FacebookTwitter
jeudi, 18 octobre 2018 14:35

Élections Kapuskasing : Qui remplacera le maire sortant?

Écrit par 
Élections Kapuskasing : Qui remplacera le maire sortant? Photo : Andréanne Joly
Kapuskasing — Avec le départ du maire sortant, Al Spacek, les électeurs de Kapuskasing devront choisir un nouveau maire le 22 octobre parmi quatre candidats pour diriger la ville au cours des quatre prochaines années.

Le bulletin de vote de la communauté de plus de 8 000 résidents aura les noms de Vic Fournel, Gilbert Peters, Dave Plourde et Ron St-Aubin. Le Voyageur a posé les mêmes questions aux candidats portant sur les enjeux de la ville. Veuillez noter que nous n’avons pas reçu de réponses de M. Fournel.

Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter à la mairie?
G. Peters :
J’ai été un conseiller à Moonbeam pendant 8 ans avant de revenir à Kapuskasing. Avec les nombreuses personnes et les organismes qui m’ont demandé de me présenter au conseil municipal, j’ai décidé que j’avais suffisamment de temps pour le faire. Je crois que je peux faire une différence, car j’aime ma ville et les gens qui habitent ici. Je sais comment rassembler les gens en équipe pour réaliser des projets et faire demande pour des subventions.
D. Plourde : J’ai été élu au conseil municipal de Kapuskasing à l’âge de 28 ans. À ce jour, je suis le plus jeune élu et celui qui a passé le plus grand nombre d’années sur le conseil. Je voulais continuer à servir ma communauté et cette année semble être le moment idéal pour prendre de nouvelles responsabilités et assumer un plus grand leadeurship. Ayant siégé au conseil pendant 24 ans, je comprends ce qu’il faut faire pour réussir son mandat. Je sais où nous en sommes, je sais où nous étions et je sais où nous devons être. Je crois que je possède l’expérience nécessaire pour diriger une équipe qui nous mènera au succès.
R. St-Aubin : Avec la retraite du maire actuel, nous avons la possibilité d’élire un tout nouveau conseil. La politique municipale m’intéresse. J’ai de l’expérience en tant que directeur des finances et trésorier de l’ancien Conseil scolaire de district de Kapuskasing, ce qui me donne la formation nécessaire pour devenir maire. En plus, j’ai terminé mes études postsecondaires de l’Université d’Ottawa en gestion financière et d’économie.

Que comptez-vous réaliser en tant que maire?
G. Peters :
Il y a un besoin criant de réparer nos chemins et nos trottoirs. Ça prend un plan détaillé afin de réparer nos infrastructures et d’être prêt à déposer nos demandes pour des subventions lorsque le gouvernement annoncera ses programmes de financement. Pendant 20 ans, la communauté de natation a tenté de démontrer le besoin d’une nouvelle piscine municipale. Je vais tout faire pour assurer la construction d’une nouvelle piscine qui va pouvoir accueillir des compétitions majeures de natation. Mais le fardeau financier ne doit pas tomber sur le dos de nos contribuables. De plus, il faut aussi retenir nos jeunes. Le Nord de l’Ontario a la plus grande proportion de jeunes personnes éduquées qui migrent vers le sud, car nous ne pouvons pas leur offrir des emplois bien rémunérés lorsqu’ils terminent leurs études postsecondaires.
D. Plourde : Si je suis élu maire de Kapuskasing, la première chose que je ferai est de rencontrer le conseil pour élaborer un plan stratégique de quatre ans dans lequel nous définirons nos objectifs et nos priorités pour le prochain mandat. Je crois que Kapuskasing doit renforcer ses relations avec les communautés environnantes. Je souhaite m’assoir avec les communautés voisines et discuter des façons par lesquelles nous pouvons mieux nous soutenir les uns les autres, par exemple en partageant des services. En collaborant avec ces communautés, nous contribuerons à bâtir un avenir durable pour Kapuskasing et les communautés qui la soutiennent dans la région.
R. St-Aubin : En tant que maire, j’aimerais essayer de mettre en place une nouvelle stratégie pour faire les choses différemment et penser en dehors de la boite.

Quels sont les dossiers importants de la ville de Kapuskasing?
G. Peters :
Il faut revenir à la base plutôt que de prendre l’approche de grandes entreprises. La communauté d’affaires locale va s’en occuper. En tant qu’élus, nous sommes là pour offrir et améliorer des services municipaux. Nous voulons mieux utiliser l’argent des contribuables et travailler pour eux.
D. Plourde : L’un des dossiers importants à prendre en compte est le problème actuel de la formule de financement du Conseil d’administration des services sociaux du District de Cochrane (CASSDC]. Kapuskasing pourrait potentiellement verser 1,5 million $ supplémentaires pour les services du CASSDC, ce qui pourrait entrainer une augmentation des taxes de 15 %. Nous devons veiller à ce qu’une formule de financement appropriée soit établie — une formule qui n’aura pas d’impact négatif sur la base fiscale de Kapuskasing. La construction du projet Cannassist, qui doit débuter au printemps, est une excellente entreprise qui apportera de la prospérité à notre région grâce à la création d’emplois et à des taxes supplémentaire; par conséquent, nous devons mener à bien ce projet.
R. St-Aubin : Il faut un plan de cinq ans avec des couts rattachés afin d’améliorer notre infrastructure routière. Il faut de la transparence dans les décisions du conseil municipal. Il faut aussi embaucher le personnel au mérite seulement. Je crois que le gouvernement doit être responsable et honnête. Nous devons miser sur la création d’emplois et être ouverts au développement de petites entreprises à Kapuskasing. La ville a aussi besoin d’une deuxième épicerie. Enfin, je propose d’augmentés les liens entre le bureau du maire et les contribuables en favorisant des réunions communautaires.

Quels sont les enjeux de la communauté francophone?
G. Peters :
Les francophones sont bien servis à Kapuskasing, mais il y a toujours de la place pour faire des améliorations. Si une question est posée en français au conseil municipal, il faut faire l’effort pour répondre en français. L’affichage doit être dans les deux langues pour appuyer notre population vieillissante. En tant qu’ainé francophone, je vais être une voix pour nos ainés.
D. Plourde : La migration des jeunes est un problème qui touche la plupart des communautés du Nord de l’Ontario et un défi auquel Kapuskasing est actuellement confrontée. La migration des jeunes a non seulement des répercussions sur notre économie locale, mais elle constitue également un risque pour la communauté francophone du Nord de l’Ontario. De plus en plus, nous voyons nos jeunes partir après le secondaire et peu d’entre eux reviennent. Des rapports récents ont montré que la population francophone du Nord de l’Ontario diminue, ce qui présente un risque pour la culture et la langue de notre communauté. Tous les membres de la communauté, jeunes et âgés, tireraient des avantages au rétablissement des jeunes à Kapuskasing. Je pense que le nouveau conseil élu doit examiner en priorité les obstacles empêchant les jeunes de revenir et rechercher des solutions novatrices qui faciliteront leur retour. Si je suis élu, je continuerai à travailler sans relâche pour veiller à ce que l’un de nos principaux objectifs reste le développement économique et la rétention des jeunes afin que nous puissions continuer à soutenir une croissance équilibrée et à protéger notre communauté francophone.
R. St-Aubin : Je n’en vois pas beaucoup. Je préfère promouvoir ce que nous avons déjà, dont nos écoles élémentaires et secondaires, notre campus du Collège Boréal et de l’Université de Hearst, notre Centre culturel et des loisirs, notre Centre de santé francophone, notre musée et notre fête de la St-Jean. On est déjà en avance sur plusieurs autres municipalités dans le Nord.

Lu 3096 fois Dernière modification le jeudi, 18 octobre 2018 14:46
Éric Boutilier

Correspondant

North Bay et Nipissing

Sports

eric.boutilier@levoyageur.ca

Actualité du Nord

  • Une Franco-Ontarienne de Timmins est Miss Northern Ontario
    Une Franco-Ontarienne de Timmins est Miss Northern Ontario Sudbury et Timmins — Valérie Demers de Timmins, Miss South Porcupine, sort grande gagnante du concours Miss North Ontario Regional Canada Pageant 2019 qui a été présenté à Sudbury du 9 au 11 mai. Mme Demers n’est pas la seule Franco-Ontarienne…
    Ecrit le lundi, 13 mai 2019 10:10
  • Quelle est la différence entre une IP et une IA?
    Quelle est la différence entre une IP et une IA? Le médecin est loin d’être le seul professionnel de la santé qui peut vous soigner. En raison d’une pénurie de médecins il y a quelques années, le système de santé de l’Ontario a fait une plus grande place aux divers…
    Ecrit le mercredi, 08 mai 2019 15:45
  • Une femme de Timmins à la tête du futur Centre de santé
    Une femme de Timmins à la tête du futur Centre de santé Timmins — Le futur Centre de santé communautaire de Timmins a trouvé sa première directrice générale en la personne de Julie Béchard. Elle entrera en fonction le 21 mai. Mme Béchard est la directrice générale et fondatrice du Centre Passerelle…
    Ecrit le mercredi, 08 mai 2019 11:46
  • La Place des Arts a trouvé son premier directeur général
    La Place des Arts a trouvé son premier directeur général Sudbury — Léo Therrien a été choisi comme directeur général fondateur de la Place des Arts du Grand Sudbury. M. Therrien quittera donc la direction de la Maison McCulloch, qu’il dirige depuis 20 ans, et prendra les rênes de l’organisme le 15 mai.…
    Ecrit le mardi, 07 mai 2019 10:00
  • 100 ans de présence francophone à Kirkland Lake
    100 ans de présence francophone à Kirkland Lake Kirkland Lake — Les élèves et le personnel de l’École secondaire catholique Jean-Vanier ont présenté une soirée de reconnaissance des fondateurs francophones qui se sont installés à Kirkland Lake au début du XXe siècle. Dans le cadre du 100e anniversaire de la…
    Ecrit le jeudi, 02 mai 2019 13:00
  • Il y a plus de théâtre en français que l'on pense
    Il y a plus de théâtre en français que l'on pense Sudbury — L’École secondaire catholique l’Essor de Tecumseh repart du Festival Théâtre action en milieu scolaire (FTAMS) avec le prix Première ligne pour le meilleur texte pour leur pièce Au-delà du cadre. Cependant, le jury a tenu à remettre une…
    Ecrit le mardi, 30 avril 2019 15:44
  • Une jeune franco-ontarienne regagne son souffle
    Une jeune franco-ontarienne regagne son souffle Bonfield et North Bay — Natalie Daoust, une jeune femme de 24 ans qui demeurait à Bonfield jusqu’à tout récemment, commence tranquillement à regagner ses forces à la suite d’une greffe des deux poumons. Souffrant de problèmes pulmonaires depuis quelques années,…
    Ecrit le mercredi, 24 avril 2019 14:00

RokStories

Éditorial de la semaine

Calendrier du Nord

Twitter

Member Login