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mercredi, 13 mars 2019 14:00

Plus de jeunes, moins de problèmes?

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Lors de la soirée d'information, les participants pouvaient laisser des suggestions sous l’un des domaines que YPWGS aimerait influencer. Lors de la soirée d'information, les participants pouvaient laisser des suggestions sous l’un des domaines que YPWGS aimerait influencer. Photo : Julien Cayouette
Grand Sudbury — Un nouveau groupe d’engagement communautaire a vu le jour au cours de la dernière année dans le Grand Sudbury : Young people who give a sh*t (YPWGS). Si le nom semble provocateur, c’est plutôt la façon que ses membres fondateurs, un groupe d’amis dans la vingtaine, ont choisi pour attirer l’attention des plus jeunes qui ont la réputation de ne pas s’intéresser à leur communauté.

Le groupe vise surtout à recruter des gens entre 20 et 40 ans, mais «ne refusera pas les jeunes de cœur». Leur idée est d’augmenter la présence de cette tranche d’âge dans diverses sphères de la société sudburoise. On vise la politique oui, mais aussi les comités, les conseils d’administration, les sondages en ligne, le vote, etc.

Le nom anglophone cache également un noyau de fondateurs en grande partie francophone et bilingue. L’une des membres fondatrices, Janik Guy, raconte que leur gout d’agir est né de leur incrédulité face à ce qui se passait à Sudbury et qui éloignait la ville de leurs valeurs.


Photo : Julien Cayouette

Les membres de YPWGS ne veulent pas non plus d’une structure trop rigide qui peut effrayer ceux qui évitent les conseils d’administration pour cette raison. Il y a un conseil d’administration qui se réunit environ une fois par mois, mais les six autres comités d’action (voir la liste) ont une structure moins fixe.

Un autre membre fondateur, Gaëtan Godin, a expliqué pendant la présentation du 27 février qu’ils ne demandent pas non plus de temps d’engagement minimum. Ils invitent simplement les gens à offrir ce qu’ils peuvent offrir dans le domaine qui les intéresse. L’important, c’est de garder une atmosphère conviviale et agréable, mais tout en faisant avancer les objectifs.

La première action de YPWGS a été la production d’un questionnaire remis à tous les candidats de l’élection municipale du Grand Sudbury en 2018 — et dont les résultats sont encore disponibles sur leur site web whogiveasht.ca. Ils n’ont pas arrêté depuis, mais cherchent surtout en ce moment à recruter de nouveaux membres afin de pouvoir en faire plus. C’était d’ailleurs l’objectif de leur première rencontre publique le 27 février, à laquelle ils avaient invité Amanda Kingsley Malo à livrer un discours pour motiver l’engagement.

Ultimement, ils espèrent prouver que les jeunes ne sont pas inactifs dans le Grand Sudbury.

Les six domaines visés par YPWGS
  • Santé mentale et bienêtre : appuyer les organismes en place et accroitre la sensibilisation au sujet des sites d’injections supervisées et le sans-abrisme;
  • Politique : encourager les jeunes à voter et à s’engager dans les débats et auprès des politiciens afin de créer un milieu plus propice à leur épanouissement;
  • Embellissement public : conserver ce qui reste comme vieux bâtiments à Sudbury et poursuivre les efforts de développement architectural et de création d’espaces publics;
  • Transports : améliorer la circulation de tous types de moyens de transport dans un système sécuritaire, inclusif et efficace;
  • Vie urbaine : augmenter la densité de la population dans tous les centres-villes du Grand Sudbury et créer des milieux où il fait bon vivre sans avoir à se déplacer en voiture;
  • Croissance économique : stabiliser l’économie locale en encourageant l’innovation, le tourisme et un approvisionnement alimentaire éthique.


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Lu 406 fois Dernière modification le mardi, 12 mars 2019 15:44
Julien Cayouette

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