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lundi, 01 octobre 2018 14:19

Allusion à une université franco-ontarienne en 1986

Écrit par  Camille Contré


L’université franco-ontarienne Le débat sur le besoin d’une université franco-ontarienne fait rage depuis plus de 30 ans. En 1986, des chercheurs se sont réunis afin d’aborder la nécessité d’une institution – religieuse ou scolaire – où les francophones pourraient s’intégrer (première page reproduite ci-dessous). En 2013, la seule éducation postsecondaire que les Franco-Ontariens pouvaient recevoir en français était offerte par les universités bilingues. La même année, à l’Université Laurentienne, on affirmait que les francophones représentaient 20 % de la population étudiante.

La création d’une Université de l’Ontario français est désormais démarrée, même si certains acteurs regrettent qu’elle n’a pas le mandat de couvrir toute la province.

L’article qui suit démontre l’intérêt de la jeunesse face à la création d’une telle institution tout en rappelant qu’il existe déjà une université francophone en Ontario depuis 1953, soit l’Université de Hearst.






Article du 3 juin 2015

Université franco-ontarienne : Un projet de loi est déposé


Alex Antonacci et Patrick Breton
Francopresse et Le Voyageur

Plus de 400 étudiants francophones de l’Ontario ont répondu la semaine dernière à la demande de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) en remplissant le formulaire d’inscription en ligne pour la création d’une université francophone en Ontario. C’était une excellente nouvelle pour la députée provinciale de Nickel Belt, France Gélinas, qui a déposé un projet de loi pour la fondation d’une telle université le 26 mai.

Le projet de loi 104, intitulé officiellement Loi de 2015 sur l’Université de l’Ontario français, a pour mission spéciale d’«offrir une gamme complète de grades et de programmes universitaires en français pour promouvoir le bienêtre linguistique, culturel, économique et social de ses diplômés». Mme Gélinas rappelle dans ce projet que le français est reconnu en tant que langue officielle en Ontario dans tout le système d’éducation. Elle insiste aussi sur le fait que la communauté franco-ontarienne est libre de gérer ses propres établissements scolaires.

La communauté franco-ontarienne compte déjà pas moins de 450 écoles élémentaires et secondaires à travers la province. Les jeunes Franco-Ontariens ont par la suite accès à un nombre limité de programmes postsecondaires, selon Mme Gélinas. «Au niveau collégial, on retrouve maintenant près de 50 % des programmes anglophones dans les collèges francophones, indique-t-elle. […] Mais au niveau universitaire, c’est 3 % des programmes anglophones qui se donnent en français à travers les différentes universités bilingues de la province.»

Pour la députée, la création d’une université de l’Ontario français est un besoin essentiel pour la communauté. «Il y a environ 50 ans, nous avons eu des écoles primaires et secondaires en français, ajoute-t-elle. Une décennie plus tard, nous avons eu nos conseils scolaires francophones. Maintenant, ça fait 20 ans que nous avons nos collèges francophones.»

Une chose est sure : les jeunes franco-ontariens qui étudient présentement dans les écoles secondaires sont engagés dans le projet. La FESFO est présentement en campagne d’inscription pour la future université francophone et les jeunes ont répondu en grand nombre à la demande d’admission, ce qui réjouit évidemment Mme Gélinas. «On sait que la demande est immense, dit-elle. Tu l’entends dans toutes les écoles francophones. Les jeunes ont présentement le choix de s’assimiler ou de s’exiler lorsqu’ils terminent leurs études secondaires.»

La demande d’admission remplie par les élèves des écoles secondaires francophones de l’Ontario s’adresse directement au ministre de la Formation des collèges et universités de l’Ontario, Reza Moridi.

Le projet se réalisera-t-il ? La position du gouvernement de l’Ontario est toujours inconnue. Le débat sur la création d’une université francophone en Ontario ne date pas d’hier. La FESFO, le Regroupement étudiant franco-ontarien et l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario sont toujours dans l’attente de la réponse du gouvernement ontarien à la suite d’une demande pour la création d’une université franco-ontarienne le 10 février dernier. C’est un dossier sur lequel Mme Gélinas travaille conjointement avec ces organismes.

Le recteur de l’Université de Hearst, Pierre Ouellet, se réjouit aussi du dépôt de ce projet de loi, tout en rappelant que son institution existe depuis longtemps. «Ce serait une deuxième université franco-ontarienne, nuance-t-il. L’Université de Hearst existe depuis 1953. Je comprends qu’on n’est pas une université franco-ontarienne dans le sens qu’on n’offre pas des services partout en Ontario. On ne se dit pas “l’Université franco-ontarienne”, mais on sait qu’on est la seule université de langue française en Ontario. On sait qu’on n’offre pas tous les programmes qu’on souhaiterait offrir et on ne les offre pas dans toutes les régions non plus. C’est une bonne nouvelle dans le sens suivant : si créer une université franco-ontarienne veut dire donner accès à plus de programmes à plus de Franco-Ontariens, personne ne peut dire que ce n’est pas une bonne nouvelle.»



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