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mercredi, 24 juillet 2013 08:52

Découvrir la culture autochtone par diverses activités authentiques

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Le son du tambour ajoute une ambiance festive aux journées autochtones tenues au centre-ville de Timmins. Le son du tambour ajoute une ambiance festive aux journées autochtones tenues au centre-ville de Timmins. Photo : Émilie Deschênes

Timmins — Trois journées ont été dédiées aux citoyens d’origine autochtone au Parc urbain la semaine dernière. L’an dernier, une seule journée n’a pas suffi pour couvrir tous les volets souhaités. Étant donné la grande demande, on a fait l’ajout de deux journées au programme de cette année. «La demande était là. C’est qu’il y a tellement d’organismes et de groupes qu’on ne connait pas et qu’on ne sait pas ce qu’ils représentent, donc aujourd’hui ils sont représentés ici et on constate qu’il existe des services de santé, des organismes culturels pour eux, etc., explique Rémi Boileau, membre du conseil d’administration de l’Association des marchands du centre-ville de Timmins. Il y a des gens qui viennent de Fort Albany et de Kashechewan, et ils ne savent pas où se trouvent les organismes s’ils ont besoin d’aide.» De nombreux kiosques étaient installés sur l’avenue Third afin de promouvoir une gamme de services mise à leur disposition à Timmins. Un tipi a été érigé au centre-ville les 17, 18 et 19 juillet à l’occasion des trois journées culturelles autochtones. Diverses activités authentiques et spirituelles ont allié simplicité, beauté et fraternité. «Pour eux, c’est une grande fête et pour nous, ça nous aide à découvrir qui ils sont. En ce moment, ils font différents cris. Pour nous, c’est différent, c’est beau», indique M. Boileau. Ils étaient trois individus à exprimer leurs talents en poussant des cris au centre-ville. La compétition visait entre autres à déterminer lequel d’entre eux possédait les meilleures compétences pour imiter le cri du huard. Willy Matat, coordonnateur du Parc urbain, a reçu de nombreux applaudissements. «Aujourd’hui, c’est plutôt l’aspect de leurs traditions qu’on met en valeur. C’est aussi une occasion pour nous de découvrir leurs coutumes. Même que je parlais avec quelqu’un et je lui demandais de me parler en cri. C’est quelque chose à découvrir, poursuit-il. Les trois jours qu’on organise ouvrent des portes; on peut dialoguer. De plus, on connait le passé, comment on les a traités, donc aujourd’hui c’est de tourner la page et d’avancer avec les Premières Nations. Moi, je participe parce que ça me fait découvrir quelque chose que je ne connaissais pas auparavant.» Selon M. Boileau, on cherche à intégrer davantage les gens d’origine autochtone dans nos communautés. «On veut qu’ils se sentent plus acceptés par la société», conclut-il.

Lu 1523 fois Dernière modification le mercredi, 24 juillet 2013 09:05
Émilie Deschênes

Correspondante

Timmins

emilie@levoyageur.ca

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