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jeudi, 10 janvier 2019 14:00

Un rapport mis à l’épreuve rapidement

Écrit par 
Ontario — Le 12 novembre était publié le rapport 10 façons de ne pas intéresser les gens à la politique de la francophonie de l’Ontario. Ironiquement, trois jours plus tard, le gouvernement conservateur ontarien donnait la preuve aux auteurs du rapport, et à tout le Canada, qu’ils avaient vu juste.

10 façons a fait le tour des médias à sa sortie, mais on l’a rapidement oublié après le 15 novembre. Pourtant, d’après l’un de ses auteurs, la crise linguistique provoquée par le gouvernement de Doug Ford a parfaitement démontré la pertinence de leur travail. «Je pense que toutes les décisions qui ont été prises en fait de coupures par le gouvernement Ford appuyaient complètement ces 10 choses qu’on ne devait pas faire», note l’agent de développement - Région de l’Est du Conseil de la Coopération de l’Ontario (CCO), Dènik Dorval.

«La réponse des francophones par la résistance était une belle mobilisation qui répondait justement au contraire de ces dix points». Par exemple, les manifestations du 1er décembre ont bien contredit le point 9 qui affirme que les francophones sont fatigués de se battre.

Si le rapport devait principalement servir à analyser ce qui se passait à l’intérieur de la francophonie pour qu’elle reste sur ses gardes, la crise a également rappelé que les choses à ne pas faire pouvaient également venir de l’extérieur de la communauté.

Le rapport contient des pistes de solution pour chacun des points et plusieurs de celles-ci «ont été bien représentées dans le mouvement», constate M. Dorval.

Il s’agit aussi d’un guide pour la suite des choses, croit-il, pour que le mouvement de contestation se poursuive et fonctionne. Dans le cas de l’Université de l’Ontario français, il insiste sur l’importance du point 10, qui encourage la recherche de nouvelles idées et façon de faire, ou dans ce cas, de financer.

Tout est dans le timing

M. Dorval a travaillé sur le rapport avec Anthony Miron, coordonnateur à la recherche au Centre régional de recherche et d’intervention en développement économique et communautaire (CRRIDEC), et Isabelle Chouinard-Roy, coordonnatrice à la recherche au CRRIDEC.

Le rapport a été produit à partir d’une consultation effectuée dans le cadre du congrès annuel de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario en octobre. Ils ont en fait été inspirés par le livre 13 façons de tuer sa communauté (13 Ways to kill your community) (2010).

S’ils ont eu l’idée avant l’intervention de Denise Bombardier à l’émission Tout le monde en parle qui a enflammé la communauté francophone, celle-ci leur a permis d’attirer plusieurs participants et de s’en servir pour alimenter les discussions.

Le ton négatif ironique a également été réfléchi afin d’attirer plus l’attention lors du congrès et «obtenir des réactions plus directes et plus honnêtes».

Dans le mile



À la seule lecture des 10 points du rapport (image), on peut rapidement voir des liens apparaitre avec ce qui s’est déroulé le 15 novembre et par la suite. Par exemple, l’annonce a permis de faire ce que le point 2 suggère : parler des francophones dans les médias français et anglais. Les Québécois est les anglophones n’ont jamais été autant au courant de l’existence des canadiens-français.

Autre exemple, dans les Pistes d’amélioration des points 6 et 9, on retrouve : «Se regrouper : l’union fait la force», démontrée par les rassemblements du 1er décembre.

La crise a également fait remonter à la surface des débats autour des points 1, 7 et 8.

Le rapport peut toujours être téléchargé au www.cco.coop.

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Lu 534 fois Dernière modification le mercredi, 09 janvier 2019 10:47
Julien Cayouette

Directeur de l'information

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