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dimanche, 25 mai 2014 00:00

Acadiens du Nouveau-Brunswick et Franco-Ontariens : Des liens étroits et égaux

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Ce mois-ci, j’ai choisi de souligner l’importance de bâtir sur nos forces communes et les liens étroits de nos communautés.

Vous serez d’accord, les Franco-Ontariens et les Acadiens du Nouveau-Brunswick partagent biens des aspects qui font de nous des cousins proches. Le lien le plus étroit qui nous unit est sans contredit notre langue, qui fait que nous évoluons communément en contexte minoritaire. En 2011, l’Ontario comptait 611 500 francophones, selon la définition inclusive de francophone (DIF), alors qu’au Nouveau-Brunswick on en compte 233 530. Mais ces poids sont relatifs : si les francophones de l’Ontario représentent 4,8 % de la population provinciale, ceux du Nouveau-Brunswick compte pour environ le tiers (31,6 %).

Un fondement qui nous rapproche est celui que l’on jouit, en vertu des lois en vigueur, du droit d’obtenir des services en français par notre gouvernement provincial. Nous avons tout à gagner à joindre nos compétences et expertises ensemble étant donné nos forts points en commun. C’est dans ce contexte qu’ont signé, le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick et mon bureau, un protocole d’entente il y a tout juste un an, soit le 12 mars 2013.

L’Ontario et le Nouveau-Brunswick font face à des enjeux similaires, notamment dans le recrutement, la rétention et la formation des nouveaux arrivants. Le portrait se ressemble : le mouvement migratoire est de plus en plus diversifié et les couples exogames sont de plus en plus nombreux. Les deux Commissariats et nos homologues fédéraux travaillent d’ailleurs sur une action commune portant sur la question de l’immigration francophone dans nos champs de compétence respectifs.

Il est clair que bien des défis restent à surmonter, je ne vais pas me mettre la tête dans le sable… Malgré les efforts de nos bureaux respectifs, les francophones continuent de rencontrer des obstacles pourtant évitables lors de l’accès à des services gouvernementaux en français. Ces barrières peuvent être similaires, ou parfois même être interconnectées d’une province à l’autre. Le travail de fond et la collaboration bien entamée se poursuivent donc entre partenaires et réseaux. L’Ontario compte plusieurs réseaux voués à l’immigration, tout comme le Nouveau-Brunswick. L’AFO nous rassemble, tout comme la SANB au Nouveau-Brunswick. On a l’AJEFO, eux l’AJEFNB. Et que dire des réseaux de santé qui, regroupés sous la Société santé en français, tissent d’aussi forts liens ?

Je demeure plus qu’optimiste que les liens entre Franco-Ontariens et Acadiens du Nouveau-Brunswick continueront à se renforcer. Nos communautés, bien que minoritaires, sont solides, déterminées et engagées, et ça ne s’arrête pas là.
Lu 2434 fois Dernière modification le mardi, 27 mai 2014 08:59
François Boileau

Commissaire aux services en français de l’Ontario