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vendredi, 03 août 2018 13:49

Embellissement de Primeauville

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Diane Giroux et ses petits-enfants Sydney et Hayden ont participé à la création des peintures. Cette peinture représente la «maison de bleuets». Diane Giroux et ses petits-enfants Sydney et Hayden ont participé à la création des peintures. Cette peinture représente la «maison de bleuets». Photos : Julien Cayouette
Sudbury — Une murale peinte par des résidents du petit quartier de Sudbury connu sous le nom de Primeauville a été dévoilée le jeudi 26 juillet. Cette œuvre fait partie des efforts d’embellissement qui sont en cours dans cette section du Moulin à fleur depuis quelque temps déjà.

Lors d’une première réunion au mois d’aout 2017, plusieurs résidents du quartier ont exprimé le désir de faire disparaitre le graffiti qui ornait la clôture longeant la rue Mont Adam, juste à côté de l’ancienne école Ste-Marie, maintenant occupé par Sudbury Developmental Services.

«Ça ne paraissait pas bien et on n’est pas un quartier comme ça», déclare une résidente du quartier, Diane Giroux, en référence au graffiti. Elle a participé à la création avec l’aide de ses deux petits-enfants, Sydney et Hayden. «On a un peu changé l’histoire du quartier en mettant quelque chose de plus beau.»

L’idée qui a le plus intéressé les participants a été de recréer des photos d’époques du quartier. Six photos ont été sélectionnées et le travail a débuté en juin, à raison de deux heures par semaine, sous la supervision de l’artiste Wallace Gillard. «Les gens qui passaient [pendant notre travail] ralentissaient pour dire “merci”. Même quand c’était seulement peinturé en blanc, les gens ralentissaient, parce qu’ils voyaient que quelque chose se passait», rapporte l’artiste de Copper Cliff.

Le nom du quartier, qui englobe les rues Leslie et Mountain à l’est de l’avenue Notre-Dame, juste à l’ombre de la montagne et de la tour d’eau, vient de Mgr Albini Primeau, avocat et prêtre de la paroisse Ste-Anne-des-Pins de 1902 à 1906.



Effort soutenu

La conseillère du quartier 12, Joscelyne Landry-Altmann, rappelle que le quartier revient de loin. Avec l’aide du Service de police du Grand Sudbury et de divers organismes, la Ville s’est attaquée aux problèmes de prostitution, de drogue et de violence avec l’aide de la police et de programmes existants. Elle rapporte même que les propriétaires de résidences ont emboité le pas lorsqu’ils ont vu les efforts mis de l’avant pour améliorer la vie du quartier.

«On a voulu fêter ça et le meilleur projet était d’enlever le graffiti», dit M. Landry-Altmann. Elle ajoute qu’une partie des fonds pour le projet viennent du Réseaux d'action communautaire de Sudbury.

Une signification de plus pour une résidente

Pour la résidente de longue date et historienne non officielle du Moulin à fleur, Jeannine Larcher-Lalande, deux des tableaux ont une signification supplémentaire.

L’une des images choisies représente Champion Fuels, l’entreprise que possédait son père. «Ça signale que ça a existé.» Champion Fuels fournissait le charbon pour les locomotives, entre autres.

Une deuxième montre la petite résidence communément appelée la «maison de bleuets», maison tout près de la maison de Mme Larcher-Lalande, dont elle s’est occupée pendant des années et qui a abrité les bureaux du Festival du bleuet.

La résidente a assisté aux premières rencontrent et elle souligne que les participants étaient très motivés par le projet. «Ils ont bien réussi.»


Peinture représentant l’entreprise Champion Fuels, qui a appartenu au père de Jeannine Larche-Lalande.



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Lu 1221 fois Dernière modification le vendredi, 03 août 2018 13:58
Julien Cayouette

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