FacebookTwitter
jeudi, 12 juin 2014 09:20

L’heure du choix : France Gélinas dans Nickel Belt, Andrew Olivier dans Sudbury

Demain, le jeudi 12 juin, les électeurs ontariens voteront pour un nouveau gouvernement. Dans les circonscriptions de Nickel Belt et de Sudbury, les choix sont difficiles. Nous avons vécu de bonnes campagnes menées par des candidats crédibles et de qualité. Mais il faut bien choisir.

Par souci de transparence, je dois dire ici que je fais, à contrat, de la révision et de la réécriture en français pour une société qui a été embauchée par la campagne libérale à Sudbury. Cependant, je n’ai participé activement à la planification ou au déroulement d’aucune campagne.

Dans Nickel Belt, nous avons vu la députée néo-démocrate sortante, France Gélinas, lancer sa campagne dès les premiers jours. Elle a tout de suite pris la tête du peloton. Ses opposants, le conservateur Marck Blay, le libéral James Tregonning et la candidate du Parti vert Heather K. Dahlstrom, ont mené des campagnes moins visibles. Il faut dire qu’ils avaient du fil à retordre pour déloger une députée populaire qui représente une dynastie néo-démocrate représentant Nickel Belt depuis plus de 43 ans.

Sur la présence du français dans la campagne — pour moi, c’est toujours un critère important qui dénote le respect que les candidats ont pour nous — , je dois dire que les candidats Gélinas et Tregonning ont été remarquables.

Il me semble cependant que France Gélinas a bien représenté sa circonscription depuis son élection, qu’elle a mené la meilleure campagne et qu’elle appuie les dossiers francophones. Pour ces raisons, je voterais pour Mme Gélinas dans Nickel Belt.

Dans Sudbury, la lutte est beaucoup plus chaude. Les candidats néo-démocrate et conservateur, Joe Cimino et Paula Peroni, se préparaient à cette campagne depuis des mois. Tous deux ont l’expérience des campagnes électorales, Mme Peroni s’étant présentée lors du dernier scrutin et M. Cimino en tant que conseiller municipal. Les libéraux ont mis du temps à choisir Andrew Olivier comme candidat et la candidate du Parti vert, Casey Lalonde, est une néophyte en politique.

Dès le départ, les sondages ont indiqué que la lutte à Sudbury se ferait entre MM. Cimino et Olivier. Et encore aujourd’hui, les sondages ont raison. Ces candidats sont presque nez à nez. Fort de son expérience au conseil municipal, M. Cimino a mené une campagne vigoureuse mais sage, se limitant souvent à répéter le credo néo-démocrate provincial : finir l’élargissement de la route 69, éliminer la taxe provinciale sur les factures d’électricité, augmenter les impôts des grandes sociétés, etc.

Le libéral Andrew Olivier, lui, a plutôt misé sur l’audace. Sa campagne, menée en grande partie par des jeunes, a mené le débat. Il a bien sûr tablé lui aussi sur les promesses contenues dans le dernier budget libéral, comme le prolongement de la promenade Maley et l’élargissement de la route 69, mais il a aussi présenté de nouvelles initiatives telles que la construction d’un nouveau centre récréatif au centre-ville de Sudbury.

Pour ce qui est de la présence du français dans la campagne, il est clair que M. Olivier sort gagnant. Il est le seul à parler français et à se dire Franco-Ontarien, et son matériel publicitaire — communiqués, site internet, dépliants — est bilingue. Pour les autres, c’est très inégal et même complètement manquant chez les conservateurs.

J’ai voté par anticipation la semaine dernière. Pour toutes ces raisons, j’ai voté pour M. Olivier.

Réjean Grenier, éditorialiste invité

Lu 1695 fois Dernière modification le jeudi, 12 juin 2014 09:22
La voix du Nord

info@lavoixdunord.ca

Actualité du Nord

RokStories

Éditorial de la semaine

Calendrier du Nord

Twitter

Member Login