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mercredi, 18 octobre 2017 06:00

Place des arts, les lendemains

Comme vous avez surement pu le voir sur internet et les réseaux sociaux, le projet de construction d’une Place des Arts à Sudbury est en bonne voie de réalisation. Après les contributions de la Ville et de la province, le gouvernement fédéral annonçait la semaine dernière un financement de 12,5 millions $, portant ainsi le financement à 92 % de la somme totale requise. Le Regroupement des organismes culturels de Sudbury (ROCS) est déjà en campagne de financement pour amasser le 8 % manquant et il ne fait aucun doute que la communauté et des mécènes répondront à l’appel. Mais ce ne sera que le début.

Sudbury est un des plus importants phares de la culture francophone hors Québec et la Place des arts viendra multiplier notre production, nos réussites. Si les arts et la culture que nous créons ici sont ainsi reconnus, c’est parce que la communauté et nos gouvernements appuient nos artistes. Or, c’est cet appui qui fera une réalité de Place des Arts. Et ça ne se limite pas à trouver le 8 % de financement pour la construction.

Le ROCS prévoit débuter la construction l’été prochain et ouvrir les portes de la Place des Arts en 2020. Ce centre culturel regroupera le Théâtre du Nouvel-Ontario, le Carrefour francophone, la Slague, les éditions Prise de parole, la Galerie du Nouvel-Ontario, le Salon du livre, La Nuit sur l’étang et le Centre franco-ontarien de folklore. Il y aura aussi un bistro, une boutique d’arts, une salle de spectacle, des studios de créations et des bureaux. On y prévoit 50 000 entrées par années pour les 850 activités qui s’y dérouleront. La Place des Arts prévoit générer des retombées économiques de quelque 7 millions $ par année. C’est kekchose, hein. Mais ce n’est qu’après l’ouverture que commencera le vrai travail d’appui.

D’abord, nos gouvernements. Il est évident que les organismes qui y seront logés jouiront de certaines économies — ne serait-ce que le téléphone, l’internet et la réception — mais faire vivre un tel centre nécessitera un financement plus élevé que ce que l’ensemble de ces organismes reçoivent actuellement des gouvernements. Nos politiciens et autres amis des arts bien connectés devront donc poursuivre leurs efforts pour que la Place reçoive sa juste part.

Ensuite, nos institutions. Les membres du ROCS jouissent déjà de l’appui de plusieurs institutions comme nos conseils scolaires, notre collège et notre université ainsi que de plusieurs entreprises du secteur privé. En ces temps de restrictions budgétaires, il sera difficile pour ces institutions et entreprises de donner plus, mais elles devront le faire. Elles devront trouver des initiatives innovantes. Par exemple, financer un concert intime pour leurs employés afin d’aider à payer une tournée. Ou encore, se regrouper pour financer à long terme une fondation dont les intérêts pourraient défrayer une partie des couts d’exploitation du centre.

Reste la communauté. Ce sera à nous d’appuyer les productions du ROCS et de les promouvoir auprès de nos amis. Et pourquoi pas s’y retrouver au moins un soir par semaine pour prendre une bière au bistro.

Lu 1143 fois Dernière modification le mardi, 17 octobre 2017 15:24
Réjean Grenier

Éditorialiste

Sudbury

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