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mercredi, 10 avril 2019 09:00

Pot-pourri

Il y a eu tellement de développements politiques depuis quelque temps que…

La réforme du secteur de l’éducation présentée depuis deux semaines par le gouvernement Ford est vraiment bancale. D’abord, la ministre, Lisa Thomson, annonce sa réforme en disant clairement qu’aucun enseignant ne sera mis à pied. La semaine suivante, nous apprenons qu’il y aura 3 500 enseignants de moins d’ici quelques années. On ne peut pas dire que ce gouvernement est fort en message. Ensuite, il y a le contenu. Le ministère remplace quatre cours obligatoires au secondaire par des cours en ligne. Ben oui, l’ordinateur va certainement pouvoir aider les élèves qui ont des difficultés. De plus, le boss Ford déclare qu’il faut changer le curriculum de mathématiques parce que 83 % des élèves de 6e année ne réussissent pas le test provincial. Il oublie que, dans les conseils scolaires francophones, le taux de réussite à ce test est de 83 %. Dire que c’est ce monde-là qui nous gouverne. Pas fort.

Comme on voit dans l’exemple ci-dessus, le gouvernement Ford n’a aucun problème à mentir. En annonçant l’élimination du Commissariat aux services en français, le premier ministre et sa ministre des Affaires francophones avaient juré que le transfert au bureau de l’Ombudsman ne causerait aucune mise à pied. Or, on apprenait cette semaine qu’au moins deux postes sont disparus. Et l’Ombudsman, Paul Dubé, ainsi que son personnel continuent de défendre la menterie du gouvernement. Pas fort venant d’un bureau chargé de défendre les citoyens.

Bon, là le diable est aux vaches au sujet de la taxe sur le carbone. Le fédéral impose cette taxe dans les provinces, dont l’Ontario, qui n’ont aucun plan pour réduire leur production de carbone. La taxe augmente le prix de l’essence d’à peu près 4 ¢ le litre. Tout ça pour réduire notre dépendance au pétrole, une des sources des changements climatiques. Depuis, les réseaux sociaux et les partis d’opposition s’enflamment en affirmant que les gens seront acculés à la faillite et qu’une telle mesure ne réduit pas les émissions de carbone. Voyons donc! La Colombie-Britannique a une telle taxe depuis 11 ans et les émissions y sont réduites de 14 % et l’économie a connu une hausse de 26 %. Devant ces faits, il est difficile d’être contre cette taxe.

L’affaire Wilson-Raybould a connu un autre développement. Le premier ministre Justin Trudeau a finalement décidé de couper les ponts avec deux ex-ministres qui affirmaient ne plus avoir confiance dans son gouvernement, mais qui prétendaient être encore des libérales. Ben non, cette position était intenable et Trudeau a expulsé Jody Wilson-Raybould et Jane Philpot du caucus libéral. De plus, elles ne pourront se présenter au nom du parti lors de l’élection d’octobre prochain. Que l’on soit d’accord ou non avec les actions des deux ministres, il est clair qu’on ne peut continuer à nuire publiquement à un parti politique et continuer d’en faire partie. Trudeau a pris la décision qui s’imposait.

Lu 310 fois Dernière modification le mardi, 09 avril 2019 21:19
Réjean Grenier

Éditorialiste

Sudbury

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