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mercredi, 11 novembre 2015 11:24

Le chaga : diamant de la forêt boréale



Depuis maintenant quelques années, les champignons chaga se font de plus en plus connaitre parmi les connaisseurs en matière de santé. On peut les consommer sous forme de thé, de capsules ou bien en poudre que l’on peut mettre sur la nourriture ou dans les frappés aux fruits. S’il s’agit de la première fois que vous en entendez parler, laissez-moi vous présenter cette petite pépite d’or, cueillie directement de notre forêt boréale.

Photos : Priscilla Pilon

On retrouve le chaga principalement sur les bouleaux dans des régions plutôt froides : en Russie, en Corée, dans le nord de l’Europe, dans les régions plus au nord des États-Unis et, bien sûr, au Canada.

De quoi s’agit-il?

Certains scientifiques croient que l’apparition du chaga sur un arbre serait due à une blessure où l’arbre enverrait toutes ses capacités de guérison vers cette lésion. Donc le chaga serait une sorte de haute concentration de «remède» si l’on veut. De l’extérieur, il ressemble à du charbon noir brulé et son intérieur est d’une couleur dorée. Son teint foncé est dû à son haut niveau de mélanine.



Lorsque le chaga s’installe dans l’arbre, il vivra environ un autre 20 ans. Le champignon prend beaucoup de temps à se former. Une fois que l’on enlève l’infection, elle prendra de quatre à cinq ans à repousser. Il faut faire très attention de ne pas creuser dans l’arbre, car cela pourrait le tuer prématurément. Il ne faut pas non plus enlever les petits morceaux : mieux vaut leur laisser le temps de repousser puisqu’il ne s’agit pas d’une source renouvelable. On recommande de mettre sa main sur le champignon et, si les doigts touchent l’arbre, de le laisser pousser encore quelques années avant de le cueillir.

Le remède de la forêt

Le chaga améliore le système immunitaire de plusieurs façons. Le consultant en matière de santé et propriétaire de Heal Inc., Ron Ménard partage ses connaissances : « Il est très haut en antioxydants. Selon l’échelle ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity), le chaga est 46 fois plus puissant que les bleuets en antioxydants. Si vous croyez que les bleuets sont bons pour vous, le chaga est 46 fois meilleur, ce qui contribue aussi au ralentissement du processus du vieillissement », dit-il.

« Le chaga contient plusieurs vitamines, dont trois sortes de vitamines B. Il est chargé de vitamine D, de potassium, de magnésium, de zinc, de manganèse, de calcium et de mélanine », affirme le consultant. Ce champignon est aussi excellent pour aider à traiter le diabète, les ulcères, les gastrites et la neuropathie. Il régularise le niveau de sucre dans le sang, la pression sanguine et les niveaux de cholestérols. Le chaga améliore la santé cardiovasculaire, intestinale et du foie, donne de l’énergie, améliore le métabolisme et même l’humeur.

« Tout le monde peut en boire, même les enfants. Il n’y a pas d’effets secondaires selon les données recueillies », assure le conseiller. « Il s’agit juste de thé sans agents agressifs, comme la caféine dans le café et même le thé vert : si tu en bois toute la journée, tu ne pourras pas dormir la nuit, mais avec le chaga tu n’auras aucun problème. Tu dormiras très bien », allègue-t-il.

Ron Ménard, consultant en matière de santé et propriétaire de Heal Inc. (Photo : Courtoisie)

Le chaga et le cancer

Lorsque consommé, le champignon active aussi les cellules du système immunitaire qui sont responsables du combat des cellules cancéreuses. Plusieurs recherches ont été menées à ce sujet, prouvant son efficacité. « Des études ont aussi démontré que les personnes suivant des traitements de chimiothérapie avaient moins d’effets secondaires lorsqu’ils buvaient du thé chaga », expose M. Ménard.

« Selon des chercheurs en Europe, peu importe le problème de santé, si tu bois une théière de chaga par jour, tu te sentiras beaucoup mieux. Il s’agit de la nutrition pure », ajoute-t-il.

Un peu d’histoire

À ses débuts, le chaga était utilisé par des paysans en Russie afin d’épargner de l’argent au lieu d’acheter du café. « C’était le café des pauvres » raconte le conseiller. « Le monde a commencé à se demander pourquoi ces gens vivaient aussi longtemps : ils buvaient du chaga », continue-t-il.

Autrefois, Les Khantys (une tribu russe) en consommaient sous forme de thé pour faire des nettoyages internes, pour prévenir les maladies, les problèmes de foie et de cœur, la tuberculose et même pour se débarrasser de vers parasites. Ils s’en servaient aussi comme savon. Plus tard, toujours chez les Russes, on l’utilisait afin d’atténuer la douleur chez les athlètes et aider à la réparation des tissus musculaires. « Le chaga était d’ailleurs l’un des meilleurs adaptogène », précise M. Ménard.

Chaga versus café

Aussi connu sous le nom de thé de longévité, le chaga ne cède pas sa place au café. « De nos jours, le café est modifié génétiquement et il y a de fortes chances qu’il contienne des herbicides et des pesticides, en plus de l’ajout d’autres éléments inconnus. Tu ne sais plus ce que tu consommes lorsque tu achètes un café commercial », explique M. Ménard. « Le café n’est pas mauvais pour toi si tu en consommes un qui est biologique, une ou deux fois par jour. C’est un bon diurétique : il assure une bonne circulation du système digestif. Mais le problème c’est que nous en buvons trop et de mauvaise qualité, en plus d’ajouter la crème et le sucre qui ne font qu’alimenter une mauvaise diète », poursuit-il.



Ses différentes formes

Comme mentionné, le chaga se consomme sous forme de thé, de capsules et de poudre que l’on peut ajouter à notre nourriture. On peut aussi mettre deux gros morceaux de ce champignon dans une mijoteuse avec de l’eau de source naturelle et chauffer pendant 12 heures au mode de cuisson le plus faible (keep warm). Ce mélange devient ensuite un extrait de chaga et a un gout plus prononcé que le thé. On peut réutiliser ces mêmes morceaux pendant deux semaines en remplissant continuellement la mijoteuse. Ce mélange peut aussi servir de bouillon à soupe.

M. Ménard vend le chaga sous plusieurs formes dans son commerce. Il produit une crème à mains qui peut aussi servir de crème solaire. Il sert également le chaga sous forme de thé glacé et de café crème (latte) qu’il mélange avec un peu de lait de noix de coco et du sirop d’érable. Je peux d’ailleurs avouer que c’est très bon!

Pour ceux intéressés d’aller cueillir leur propre chaga, je vous conseille de bien vous renseigner sur les bonnes pratiques de sa cueillette. On ne voudrait surtout pas se retrouver sans chaga d’ici quelques d’années à cause de l’ignorance de sa méthode de récolte. C’est aussi beaucoup de travail de le nettoyer, de le sécher et de le préparer, dépendant sous quelle forme vous souhaitez le consommer, mais ses effets bénéfiques en vaudront assurément le coup.

Sources :

www.globalhealingcenter.com/natural-health/chaga-mushroom-the-immune-boosting-superfood/

https://oriveda.wordpress.com/chaga-the-facts/



Publié dans Blogue

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