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jeudi, 27 septembre 2018 15:00

Élections municipale : Bonfield et St-Charles

Écrit par 
Jules Gagné et Randall McLaren, candidats de Bonfield. Jules Gagné et Randall McLaren, candidats de Bonfield. Photos : Éric Boutilier
Bonfield — Un débat présenté par la Chambre de commerce de NorthBay a réuni les candidats à la mairie et aux postes de conseillers de Bonfield dans la salle paroissiale de l’Église Ste-Bernadette la semaine dernière. Les discours électoraux ont surtout tourné autour des projets économiques et de la communication entre les résidents et avec le conseil municipal.

Le maire sortant, Randall McLaren, et le conseiller Jules Gagné veulent tous deux siéger à la tête du canton au cours des quatre prochaines années. Les deux candidats se sont entre autres engagés à améliorer les lignes de communication entre le conseil municipal, le personnel et les contribuables de cette collectivité de près de 2 000 résidents. Le Voyageur a profité de ce rassemblement pour poser ses questions aux deux candidats.

Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter à la mairie?
R. McLaren : Je crois qu’il y a encore beaucoup de travaux importants à compléter. Nous avons quelques projets de développement économique intéressants, dont l’importance à ce temps d’un conseil municipal stable et expérimenté pour dialoguer avec les compagnies et les agences gouvernementales.
J. Gagné : Je me présente pour le poste de maire pour changer les affaires, pour travailler avec les gens de la municipalité, pour améliorer la communication, les chemins, le développement et pour encourager les entreprises à venir s’installer dans notre communauté.

Que comptez-vous réaliser en tant que maire?
R. McLaren : Nous avons plusieurs projets routiers d’envergure et la construction d’une scierie qui va embaucher 90 travailleurs. Nous voulons certainement faire avancer ces dossiers. Il y aura certainement quelques défis à surmonter avec les agences gouvernementales, donc nous allons devoir travailler pour réaliser ces projets.
J. Gagné : Nous avons une petite communauté avec plein de potentiel. Tout le monde a à cœur d’où ils viennent. Alors nous aimerions accueillir de nouvelles personnes dans la communauté. Nous voulons tous que nos enfants puissent demeurer ici afin d’augmenter la population de la communauté. J’aimerais aussi voir plus d’inscriptions dans nos écoles.

Quels sont les dossiers importants du Canton?
R. McLaren : Nous avons plusieurs jeunes familles qui déménagent ici. Il faut trouver une façon de les intégrer dans la communauté et je crois que c’est par les réseaux sociaux. En tant que municipalité, nous avons trainé la patte un peu sur le développement d’une culture communautaire au sein de la jeunesse. Nous avons un club d’âge d’or très présent à Bonfield, ce qui facilite la communication entre les ainés. Par contre, nous avons des familles qui vivent dans différents secteurs du canton qui ont des intérêts communs, mais n’ont pas les moyens de communiquer. C’est quelque chose dont nous devons améliorer.
J. Gagné : Les enjeux principaux sont les chemins, l’entretien de la municipalité et la communication entre le conseil et les contribuables. Il y a plusieurs personnes qui ne sont pas satisfaites de la façon dont les élus et les résidents interagissent.

Quels sont les enjeux de la communauté francophone?
R. McLaren : Comme tous les francophones ailleurs, il s’agit de préserver la culture. Nous avons une école de langue française très forte ici et je suis très fier de voir autant de familles unilingues anglophones envoyer leurs enfants à notre école. Je ne suis pas bilingue et je trouve que c’est vraiment frustrant pour moi dans la société d’aujourd’hui. Je suis heureux de voir les jeunes enfants devenir bilingues plus facilement à travers l’école française.
J. Gagné : Il faut être plus ouvert aux francophones et les encourager. Nous avons une école de langue française. Il faut avoir plus d’activités pour les enfants. Ça prend plus de programmes en français pour la jeunesse et les gens pour qu’ils puissent apprendre les deux langues. Il faut une meilleure communication, un meilleur niveau d’éducation et de meilleures opportunités d’emplois pour nos jeunes.



Le développement et la prudence fiscale



St-Charles — Le bulletin de vote pour déterminer le prochain maire de St-Charles aura le nom de deux candidats expérimentés en politique municipal. Les électeurs pourront choisir entre Paul Schoppmann, le maire sortant, et Phil Bélanger, membre du conseil municipal.

Les deux candidats à la mairie ont indiqué au Voyageur qu’ils miseraient sur le développement de plusieurs projets et sur la bonne gestion du trésor public de cette municipalité de plus de 1 200 résidents à l’est de Sudbury.

Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter à la mairie?
P. Schoppmann :
Je me présente à nouveau pour la mairie de St-Charles, car le bienêtre et la croissance de ma communauté sont des aspects que j’ai à cœur. Je crois avoir démontré dans mes mandats précédents que je possède l’intégrité, l’expérience et les outils nécessaires pour continuer à bâtir une communauté vibrante. J’espère continuer de travailler avec le conseil municipal, l’administration de notre bureau, les membres de notre communauté et mes collègues des autres municipalités et villes environnantes afin d’améliorer les réalisations auxquelles ce conseil s’est déjà engagé.
P. Bélanger : Je veux être au service de ma communauté. Je veux améliorer la confiance [du public] dans les finances municipales et amener une culture de transparence à la municipalité et sur le conseil. Je veux travailler en équipe avec le conseil au bénéfice de la municipalité.

Que comptez-vous réaliser en tant que maire?
P. Schoppmann :
J’ai plusieurs objectifs en vue, si je suis réélu comme maire. Entre autres, j’aimerais voir le début de la construction du lotissement résidentiel qui se retrouve en face de notre aréna. J’aimerais aussi solliciter des services internet par fibres optiques pour tous les résidents de notre communauté et voir s’il y aurait une possibilité d’avoir une clinique sans rendez-vous ici à St-Charles.
P. Bélanger : Je veux miser sur la planification à court et à long terme. Nous allons devoir nous préparer à relever des défis à venir. Il faut augmenter nos réserves financières et profiter d’économies afin de répondre aux besoins critiques d’infrastructure. De plus, il faut faire la planification de logements qui répondent aux besoins de nos résidents et mettre en priorité l’eau, les égouts, les routes et les télécommunications.

Quels sont les dossiers importants de la Municipalité?
P. Schoppmann :
Le dossier le plus important pour notre communauté est de garder notre taux d’imposition au même niveau que le cout de vie, car la population de notre communauté n’augmente pas.
P. Bélanger : Il faut améliorer nos politiques pour soutenir la planification à long terme [y compris la politique de gestion des réserves et de la gestion des actifs]. Nous avons besoin de plus d’options de soins médicaux et dentaires locaux. Les logements doivent aussi répondre aux besoins de nos résidents.

Quels sont les enjeux de la communauté francophone?
P. Schoppmann :
Je ne crois pas qu’il y a des enjeux présentement pour les francophones de notre communauté. Les services dans la municipalité sont offerts en français lorsqu’ils sont demandés.
P. Bélanger : Notre communauté a une école et une garderie de langue française, un club d’âge d’or de langue française très actif, des services bancaires, un bureau de santé publique, un bureau de Service Ontario et des services municipaux disponibles en français. Par contre, notre municipalité devra continuer à encourager et à soutenir ces organismes qui fournissent des services en français à la communauté.

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Lu 1002 fois Dernière modification le jeudi, 27 septembre 2018 15:54
Éric Boutilier

Correspondant

North Bay et Nipissing

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eric.boutilier@levoyageur.ca

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