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jeudi, 23 novembre 2017 13:53

Val Rita-Harty : La population devra s’engager pour qu'une coop fonctionne

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L’école Ste-Rita, fermée en juin 2016, est le seul endroit avancé dans l’étude pour l’établissement d’une coopérative d’alimentaiton à  Val Rita-Harty. L’école Ste-Rita, fermée en juin 2016, est le seul endroit avancé dans l’étude pour l’établissement d’une coopérative d’alimentaiton à Val Rita-Harty. Photo : Andréanne Joly
Val Rita-Harty — La population de Val Rita-Harty — et celle d’Opasatika — aimerait pouvoir se procurer des produits de base, des fruits et légumes, de la viande et des produits locaux dans sa communauté. Grande utilisatrice du seul supermarché de la région et du magasin Wal-Mart à Kapuskasing, il semble que la clientèle ciblée souhaite massivement voir naitre un projet commercial local.

C’est ce que révèle l’étude de marché déposée par le Conseil de la coopération de l’Ontario (CCO) à la municipalité de Val Rita-Harty et à la Coopérative de Moonbeam, qui voulaient sonder la population régionale sur son intérêt à lancer un marché d’alimentation sous forme de coopérative dans la localité voisine de Kapuskasing.

Pour ce faire, toutefois, la population devra être convaincue.

Besoin d’un engagement ferme

Les défis démographiques existent, au-delà du vieillissement de la population. «Puisque le marché visé par la coopérative représente un bassin inférieur à 1000 habitants, l’implication de la communauté dans le projet est primordiale», souligne l’étude. Un commentaire reproduit rappelle d’ailleurs que Val Rita-Harty ne profite pas d’un bassin de clientèle comme Moonbeam, où la villégiature fait gonfler la population, l’été.

La réussite du projet repose donc véritablement sur la clientèle de Val Rita, Harty et Opasatika. Cette dernière est considérée comme un élément essentiel.

Un comité d’action communautaire, qui pourrait devenir le conseil d’administration de la coopérative, doit maintenant être mis en place. Il veillera à susciter un engouement autour du projet et à veiller à la sensibilisation, à réalisation de l’étude de faisabilité et à l’élaboration du plan d’affaires.

Par ces mesures, on espère «convaincre complètement» la population locale du bienfondé d’une coopérative d’alimentation. Avec ou sans Moonbeam?

L’étude de marché a été menée conjointement par la coopérative de Moonbeam, née en 2012 lors de la menace de fermeture du seul marché d’alimentation local, qui compte aujourd’hui 800 membres.

Si, dans l’étude de marché de Val Rita-Harty, on proposait d’ouvrir une succursale de la coopérative de Moonbeam à Val Rita, il semble que les répondants préfèrent que leur marché d’alimentation vole de ses propres ailes.

À l’école?

L’agent de développement économique de Val Rita-Harty et d’Opasatika, Alain Robichaud, tient toutefois à préciser que l’emplacement d’une future coopérative d’alimentation n’est pas encore déterminé.

L’ancienne école Ste-Rita, qui a fermé ses portes en juin 2016, fait partie des endroits possibles et souhaitables pour héberger un éventuel marché d’alimentation. «Il est clair que le devant de l’ancienne école Sainte-Rita est idéal pour la population visée», souligne l’étude de marché, dans laquelle aucune autre option n’est avancée. «Ceci permettra une excellente visibilité pour la coopérative qui se situerait sur le bord de la route 11 et au cœur du village de Val Rita.»

Toutefois, le Conseil d’administration des services sociaux du district de Cochrane, qui doit prendre possession du bâtiment de l’école, doit être dans le coup. C’est pourquoi l’agent de développement économique demeure prudent, à ce sujet

Lu 3488 fois Dernière modification le vendredi, 24 novembre 2017 07:34
Andréanne Joly

Correspondante

Kapuskasing

andreanne.joly@levoyageur.ca

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