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jeudi, 04 décembre 2014 15:30

Route 11 : Des conditions difficiles

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Nord Ontarien — Dossier routes hivernales: Les conditions routières dans le Nord divisent les usagers : certains composent avec les routes telles qu’ils les trouvent, d’autres en sont incommodés. Chose certaine, c’est que les conditions hivernales nécessitent une adaptation et que l’état de la route, sur quelques tronçons, est déplorée.

Nancy Girard, qui fait l'aller-retour entre Kapuskasing et Smooth Rock Falls au quotidien, ce qui représente 635 kilomètres par semaine sur la route 11, est du premier camp. «C'est l'hiver! Il faut avoir de bons pneus», et, idéalement, suivre la déneigeuse lorsqu'il y a chute de neige, rappelle la directrice d'école.

Monique Rocheleau, directrice générale adjointe du Réseau du mieux-être du Nord de l’Ontario, voyage de deux à trois fois par semaine entre North Bay et Sudbury, mais parcourt toutes les routes du Nord. Elle aussi croit qu’il faut adapter sa conduite à des conditions météorologiques qu’elle trouve plus difficiles depuis quelques années. Elle constate également qu’elle roule plus souvent sur une route enneigée dans le corridor nord de la route 11 que dans celui de la 17.

«La route est horrible. Elle est très cahoteuse et étroite, croit Louanne Dubosq, hygiéniste dentaire, qui se rend de Kapuskasing à Hearst au moins quatre fois par mois depuis neuf ans.

Le verdict de Fabien Hébert tombe rapidement. «Ça fait dur», indique celui qui fait hebdomadairement deux allers-retours — soit 640 kilomètres — entre sa résidence de Hearst et l'Hôpital de Smooth Rock Falls. «Du Flying J [à l'extrémité est de Kapuskasing] jusqu'à Hearst, et en particulier de Mattice à Hearst, c'est dénivelé, plein de roulières, c'est craqué», illustre-t-il.

Selon Gilles Bisson, député provincial de Timmins-Baie James, ces professionnels en navette voient juste. «La réalité, c'est que lorsque le ministère [des Transports] était responsable du déneigement, les routes étaient plus belles», soutient M. Bisson, qui circule beaucoup, mais qui a aussi fait des conditions routières hivernales un cheval de bataille l'hiver dernier. Selon lui, lorsque le ministère des Transports veillait à l'entretien des routes et que les besoins excédaient sa capacité d'exécution, des sous-traitants entraient en jeu. Cette capacité se mesurait à deux facteurs : la catégorie de la route (notamment mesurée à l'achalandage) et le temps requis pour l'entretien, divisé en circuits. M. Bisson souhaite un retour aux exigences précédentes et des quelques centaines de véhicules — environ 500 à 600 déneigeuses et sableuses — perdus avec la privatisation du service. Au début de l'année, une centaine de véhicules ont repris du service sur les routes de la province. «C'est mieux, mais on a encore un problème», croit le politicien.

Plus de détails dans l'article du Voyageur du 3 décembre. To be place at the end of every text

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Andréanne Joly

Correspondante

Kapuskasing

andreanne.joly@levoyageur.ca

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