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vendredi, 09 novembre 2018 15:00

Institut franco-ontarien : Un vent de renouveau

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Serge Miville livre son hommage à Gaétan Gervais, un des cocréateurs de l’IFO. Serge Miville livre son hommage à Gaétan Gervais, un des cocréateurs de l’IFO. Photo : Julien Cayouette
Sudbury — Après un «creux» en raison d’un manque de financement, l’Institut franco-ontarien (IFO) reprend tranquillement et de façon plus soutenue ses activités de promotion de la recherche sur la francophonie ontarienne. Une nouvelle génération commence aussi à prendre sa place au sein du directoire.

Alors que des membres de longue date annoncent leur départ, comme Julie Boissonneault et Rachid Bagaoui, de jeunes chercheuses se sont avancées pour les remplacer lors de l’assemblée générale annuelle du mercredi 24 octobre, dont Lianne Pelletier et Valérie Raymond.

«Je vois un intérêt renouvelé en raison du nombre de personnes qui se sont proposées pour être au directoire», avance le président de l’IFO, le sociologue Donald Dennie, également un des membres fondateurs. «Je sens un nouveau dynamisme grâce aux jeunes qui s’embarquent.» La tâche est ardue pour ce genre d’organisme, qui doit souvent fonctionner uniquement grâce au bénévolat de son conseil d’administration ou de son comité de direction. Le président était toutefois heureux d’annoncer qu’une demande de financement avait été déposée récemment.

Alors que des champs d’études comme la santé et les Premières Nations prennent de plus en plus de place, est-ce que l’étude de l’Ontario français a encore sa place? M. Dennie croit que oui. «On est parti avec des domaines très généraux. Maintenant, les gens se spécialisent dans des domaines très précis. Avec la prolifération des centres de recherche», les sujets deviennent de plus en plus précis.

Ainsi, M. Denis n’exclut pas des partenariats ou des rapprochements pour des recherches sur la santé des francophones ou sur les Métis, par exemple.

À surveiller

D’ici quelques mois, l’IFO publiera le 43e numéro de la Revue du Nouvel-Ontario, un numéro anniversaire, puisqu’il paraitra 40 ans après le premier numéro. Ce sera également le dernier numéro dirigé par la professeure titulaire en études françaises de l’Université Laurentienne, Julie Boissonneault. Ce numéro, le plus gros jamais produit, a également été codirigé par Donald Dennie, directeur du tout premier numéro.

Le 28 novembre, l’Institut tiendra une conférence avec l’autrice et poète originaire de Fauquier, Sonia Lamontagne. D’autres évènements sont au stade de la planification.

Hommage bien senti

Les membres de l’IFO ne pouvaient passer sous silence le décès de Gaétan Gervais, un de ses fondateurs. Le professeur d’histoire de l’Université Laurentienne, Serge Miville, est celui qui a livré l’hommage.

«Gaétan nous a montré que notre “franco-ontariannité” n’est pas une barrière à l’universel. C’est pourquoi Gaétan affirmait que “L’Ontario français, c’est le nom d’un combat”. Comme groupe nationalitaire, il est plus que la somme de ses institutions, plus que son histoire, son théâtre, sa littérature, sa culture, il plus que sa fragile économie, son réseau associatif ou son drapeau. L’Ontario français, c’est un projet que nous portons.», a rappelé M. Miville.

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Julien Cayouette

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