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jeudi, 07 février 2019 10:44

De l’exil à la légèreté

Écrit par 
Pierre-Guy Blanchard, Luc LeBlanc et Christian Essiambre Pierre-Guy Blanchard, Luc LeBlanc et Christian Essiambre Photo : Louis-Philippe Chiasson
Sudbury — Après Christian Essiambre et Pierre-Guy Blanchard, se sera au tour de l’Acadien Luc LeBlanc de dévoiler sa vie et ses états d’âme aux spectateurs du Théâtre du Nouvel-Ontario. La pièce L’incroyable légèreté de Luc L. est le troisième tableau d’un triptyque lancé en 2013 par Christian Essiambre et Les trois exils de Christian E.

À l’image des exils et de la deuxième partie, Le long voyage de Pierre-Guy B., la nouvelle pièce présente certaines aventures parmi les plus surprenantes du personnage principal tout en offrant une introspection sur sa vie. Cette introspection est en partie menée et partagée par ses deux amis qui sont sur scène avec lui.

Christian Essiambre raconte que c’est en écrivant son histoire avec l’instigateur du projet, le metteur en scène Philippe Soldevila, qu’ils se sont aperçus que son histoire n’était pas la seule qui valait la peine d’être racontée. Le nom de Luc LeBlanc est apparu rapidement sur la liste, même si Pierre-Guy Blanchard est passé en premier.

Par contre, L’incroyable légèreté a été un défi particulier selon M. Essiambre. «Je ne sais pas si les gars vont être d’accord avec moi, mais ça a été la pièce la plus difficile à créer. Avec juste moi et Philippe [Soldevila], on se lançait la balle à deux. À trois, c’était déjà quelque chose. Là, à quatre [tous avec nos personnalités fortes], on commence à s’embarquer dans un comité.»

«Des histoires ont en a en masse, poursuit M. Essiambre. Le plus difficile, c’est de choisir lesquelles on va mettre dans le spectacle. On s’est beaucoup posé la question : “Est-ce qu’on raconte juste l’histoire de Luc et on oublie le procédé du Long voyage où il y avait un petit peu de Christian.”»

Finalement, ils ont opté pour une structure similaire à la deuxième pièce. Ainsi, les deux premiers personnages ont un peu leur propre petite histoire sur scène, tout en faisant partie intégrante de la vie du nouveau venu et qui est davantage le centre d’attention.

M. Essiambre se dit particulièrement heureux d’avoir pu enfin travailler sur un projet du genre avec son ami de longue date, celui qui l’a poussé vers le théâtre. «L’idée c’était aussi un peu de vouloir redonner à quelqu’un qui m’a tant donné. De vivre un processus de création pendant trois ans, de mettre son cœur et ses tripes sur la scène, je trouvais que c’était quelque chose qu’il ne pouvait pas passer à côté au moins une fois dans sa vie.»

La mise en scène reste similaire, sans décor, un peu comme un conte. «On s’est rendu compte avec le temps qu’en Acadie, c’est une de nos forces, le conte. On raconte des histoires et on fait naitre des images avec la parole», avance le comédien.

Les spectateurs, surtout ceux qui ont vu les deux premières pièces, peuvent s’attendre à retrouver la «vérité crue» du Long voyage et le côté comique des Trois exils.

Se mettre à nu

Les trois histoires ont la particularité d’être des «fictions biographiques», parce que les histoires racontées sont inspirées de la vie des comédiens. C’est une chose de jouer une œuvre de fiction viscérale devant public, c’en est une autre d’étaler sa propre vie et ses insécurités.

Si M. Essiambre admet être un livre ouvert, il se souvient qu’il avait surtout voulu confirmer avec sa famille et ses amis s’il avait leur permission de les inclure dans l’histoire. Même chose pour M. Blanchard «qui était prêt à aller dans les zones plus sombres de son être».

«Pour Luc, ç’a pris un peu plus de travail. C’est quand même une figure connue en Acadie et il y a des choses qu’il ne savait pas trop au début si ça lui tentait de mettre ça au grand jour. On a respecté ça et on est allé dans d’autres endroits. Mais ça reste un processus qui n’est pas évident, de se mettre à nu, sur scène», poursuit M. Essiambre.

N’empêche, le processus les a tous transformés, les uns après les autres.

La coproduction du Théâtre Sortie de secours et du Théâtre de l’Escaouette sera présentée au TNO du 14 au 16 février.

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Lu 508 fois Dernière modification le jeudi, 07 février 2019 14:12
Julien Cayouette

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