
Earlton —Le Canton d’Armstrong pourrait se retrouver sans épicerie d’ici l’an prochain. Il y a quelques semaines, le propriétaire de l’épicerie Grocery King d’Earlton, Michel Maurice, a dévoilé son intention de vendre son entreprise, ce qui pourrait mener à la fermeture de la seule épicerie dans cette collectivité de 1 166 résidents.

En 2009, M. Maurice a acheté l’épicerie de la communauté afin de préserver ce service essentiel offert aux résidents d’Earlton. Par contre, avec une chute de ses ventes et une augmentation de ses couts, l’entrepreneur franco-ontarien a dû prendre la décision d’annoncer ses intentions de vendre son établissement en octobre.

«C’est une décision d’affaires. Les temps sont difficiles. Avec l’économie qui ne se porte pas si bien et la hausse du salaire minimum qui s’en vient, c’est ce qui a mené à ma décision de mettre en vente l’épicerie», explique M. Maurice.

«Nous jouons un rôle important dans la communauté, mais les gens n’utilisent pas le magasin comme ils le devraient. Tout le monde a différentes raisons pour ne pas venir et je ne peux pas forcer le client à venir magasiner ici. Mais la mentalité de certaines personnes est que Wal-Mart est moins cher, alors c’est difficile de faire compétition», rapporte-t-il.

Le propriétaire du magasin Grocery King indique qu’il n’a pas encore reçu d’offres, mais précise que l’édifice fermera si un acheteur n’est pas trouvé.

La coopérative… une solution envisagée?

Lorsque M. Maurice a annoncé ses intentions de vendre son magasin, il a pris le temps de suggérer à quelques membres influents de sa communauté d’établir une coopérative afin de préserver la seule épicerie d’Earlton. Une idée qui est déjà employée par de petites communautés, la coopérative est un modèle d’affaires sans but lucratif détenu par ses membres et géré par un conseil d’administration.

Avec la fermeture imminente du magasin Léonard de Moonbeam il y a cinq ans, quelques résidents se sont mobilisés pour sauver leur magasin afin d’assurer la pérennité de ce service essentiel chez eux.

«Le magasin Léonard a été passé de génération en génération, mais après 60 ans, le propriétaire a décidé de fermer boutique. Plusieurs personnes, dont moi-même et Gilbert Peters, avons déterminé que la survie du magasin dépendait de la création d’une coopérative», précise un des membres fondateurs de la coopérative de Moonbeam, André Filion.

«Il n’y a personne qui veut acheter une épicerie d’un petit village. Si on regarde ce qui se passe sur la route 11, c’est plein de villages qui n’ont plus d’épicerie. La marge de profits dans ce domaine-là n’est pas grande. Pourvu qu’elle fasse un profit de 5 000 à 10 000 $ par année, c’est suffisant [pour assurer sa rentabilité]», précise-t-il.

Au cours des cinq dernières années, la direction de la coopérative de Moonbeam a vu une hausse considérable de ses ventes, soit de 1,3 million $ à presque 1,9 million $. De plus, les adhésions ont grimpé de 360 membres à 940.


Lu 4300 fois Dernière modification le mercredi, 29 novembre 2017 14:28
Éric Boutilier

Correspondant

North Bay et Nipissing

Sports

eric.boutilier@levoyageur.ca

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