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mardi, 25 novembre 2014 14:59

Atteint de paralysie cérébrale, il poursuit ses études collégiales dans le domaine des affaires

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Timmins — Un homme de Timmins atteint de paralysie cérébrale ne laisse pas la maladie écraser ses rêves et ses projets d'avenir. En dépit de ses limites physiques, Christian Aubé était déterminé à poursuivre ses études postsecondaires au Collège Boréal, campus de Timmins, pour étudier dans son domaine d'intérêt, les affaires.

M. Aubé se déplace en fauteuil roulant et communique à l'aide d'un ordinateur. Prestataire d'une aide financière du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées, il est en mesure d'assumer ses frais de subsistance. Toutefois, les droits de scolarité ne sont pas couverts. Après avoir communiqué avec Angèle Labelle, agente de besoins particuliers au Collège Boréal, il a vu de la lumière au bout du tunnel. C'est à ce moment que ses projets d'éducation ont pu se concrétiser.

C'est le 20 novembre dernier que Jean-Pierre Nadon, directeur du Collège Boréal, campus de Timmins, annonçait que les étudiants ayant des besoins particuliers peuvent poursuivre leurs études postsecondaires au campus de Timmins grâce à l'appui de deux fondations. La Fondation du Collège Boréal et la Fondation Joseph Fortin de Timmins ont uni leurs efforts afin d'offrir du soutien à M. Aubé.

La Fondation du Collège Boréal accorde une somme de 9 000 $ sur trois ans pour lui permettre d'étudier à Timmins. «Grâce à la superbe équipe de Timmins, nous sommes très fiers d'annoncer ce partenariat avec la Fondation Joseph Fortin, affirme Nancy Raymond, directrice du Bureau de développement du Collège Boréal, qui a assisté à cette annonce par vidéoconférence à partir de Sudbury. Nous pouvons les [personnes ayant des besoins particuliers] aider à vivre une meilleure expérience collégiale. Avec le soutien d'Angèle, du personnel et des amis, nous pouvons y arriver ensemble en y mettant chacun du sien.»

Pour sa part, la Fondation Joseph Fortin s'engage à verser une contribution de 18 000 $ sur une période de trois ans. «Une fois qu'Angèle m'a expliqué ce qu'il en était, je n'ai pas pu refuser. Avec l'appui des frères Chevaliers, je suis convaincu qu'on va être en mesure d'atteindre notre objectif», affirme Fernand Tremblay, au nom de la Fondation Joseph Fortin. Selon lui, le tiers de l'objectif a déjà été atteint. «On a commencé à amasser des fonds juste avant que le semestre commence», dit-il. Selon M. Tremblay, il s'agit sans aucun doute d'une cause qui mérite un appui.

Pour favoriser le séjour collégial de M. Aubé, l'intervenante Manon Desjardins a été embauchée afin de l'accompagner lors de ses cours. «Il aime vraiment ça, il est super intelligent. [...] Il est tellement persévérant qu'il peut accomplir ce qu'il veut, affirme Mme Desjardins, diplômée du Collège Boréal, campus de Kapuskasing. Je suis là pour être ses mains plus que d'autres choses. S'il a une question à poser, c'est ce que je fais pour lui. À part ça, la compréhension est là. Je suis plutôt là pour l'appuyer avec ses devoirs, prendre ses notes pendant les cours pour m'assurer qu'il soit prêt pour ses tests, organiser ses notes et l'aider à étudier.»

La communauté de Timmins est invitée à offrir son appui. Sylvie Lamarche-Lacroix est enseignante à l'école catholique St-Jude. Après avoir entendu parler de l'initiative de la Fondation Joseph Fortin, elle en a fait part aux membres du personnel de son école. «Christian [Aubé] est un ancien du Conseil scolaire catholique de district des Grandes Rivières, alors les gens ont tout de suite embarqué», dit-elle. Mme Lamarche-Lacroix lance donc un défi aux autres écoles : que les fonds récoltés lors des journées décontractées en milieu scolaire aillent envers cette cause. «On a fait notre don pour l'année. Chaque membre du personnel qui participe aux vendredis décontractés a versé son montant pour l'année au lieu de donner toutes les semaines, poursuit-elle. Les sous sont là, on doit faire un don à une œuvre charitable, alors pourquoi ne pas le faire pour un des nôtres. C'est dans le domaine de l'éducation, c'est quelque chose qui nous tient à cœur.»



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Émilie Deschênes

Correspondante

Timmins

emilie@levoyageur.ca

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