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mercredi, 10 juillet 2013 10:12

C’est parti!

Écrit par 
C’est parti! Photo : Andréanne Joly

Kapuskasing — Les trois ont l’intention de rester dans le Nord et n’ont pas envie d’être soumis à des horaires de travail fixes et à des salaires dérisoires. C’est ainsi que Gabrielle, Jérémie et Emmanuel Nadeau ont décidé de se lancer en apiculture et de mettre sur pied les Ruchers du Nord. «On est tous à l’université, donc on n’est pas riches, explique le benjamin de la famille, Emmanuel Nadeau. On pense à long terme, mais on veut aussi faire des gains.» Pour ce faire, pas question d’aller servir du café à la chaine. Depuis quelques années, ils géraient quatre ruches et lisaient abondamment sur les abeilles. Alors, Jérémie et Emmanuel Nadeau cultivaient un potager. Semer, préparer, entretenir, cultiver, récolter, livrer leurs légumes : le travail était très exigeant. «Avec une subvention du Fonds du patrimoine du Nord de l’Ontario, ça valait vraiment la peine de se lancer dans l’apiculture», plaident-ils. À l’automne, ils ont communiqué avec un fournisseur d’Owen Sound et ont commandé 100 ruches. Au cœur de l’été, ils géreront quelque 6 millions de butineuses. Gabrielle Nadeau indique que si la moyenne veut qu’une ruche produise 100 livres de miel par année, les conditions sont particulièrement bonnes dans le Nord. Déjà, une expérience menée à la ferme de recherche de Kapuskasing avait permis de produire 225 livres de miel par ruche. Les jeunes entrepreneurs de 19 à 23 ans s’attendent donc à produire cinq tonnes de miel cette année. Cette superproduction est attribuable à l’importante période d’ensoleillement et à l’absence de parasites, résultat de la quantité minime de ruches dans la région. L’apicultrice est optimiste. Le miel des Ruchers du Nord est pour le moment destiné au marché local, notamment au Marché des fermiers. Mais les jeunes entrepreneurs ont approché le supermarché local, le Loblaws, pour savoir s’il serait possible d’avoir un espace sur les tablettes et la réponse semblait positive. En plus, les expériences vont rondement au domicile des Nadeau. Bonbons, chandelles… Éventuellement, Gabrielle Nadeau, qui étudie en droit, espère faire de l’apiculture une occupation à plein temps et ouvrir une boutique de produits dérivés. Son frère Jérémie, pour sa part, s’intéresse à la production d’hydromel et à d’autres produits comme la propolis, une matière que les abeilles produisent pour colmater les brèches dans les ruches et qui aurait des vertus médicinales. Emmanuel Nadeau, qui s’intéresse particulièrement à la santé des abeilles, veillera sur les cinq ilots de ruches dispersées de Harty à Kitigan, pendant que ses aînés termineront leurs études universitaires à l’extérieur. «Je suis ouvert aux possibilités, lance-t-il. Je sais que ma job d’été est meilleure que celle des autres», dit-il, amusé. Les frères et la sœur espèrent aussi doubler le nombre de ruches l’an prochain et atteindre, à long terme, le millier.

Lu 1855 fois Dernière modification le mercredi, 10 juillet 2013 10:16
Andréanne Joly

Correspondante

Kapuskasing

andreanne.joly@levoyageur.ca

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